The Barbarian and the Geishas

An epic tale of samurai swords, endless parties and beautiful women

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    mai 2008
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    Novice hashiriya in the touge of Mt. Kanji
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The Cold War!

Publié par Francois sur mai 17, 2008

LA GUERRE FROIDE EST REPARTIE!

Je viens de m’en rendre compte. Quel ignorant! Championnat du Monde de Hockey. Ma ville, Québec. Le Canada a battu la Suède, et la Russie la Finlande. Ce qui veut dire…

FINALE DU SIÈCLE CANADA-RUSSIE, LIVE IN QUÉBEC!!!

Et je serai pas là pour y assister….

C’est trop triste! De voir notre équipe aller à la chasse à l’ours et renvoyer les Soviets noyer leur chagrin dans la vodka!

La finale est dimanche soir, heure de Québec, ce qui donne lundi matin pour moi. Je vais donc pouvoir regarder la bataille du siècle en pay-per-view, puisque j’ai congé lundi!

GO CANADA!!!

GO CANADA!

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May may…

Publié par Francois sur mai 17, 2008

… be over quickly!

Mai cette année est juste, simplement, comme on le dirait en Anglais, “FUBAR”. C’est à dire “Fucked Up Beyond All Recognition”. Avec la Golden Week, ou, enfin, le Golden-4-Jours dont on a hérité cette année, les journées sportives de mes trois écoles et d’autres évènements random, je me retrouve à travailler la fin de semaine et en congé des journées bizzares comme jeudi ou des lundi, journées plutôt inutiles où un gars en congé se retrouve avec pas grand chose à faire.

Pour faire changement des journées d’école. Au moins, l’hystérie collective des journées sportives va bientôt être finie et on va pouvoir commencer à travailler pour vrai. En bout de ligne, on va seulement avoir perdu un mois et demi d’école. Ensuite, ils se demandent pourquoi ils ont besoin de 220 jours pour boucler leur programme scolaire ici.

Oh well.

J’étudie pendant la journée et je joue à Gran Turismo 5 le soir. C’est du crack dans un BD (Blu-ray Disc), et une fois embarqué dans le mode online c’est dur d’arrêter. Je suis en train de me défaire les mains à faire tourner ma Lan-Evo X sur l’ovale de Daytona et au Mt. Fuji, mais c’est du pur plaisir, et j’ai hâte d’avoir amassé assez de crédits pour me payer la voiture ultime du jeu, la Ferrari F2007 (c’est à dire, la Formule 1). Ça me travaille passablement le Japonais de faire les réglages sur ma voiture, mais bon, je suis pas tellement bon en mécanique alors j’y vais avec méthode de “bon, on va mettre ce réglage-là au maximum, voir ce que ca fait, et on avisera après les accidents”.

Vous aurez compris, je ne suis pas tellement content de travailler un samedi. Je ne serai pas tellement content de travailler demain non plus, remarquez bien. En plus que je vais manquer le dîner d’adieu de mon amie Yuko qui s’en va pour trois mois aux États-Unis la semaine prochaine. En fait, j’ai plus hâte de revenir sur un cycle “normal” de semaines de 5 jours et de fins de semaines de 2 jours. Je sais, j’ai déjà fait des horaires pires que ça quand je travaillais à temps partiel, mais bon, je travaille dans une école maintenant.

Oh well. (again)

Au moins, j’emmagasine des journées de congé qui, si elles ne sont pas vraiment “gratuites” (parce qu’il faut que je travaille la fin de semaine pour les avoir), elles ont tout de même l’avantage de pouvoir être placées à ma guise. Entre autres, ce mercredi il y a un évènement dans quelques night clubs de la ville et ça devrait une bonne occasion d’aller prendre une brosse avec Hiroshi, Kei, Saemi et ma gang d’universitaires Japonais.

Bon, je vais aller étudier maintenant. J’avais pris un léger break d’étude mais je suis reparti sur un bon rythme et ça progresse plutôt bien. Les kanjis se refusent toujours à rester dans ma tête mais je ne m’en fais plus avec ça. S’ils ne veulent pas rester dans ma mémoire, ben c’est eux les pires!

Bonne fin de journée!

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Monday, Monday…

Publié par Francois sur mai 12, 2008

Qui aime les lundis?

Personne.

Pourtant, ce n’est pas que j’aie eu de la difficulté à me lever ce matin, mais quand même. C’est sûr qu’on bon meeting du matin de mon école secondaire ça aide à vous faire avoir hâte (déjà) à la fin de semaine prochaine.

Le seul problème, c’est que je travaille samedi et dimanche la semaine prochaine.

Bien sûr, comme le veut la coutume ici, comme je dois travailler deux jours de fin de semaine, j’ai droit à deux jours de “congés compensatoires”.

Je suis donc en congé jeudi de cette semaine et lundi de la semaine prochaine.

Je fais quoi avec ça moi, un jeudi de congé?

Avouez que c’est quand même poche, un jeudi de congé à la place d’une vraie fin de semaine. Enfin, je vais probablement dormir toute la fin de semaine au travail alors ça ne change pas grand chose en bout de ligne.

Sinon, ce samedi on s’est fait un barbecue (japonais) chez Erika, ce qui était sympathique excepté pour la présence d’un horrible chat dans son minuscule appartement. Les médicaments ont été sans effet, et même si j’ai déjà été plus amoché par mon allergie, c’était quand même devenu pénible au bout de quelques heures. Je n’y pige rien. Je vais chez les Yoshida qui ont un énorme et vieux chat aux poils longs qui en étend partout et je peux endurer assez longtemps sans devenir malade. Je vais chez Erika et elle a un minuscule chat aux poils ras (et pas de boules de poil dans la maison), et je me sens comme si on m’avait fait fumer deux paquets de cigarettes en dix minutes.

C’est pas mal tout je crois. J’ai fini par trouver comment regarder le championnat du monde de hockey sur le net (rien de compliqué, vraiment), mais c’est pas mal cher alors je crois que je vais m’en tenir aux finales.

Bonne fin de journée!

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Feel my Pain!

Publié par Francois sur mai 9, 2008

J’en ai ma claque de travailler dans le système scolaire Japonais pour un certain nombre de raisons. Vous connaissez déjà plusieurs d’entre elles et vous pouvez probablement deviner la plupart d’entre elles.

C’est, il va s’en dire, très frustrant pour moi d’être toujours traité en junior et en second violon dans les cours d’Anglais. J’ai été spécifiquement engagé parce que je suis un Anglophone natif (bon OK, pas 100% dans mon cas mais on ne reviendra pas là-dessus) et qu’en cet état je possède des qualités et des capacités que les professeurs d’Anglais indigènes n’ont pas. À savoir, la capacité, simple et basique, de parler et de comprendre la langue Anglaise.

Mais essayez de faire comprendre à un professeur Japonais que, tout spécialiste de l’Anglais qu’il soit, il en connait moins que l’étranger qui lui, a son existence en tant qu’Anglophone derrière lui. C’est difficile, et même si on fait abstraction du complexe de supériorité inhérent à tout Japonais, il faut quand même se rappeler que ces gens-là ont probablement commencé à étudier l’Anglais avant même que je sois né. Ils l’ont mal étudié, mais ils l’ont étudié quand même. Et puis, ils ne le savent pas, ça.

J’ai eu un flash d’inspiration diabolique.

Pour leur faire comprendre à quel point c’est frustrant de voir un incompétent enseigner notre langue maternelle avec ses méthodes archaïques tout en laissant de côté une ressource inestimable (et fort coûteuse) qui lui permettrait d’améliorer ses cours de 100% (wow, c’était long comme explication), j’ai pensé que je pourrais organiser, dans un des séminaires ou les ALT et les profs d’Anglais de la préfecture se réunissent à chaque année, une classe de Japonais ou moi et un “ALT” Japonais natif enseigneraient le Japonais de la même façon que les profs d’Anglais Japonais enseignent l’Anglais ici. C’est à dire en parlant Anglais 97% du temps du cours, en faisant incessamment répéter les élèves, en utilisant mon ALT comme une enregistreuse, en cassant mon Japonais le plus possible, en enseignant des “règles” qui n’existent pas vraiment, en montrant à écrire le Japonais “en style Anglais” (oui, parce que dans les cours d’Anglais ici on enseigne aux kids à écrire l’Anglais en “style Japonais”). Ajoutez au tout une ou deux blagues/commentaires racistes semi-involontaires pour obtenir un “reflet” Japonais parfait des classes d’Anglais que nous endurons à chaque jour ici. C’est peut être une long shot, mais je pense que ca pourrait vraiment montrer à nos collègues Japonais à quel point la façon dont ils nous traitent est condescendante, insultante, ainsi qu’à quel point leurs cours sont inefficaces.

Je pense que ça peut être bon, et je vais tenter de répendre l’idée. Mais ce n’est pas demain la veille, tout celà est dans un bout et je vais peut-être avoir d’autres idées démoniaques d’ici là.

Je vous conte ma Golden semaine-de-4-jours dans le prochain post, c’est promis.

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Peu importe…

Publié par Francois sur mai 7, 2008

… qu’on finisse par me donner raison. Je n’ai que trop raison.

Ce bon vieux Nietzsche.

Vous m’entendez (ou plutôt me lisez, mais bon, pardonnez l’image) souvent me plaindre, chialer, et me moquer des inefficacités et des idiosyncraties inutiles et mauvaises des écoles et du système scolaire Japonais.

Vous pensez probablement qu’il ne s’agit la que d’un exutoire pour un jeune nouveau professionnel qui trouve son travail difficile et peu gratifiant par endroits.

Vous avez peut-être raison.

Mais moi aussi!

Les écoles Japonaises sont inefficaces, et par leur entêtement à s’en tenir à la tradition et à s’occuper de tout sauf de l’entraînement académique en tant que tel, produisent des élèves dont les résultats dans les tests de l’OCDE concernant l’éducation sont en chute libre.

Ce n’est rien de nouveau, c’est une situation bien connue depuis plusieurs années et les statistiques de l’OCDE sont facilement accessibles. La “puissance académique” du Japon (traduction directe du Japonais “gakuryoku” gaku (étude) ryoku (force)), est faible, et va en descendant.

Je suis sûr que celà va en surprendre quelques uns. Le Japon est censé être un Eldorado pour l’éducation, ou les étudiants sont des machines à apprendre sans peur, sans reproche et sans pitié.

http://pisacountry.acer.edu.au/

Regardez par vous mêmes. Le Canada est devant le Japon dans presque tous les domaines, et pas seulement de quelques demi-pourcents. Et au Canada, personne ne va au juku!

Ce qui est nouveau, c’est qu’abandonnant le réflexe tout Japonais d’ignorer l’éléphant la minute que celui-ci se soit pointé le nez dans la pièce, un des profs vient de mentionner exactement ce que je viens vous écrire.

J’adore avoir raison comme ça.

Je vous raconte ma Golden Week dans un autre post, je me sentirais mal d’écrire ce genre de choses alors que je suis encore au travail.

Bonne fin de jourd’hui!

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Morning Meeting Blues

Publié par Francois sur mai 1, 2008

Je viens d’avoir deux ans. Je devrais donc être habitué aux idiosyncraties stupides et décourageantes associées à mon emploi dans une école Japonaise. Il n’en est rien. Si ça se trouve, ces idioties, ces “on le sait que c’est stupide mais on le fait quand même avec fierté parce que c’est Japonais”, me pompent de plus en plus d’air au fur et à mesure que mon Japonais s’améliore.

Bref, peu importe si j’ai envie ou pas d’aller travailler à l’école un matin donné, il y a invariablement un meeting matinal pour me la faire passer, l’envie de travailler. J’en ai ma claque d’entendre les profs déblatérer poliement sur des trucs qui ne sont pas de leurs affaires. Aujourd’hui, un prof “mettait en garde” tout le monde sur le fait que certains élèves n’étaient pas assez prudents à leur goût. Ça a discuté pendant un bon 15 minutes avant que le directeur ne s’aventure à dire “Est-ce que ça ne serait pas aux parents à s’occuper de ça? Nous on fait notre job de prof, laissons les parents faire leur job de parents!”

Sans effet. Mr. Prof Discussion-Comité commence a dire que c’est bien tout ça mais qu’il faudrait quand même en parler aux élèves pendant une heure après l’école aujourd’hui et que… Je ne sais pas ce qu’il à dit après, j’avais parti ma musique. J’en avais eu assez et je n’allais pas laisser ce stupide meeting gâcher le reste de mon début de journée.

Les Japonais ne sont pas tous vieux, poussiéreux et stupides. Ce qui me décourage, c’est que ces Japonais non-vieux, non-stupides et non-poussiéreux se ferment et laissent les Japonais vieux, stupides et poussiéreux mener leur monde. C’est de même dans toutes les sphères, dans ma petite école de campagne comme dans les plus hauts cercles de la politique Japonaise.

Comme je le dis souvent, si j’étais moi-même Japonais, je n’aurais qu’une envie, c’est de déménager. Je ne pourrais pas faire ma vie en étant obligé d’obéir aussi strictement à tant de règles et de traditions sans fondement, juste parce que “c’est comme ça”. Maintenant comme toujours, ce qui fait que je peux m’amuser autant au Japon, c’est que je peux plier certaines règles, n’étant pas moi-même Japonais et donc libre des attentes de la société Japonaise. Les Japonais se disent “Oh, c’est un imbécile de barbare, ce n’est pas de sa faute s’il ne comprend pas les règles/idiosyncraties de la langue/culture/société Japonaise.” Je vais admettre que dans certains cas, les barbares de passage au Japon (jugeons-en par la communauté de JETs de Kumamoto…) donnent quelque fondement au racisme des Japonais (sans toutefois le rendre acceptable, remarquez-bien).

Or, ce barbare-là vous comprend, chers Japonais. Oh bien sur, la culture et la société Japonaise sont si raffinées que c’est impossible pour un barbare de la comprendre dans l’espace d’une vie. Je n’arrête pas d’entendre des orientologues, expats et autres étrangers japonophiles (et généralement pédants) dire des choses du genre. Une fois pour toutes, CE N’EST PAS VRAI! Je me souviens du discours du consul général du Japon à Montréal, il y a un peu plus d’un an de celà. “Vous croyez que la culture du Canada et celle du Japon sont très différentes. Mais vous verrez vite, j’en suis sûr, que ces différences sont, en bout de ligne, superficielles, et qu’il y a beaucoup plus de points communs entre elles que l’on pourrait l’imaginer.” Je crois qu’il avait raison.

C’est que trop souvent, les barbares confrontés à des situations invraisemblables, incompréhensibles, inacceptables ou carrément mauvaises dans la société Japonaise vont se dire eux-mêmes “Ah, c’est un mystère de la culture Japonaise, c’est différent de chez nous, et c’est comme ça.” et jeter le tout dans le panier des “différences culturelles”. Au lieu de se dire “Ca, ça fait partie de la culture Japonaise, et c’est un mauvais point de la culture Japonaise.” Je ne me lancerai pas dans le gros débat du relativisme culturel et me contenterai de dire qu’il s’agit là de l’un des grands maux de l’ère des communications dans laquelle nous vivons.

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Years go by…

Publié par Francois sur avril 28, 2008

C’était ma fête hier/il y a deux jours (dépendamment du fuseau horaire ou vous vous trouvez). J’ai maintenant deux ans!

On applaudit s’il vous plaît!

J’ai été veiller chez Shark comme à l’habitude samedi, et j’ai eu droit à une surprise fort agréable. La semaine dernière, j’avais envoyé un message à mon amie Yuko lui disant de venir faire un tour si celà lui adonnait. Je ne lui avais fait qu’une invitation semi-sérieuse, et pourtant, elle s’est non seulement pointé, mais avait également amené deux de ses amies que j’avais rencontré il y a quelque temps, et m’avait acheté un gâteau et une carte. Je ne m’y attendais vraiment pas, et c’était vraiment une belle surprise!

Ensuite, pour poursuivre les festivités associées à mon anniversaire, en fin de semaine prochaine, on va aller se promener du côté de Yatsuhiro au sud de Kumamoto pour aller faire notre pèlerinage au tout-puissant sanctuaire du Pénis. Oui, il y a un sanctuaire dédié à l’Organe sacré dans ma préfecture!

Avec tout ça, ça va faire bientôt un mois que je suis sur la go à chaque weekend. Ça coûte cher et c’est fatiguant, mais le printemps est arrivé alors il faut bien sortir de son hibernation hivernale.
Ça fait des weekends occupés mais il faut bien que je compense à quelque part pour mon manque flagrant de boulot à l’école.

Attendez!

Faut quand même que je me plaigne un peu. Le docteur. J’ai été faire réparer mon orteil la semaine dernière, et J’AI TOUJOURS un pansement sur le pied. Et l’infirmière m’a dit d’y retourner aujourd’hui. Ce qui ne me dérangerait pas, sinon que je dois sortir 320Y de mes poches à chaque fois juste pour me faire dire de revenir le lendemain. La prochaine fois, je pense que je vais me débrouiller seul avec une bouteille de scotch et une paire de cutters et en me serrant les dents.

Je suis également sur le point de passer au travers de Ryu ga Gotoku Kenzan!, un jeu de PS3 très “story-driven” (ou l’histoire et les dialogues sont très importants), “all-in-Japanese”. J’ai récemment mis la main sur un synopsis de l’histoire du jeu en Anglais et je suis plutôt fier de pouvoir dire que j’avais pas mal compris toute l’histoire, moins quelques détails. Les jeux plus “cérébraux” avec beaucoup de texte et de dialogues comme ça sont vraiment bons pour pratiquer la langue. Ça fait pratiquer l’écoute et la lecture en même temps et on a même pas l’impression d’étudier. Je crois que je vais ensuite m’attaquer à “Senjou no Valkyria”, un jeu de stratégie sur PS3 dont les graphiques uniques ressemblent à de l’aquarelle vivante.

Bref, du haut de mes deux ans, je vais toujours bien, et je vous souhaite une bonne nuit!

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It only hurts when I read…

Publié par Francois sur avril 23, 2008

Hier, il a fallu que j’aille à l’hôpital pour me faire soigner (une nouvelle fois) un ongle incarné sur l’orteil droit. Maintenant que je connais la procédure, ça ne me fait pas tellement peur. Je m’étais amené un livre pour lire. Un excellent livre que j’ai acheté à Fukuoka, intitulé “Confessions of a Yakuza”. Comme le titre l’indique, c’est l’histoire d’un yakuza à la retraite qui raconte ses mémoires à son docteur. J’étais dans un passage très intéressant alors j’ai continué à lire même pendant l’opération sur mon orteil. Mais au moment ou il a sorti ses aiguilles pour m’engourdir, débutait un passage du livre ou le yakuza décrit le traitement de la syphilis dans un hôpital Japonais du début des années 1920. Ca implique des couteaux, des cris, et pas d’anesthésiant. Disons que ça ne m’a pas facilité la tâche d’endurer les aiguilles et le ciseau. Mais je m’en suis sorti et, si on exclut mon cognage d’orteil sur ma patte de table, ça ne fait plus mal.

Juste ça.

Bonne journée!

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False news travel fast… but wait, these are real?

Publié par Francois sur avril 22, 2008

Ce matin comme à l’habitude, je prends mon 10 minutes pour lire mes nouvelles sur internet. J’ai plusieurs sites que je consulte sur une base régulière (et dont vous pouvez voir les RSS sur mon site, en passant). Les gens cultivés vous diront que parmi ces sites, seul celui de la BBC est vraiment fiable (le National Post étant un méchant journal de droite qui mange des enfants pour déjeuner et le Japan Times étant irrémédiablement biaisé parce qu’il ose être honnête sur les divers vices de la société Japonaise). Personnellement, je pense que la BBC est une source bien faite et documentée, mais qui a le défaut d’être Européenne et donc intrinsèquement anti-Nouveau-Monde et légèrement gauchiste.

Mais il ne faut pas dire ca. Chez les gens qui “s’informent” sur l’international, la BBC est le be-all end-all, le Koran des nouvelles internationales. C’est discutable, mais bon. Il y a deux histoires ce matin qui ont capté mon attention. Pas dans le bon sens malheureusement. Comme c’est l’habitude, la BBC accorde de l’importance (trop) à des visions extrémistes (généralement anti-occidentales).

La première histoire parle d’un groupe de “scientifiques” islamistes (c’est ce qu’on appelle un oxymore) qui propose que le monde cesse d’utiliser l’heure de Greenwich comme standard et utilise plutôt l’heure de la Mecque comme point de référence. Et ils citent des passages du Koran comme étant des preuves irréfutables que la Mecque est bien le point central de la planète et que anyway tout ça est la volonté d’Allah et donc tellement évident.

Pourquoi est-ce que les musulmans font autant d’efforts pour se faire haïr?

Ce qui est triste, c’est qu’il va sûrement sortir une bande de professeurs d’université et d’intellectuels occidentaux non-musulmans qui vont sauter sur l’occasion et supporter cette idée, juste parce qu’il s’agit là d’un nouveau front encore inexploré dans leur guerre auto-destructrice contre les méchantes valeurs occidentales.

L’autre histoire qui a malheureusement attiré mon attention concerne le dictateur *oups* je voulais dire président de la Bolivie Evo Morales qui affirme que “On doit se débarasser du capitalisme si on veut sauver la planète.”

*GRANDE RESPIRATION*

OK, par ou je commence. Trois points qui réduisent mon espérance de vie ici.

L’Amérique Latine. Les champions mondiaux (suivis de près par l’Afrique) dans la catégorie “Blâmons les autres pour nos problèmes”. Toujours en train de blâmer ces diaboliques Américains pour le moindre problème qui émerge chez eux. L’armée Américaine, les multi-nationales, la drogue, les coups d’état, la CIA, oh, je ne sais plus moi, les pets de George W. Bush! Je ne rentre pas dans les détails car je ne suis pas un spécialiste. Je proposerai seulement cette solution, si barbare soit-elle. Messieurs les Chavez, Castro, Morales, si nous les Occidentaux sommes si mauvais pour la prospérité de vos pays, vous êtes les bienvenus à couper le contact avec nous et à vous débrouiller seuls! Vous vous rendrez vite compte que vous vos problèmes, c’est bien plus la corruption, les gangs mafieux, les réformes pseudo-communistes et les dictateurs que vous “élisez”, problèmes qui sont tous “home-made”. Mais je diverge, là n’est pas mon premier point.

Les bio-carburants (je ne sais pas comment traduire en Français, je parle des “bio-fuels”, éthanol, etc…). D’un côté, on se plaint que les vilains occidentaux utilisent trop de combustibles fossiles et polluent notre belle planète, et de l’autre, on se plaint que l’utilisation de terres arables pour faire pousser des plantes destinées aux bio-fuels fasse monter les prix des denrées alimentaires. Mais dans les deux cas, c’est l’occident qui est blâmé, quoi qu’il fasse. Je ne me souviens plus quand, mais je me souviens d’une étude de l’ONU qui avait été publiée il y a un certain temps qui démontrait clairement que le problème à l’origine de la famine dans le monde, c’était beaucoup plus un problème de distribution et d’efficacité qu’un problème de productivité. Encore une fois, les uns qui blâment les autres pour leurs problèmes.

L’anti-capitalisme. J’en ai ma claque. Que vous soyez contre le fait que dans la vie, la poche va au plus fort, au plus rusé, à celui qui fait et qui saisit sa chance, soit. Que vous préfériez un système ou, à défaut de laisser les gens s’enrichir dans la mesure de leurs moyens, on rend arbitrairement tout le monde égal et pauvre, soit. On appelle ça la liberté de pensée et, bien que vous nous la niieriez si vous le pouviez, je vous l’accorde de bonne grâce. Mais soyez conséquents! Appliquez dans votre vie les principes que vous prônez sur vos tribunes! Voir ces apparatchiks, ces bureaucrates, ces dirigeants de pays pauvres chialer contre les vilains capitalistes qu’ils disent être la source de tous les maux de la planète alors qu’eux mêmes vivent dans une opulence éhontée… c’est l’hypocrisie la plus vulguaire qui soit. Mais ça passe comme une tonne de briques chez les médias et les citoyens bien pensants.

Mon point ici, c’est qu’on se plaignait souvent que les médias au Québec étaient tout croches, avec un biais aussi évident qu’hypocrite et des histoires mal choisies. Mais vous voyez que c’est une tendance qui affecte même les sources qui ont la meilleure des réputations.

Plus, ça fait du bien d’évacuer cette bile acide et vitriolique de droite (brr) que je garde en dedans.

Dans un autre ordre d’idées, je chiale souvent après les profs Japonais qui n’ont pas les priorités aux bonnes places et qui focusent sur les mauvaises choses, mais ce matin le prof de 3e année est en train de me faire mentir. Il vient de téléphoner chez un de ses élèves qui vient à l’école mais qui ne vient pas tout le temps à l’école (qui vient à l’école quand ça lui chante et qui ne fait pas ses examens parce qu’il est “gêné”, excuse passe-partout au Japon), et il lui dit “Hey, aujourd’hui c’est l’examen alors tu traînes tes fesses à l’école, un point c’est tout. À tantôt.” Je trouve ça bien! Enfin, de la sévérité bien placée.

Je sais pas pourquoi, mais j’ai un regain de manque de patience envers les idiosyncraties stupides des Japonais aujourd’hui. Autant il y a des journées ou ça me dérange pas, autant il y a des journées comme aujourd’hui ou j’ai juste envie de sacrer le camp pour avoir la paix de toutes ces niaiseries. C’est drôle par contre, ce sont les journées comme ça qui me motiveraient le plus à devenir moi-même prof. Pour prouver que je suis capable de faire une meilleure job tout en passant suffisamment de temps à la maison pour me souvenir du nom de ma femme et de mes enfants.

Peut-être est-ce parce que je viens de lire un article dans le Japan Times qui parle d’un nouveau concept au Japon, le Work-Life-Balance. C’est ce qu’on appellerait dans le Barbaricum (terres barbares), du gros bon sens. Dans le genre “ne pas passer sa vie au travail”, “ne pas travailler plus de 60 heures par semaine”, “passer du temps en famille”, “s’occuper et élever ses enfants”, “respecter son épouse”. C’est une mode qu’on tente de lançer au Japon mais qui ne prendra jamais, du moins, tant que la génération présente sera en contrôle. Les Japonais n’en veulent pas, de cette vie saine, sans stress ou on fait autre chose que ce que le boss dit. Prenez seulement comme exemple les congés parentaux. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la loi permet aux pères de prendre des congés de paternité pour s’occuper de leur nouveau-né, supporter leurs épouses, bref, pour être père. Ce qui est normal. Pourtant, seuls 0.5% des nouveaux pères Japonais se prévalent de ce droit. Triste. Mais encore une fois, ce qui est rassurant c’est que la nouvelle génération commence à se doter de deux traits absents chez la génération courante: l’indépendance et le gros bon sens.

Ah, j’aurais tellement plus de chialage à faire sur ce qui ne va pas et me fait rager au Japon. J’en jasais avec Mme Hwang (= ma maman Coréenne) qui s’inquiétait pour le futur de ses enfants qui doivent subir l’école publique Japonaise. D’entendre une Coréenne (ou la tradition et le respect des aînés sont pourtant fort bien ancrés), se plaindre qu’au Japon “le clou qui dépasse se fait tout le temps taper dessus”, ça m’a rendu triste, pour elle et ses deux jeunes pleins de potentiel, mais ça m’a réconforté, de savoir que je ne suis finalement pas si fou que ça et que d’autres pensent comme moi. Ça l’a fait bien rire quand je lui ai expliqué que j’étais le clou qui dépassait, que je me suis fait taper dessus tout le long de mon secondaire, et que grâce à tous ceux qui lui ont tapé dessus, le clou il avait maintenant la couenne dure et qu’il était devenu plus fort que tous les autres clous, et plus rapidement. En tout cas, on ne lui reprochera pas à elle de ne pas se soucier de l’éducation de ses enfants. Elle me demande toujours comment son fils progresse, et si il apprend bien et tout. “Madame, que je dis, votre fils de huit ans a probablement une meilleure commande de l’Anglais que la majorité des professeurs qui enseignent au niveau secondaire ici.” Et je ne faisais pas de flatteries, j’étais sérieux.

Ah, ça fait un post assez décousu tout ça, mais bon, il y avait plein de petites choses par-ci par-là qu’il fallait que j’évacue, et ça fait toujours plaisir.

Bonne fin de journée!

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Fukuoka Nights

Publié par Francois sur avril 21, 2008

Comme je vous le disais plus tôt, je suis allé faire un tour du côté de Fukuoka mardi et mercredi dernier pour aller voir HIGH and MIGHTY COLOR. Je vous ai déjà donné mes impressions sur le spectacle, mais j’ai eu quand même l’occasion de visiter un peu et de prendre quelques photos. C’est une ville que j’ai immensément apprécié, qui m’a fait pensé un peu a Kobe (que j’avais également adoré). Ce sont des grandes villes hors de tout doute. Mais contrairement à Tokyo ou il y a tant de monde que c’en est aggressant, ce sont des villes ou on peut quand même respirer et relaxer. Et tout celà à une heure de train du centre-ville de Kumamoto. Fait relativement aggravant: il me faut plus de temps pour couvrir les 24 kilomètres qui séparent Kikuchi du centre-ville de Kumamoto en autobus que pour parcourir les quelques 190 kilomètres qui séparent Kumamoto de Fukuoka en train. C’est comme quand j’étais allé à Kobe. Il m’a fallu moins d’une heure pour monter dans l’avion, atterrir, aller chercher mes bagages et me rendre en train au centre-ville que pour prendre l’autobus de chez nous au centre-ville de Kumamoto.

Conclusion: Kikuchi a besoin d’une gare de trains au plus sacrant!

Assez de chialage sur les transports. Les photos de la grande ville!

Rien de particulier, c’est juste la première photo que j’ai prise en sortant de la gare de Hakata (qui est BIG, soit dit en passant). Il faisait super beau mardi et c’était un réel plaisir que de se promener dans Hakata.

Outre le fait qu’on voit l’épais qui a pris la photo à cause du flash sur la vitrine… Non, ce n’est pas une armurerie. Les armes à feu sont hyper-réglementées au Japon (stupidement hyper-réglementées, mais bon…). Non, il s’agit d’un magasin de jouets! Les gens qui veulent faire du tir ou les collectionneurs, faute de pouvoir se procurer légalement de vraies armes, vont acheter des pistolets et fusils à air comprimé répliques de véritables armes. Il y en a de fort bien faites et j’en collectionnerais si je n’avais pas peur du chiar inévitable aux douanes quand viendra le temps de les ramener avec moi au Canada.

Un juku de préparation aux examens d’entrée d’université. Il y a beaucoup de jukus dans les centre-villes Japonais et c’est plutôt banal, et c’est commun de mettre de l’Anglais sur les enseignes pour attirer l’attention. Ce qui est étonnant, c’est que l’Anglais sur cette enseigne soit correct et en contexte!

Le métro de Fukuoka. Je sais, c’est banal, mais je n’ai jusqu’à ce jour jamais habité dans une ville dotée d’un métro alors c’est encore quelque chose de spécial pour moi! Plus, celui de Fukuoka est, contrairement à celui de Tokyo (eurk), possible à déchiffrer. Toujours beaucoup de monde, mais efficace.

Je vous disait de l’Anglais qui est partout maintenant au Japon, mais l’Anglais commence déjà à être un peu dépassé, alors on commence à voir du Français apparaître un peu partout. Bouteille de fort en forme de biberon, dans un bar de Fukuoka ou je suis allé après le show.

Un genre de web-café ou les fêtards, soulons ainsi que les pauvres types qui ont manqué leur autobus/train (ou comme moi qui habitent tout simplement à l’autre bout du monde) peuvent relaxer et dormir jusqu’au matin. Il y en a a Kumamoto aussi, mais j’ai trouvé cette annonce plutôt comique. Ça dit “Men’s Relaxation Club” sur l’affiche. Plutôt louche, non?

Un “yatai”, ces petits restaurants/shack de bouffe ambulants qui commencent à poindre dans les rues de Fukuoka avec le soleil qui se couche. On y retrouve toute sorte de bonne bouffe pour le gars sur le party: du ramen, du oden, du tofu, du tempura, et bien sur, de la grosse en bouteille. Quand je suis rentré dans un yatai pour la première fois, un des vieux bonhommes déjà assis lâche un “Oh, v’la un étrange”, auquel je répond “Ouais, vieux (criss), c’est si bizzare que ça?”. On a fini par avoir une bonne conversation finalement et c’était bien comique. Il pensait que j’étais Italien le bonhomme (ça m’arrive souvent ça).

Dans notre série “Japon, terre des machines distributrices”, je vous présente la machine distributrice qui pourrait me faire déménager à Fukuoka. J’ai nommé, la machine distributrice de RAMEN! Comme disait le proverbe “Si ça existe, quelque part au Japon, il y a une machine distributrice qui le vend.”

Canal City, l’énorme centre d’achats multi-niveaux de Hakata, Fukuoka. C’est bien comme endroit, c’est plutôt joli pour un centre commercial et il y a un canal au rez de chaussée avec des fontaines et de l’éclairage. Les boutiques étaient un peu décevantes. Comme la majorité des centres commerciaux Japonais, c’est 90% de vêtements pour filles, et même dans le 10% qui reste, c’est pas donné.

Pour continuer dans la série sur les affiches bizzares en Français, une boutique de vêtements dans Canal City, à Hakata.

Le “Ramen Stadium” de Canal City. Un étage au complet, juste des restaurants de ramen. Le paradis!

La gare de Hakata. Encore une fois, c’est banal des tracks de chemin de fer, mais c’était la première fois que je prenais le train alors!

Voilà donc un apperçu de ma petite virée de deux jours à Fukuoka. Je vais surement y retourner pour explorer Tenjin (le quartier du night-life) plus en profondeur cet été. お楽しみに!

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