Dans notre dernier épisode, je vous avais laissés sur les impressions de ma première journée dans Shinjuku, le coeur de la grande capital de l’Est, Tokyo. Aujourd’hui, je vous raconte ma deuxième journée dans la vieille Edo.
Tokyo est une ville avec une longue histoire derrière elle. Depuis que les shogun Tokugawa en ont fait leur capitale au début du XVIIe siècle, Edo, qui allait plus tard s’appeler Tokyo, est devenue un point névralgique du Japon, grouillant de monde, de commerce et d’activité politique. Pourtant, lorsqu’on observe la ville de Tokyo aujourd’hui, on voit bien peu d’indices de son passé et de son histoire. Il y a plusieurs raisons à cela : les tremblements de terre, les incendies, les bombardements pendant la Seconde Guerre Mondiale, les modernisations pour les Olympiques, ajoutés à la tendance des Japonais à raser le vieux pour construire du neuf. Tout cela fait en sorte que Tokyo est une ville résolument moderne, où les rares temples, sanctuaires et bâtiments historique sont submergés par les gratte-ciel et les néons.
Il y a cependant un quartier de Tokyo qui est réputé pour avoir conservé son cachet de « vieille Edo ». C’est le quartier d’Asakusa, et c’était ma destination pour ma seconde journée. Asakusa a été relativement épargné lors des bombardements, et plusieurs bâtiments d’avant la guerre sont toujours intacts aujourd’hui. Il y a également plusieurs temples et sanctuaires, certains datant d’avant la guerre. Asakusa étant un coin qui attire son lot de touristes, autant Japonais que d’outre-mer, on y retrouve également un assortiment de petits restaurants, kiosques et boutiques qui offrent de tout. Évidemment, beaucoup de ces endroits sont des trappes à touristes, mais il y a quand même plusieurs endroits ou on peut trouver toutes sortes d’artisanat et d’objets traditionnels Japonais à bon prix.
L’endroit le plus célèbre dans Asakusa est probablement le temple de Senso-ji. C’est un énorme temple bouddhiste entouré de toutes sortes de temples et sanctuaires plus petits. Senso-ji est également connu pour la grande porte de Kaminarimon, qui signifie « porte du tonnerre ». Cette porte imposante ouvre sur une grande allée bondée de petites boutiques et de kiosques qui vendent de tout. Le tout est absolument bondé de monde et on a parfois peine à croire qu’il s’agisse d’un temple. J’ai passé tout un avant-midi à déambuler dans les vieilles rues d’Asakusa, à me promener parmi les temples, les boutiques et les petits restaurants. Je n’ai malheureusement pas pu prendre de bonnes photos de Senso-ji parce que le bâtiment principal était en réparations et couvert d’échafaudages. J’y ai tout de même fait quelques bons achats, et j’ai également pu goûter à la crème glacée au sésame noir qui, malgré sa ressemblance à du ciment, était tout à fait délicieuse.
Kaminarimon, la grande porte du tonnerre qui mène au temple de Senso-ji.
Une fois Kaminarimon passée, ce sont les allées de boutiques et d’attrape-touristes!
Une des pagodes près du temple principal de Sensoji.
Une des rues aux nombreuses boutiques d’artisanat.
Ca ressemble à du ciment, mais c’était très bon, je vous assure!
Après avoir visité Asakusa et l’ancienne Tokyo, je me dirigeai vers un quartier résolument moderne, j’ai nommé Ginza. Ginza, c’est le coin de Tokyo pour tout ce qui est magasinage de haute gamme. Évidemment, comme partout dans Tokyo, on y retrouve toutes sortes de boutiques, mais Ginza est connue pour ses magasins de haute gamme. La majorité des grands « department stores » de Ginza étant hors de portée de mon budget modeste, je me suis contenté de me promener et de prendre quelques photos, mais ça valait le coup. Mon séjour à Ginza fut cependant quelque peu terni par la présence bruyante et agressante de prêcheurs de Bible qui nous cassaient les oreilles en nous lisant la Bible à travers leurs camions haut-parleurs. Enfin, quand leurs déblatérations eurent raison de ma patience, je m’enfuis dans le métro et me dirigeai vers Shibuya.
Oui, il y a du monde, à Ginza comme partout dans Tokyo!
Le Kabuki-za, théâtre Kabuki de Ginza. Évidemment, c’était fermé pour la fin de l’année et je n’ai pas pu visiter.
Shibuya est un autre de ces quartiers ultra-modernes de Tokyo. Sans le côté ancien d’Asakusa ou le côté glamour de Ginza, Shibuya ressemble à Shinjuku. Beaucoup de monde, beaucoup de boutiques, beaucoup de lumières, et beaucoup de night spots. C’est impressionnant, mais avec la foule, le bruit, c’est un peu stressant de s’y promener seul. J’aimerais bien y retourner avec une gang d’amis un de ces quatre, je suis sur qu’on pourrait s’y taper une virée pas trop mal.
En sortant de la gare de Shibuya. J’aurais probablement pu traverser la rue en faisant du body-surfing.
Shibuya, avec ses lumières, des tas de gens, et même un Subway! Tokyo à son meilleur!
Voilà donc qui clôt ma seconde journée dans la capitale de l’Est. Soyez à l’écoute pour le troisième et dernier épisode de mes aventures dans Tokyo!















C’est le dojo de kendo, au premier étage. J’ai pris la photo des estrades au deuxième. C’est suffisamment grand pour que le samedi on puisse être plus d’une soixantaine de kenshi (kendo-istes) à pratiquer sans se marcher sur les pieds, du moins, pas trop.
C’est le badge du dojo Kimura avec mon nom « Tremblay » en Japonais dessus.