The Barbarian and the Geishas

The Way of the Sword

octobre 14, 2009 · Un commentaire

Quand j’étais étudiant à l’université, il y a de celà maintenant plus de trois ans, j’étais membre du club d’iaido. Le iai, c’est, expliqué vulgairement, l’art de dégainer et de frapper simultanément et rapidement. Il y a de nombreuses “écoles” ou 流 (ryu) avec leurs techniques et leurs formes distinctes.

Jusqu’à récemment, il m’a été difficile de poursuivre la pratique du iai ici au Japon. Pour plusieurs raisons, qui incluent la petitesse et l’isolation de Kikuchi, l’intensité de ma pratique du kendo dans ma dernière année, et beaucoup de paresse. J’arrivais à m’exercer l’été dans le dojo de mon école avant la pratique de kendo, mais sans régularité ni sensei pour me guider, ce n’était pas l’idéal. Je ne suis pas fier de mon manque d’assiduité, et je paie pour à chaque fois que je mets les pieds au dojo et que je prend mon sabre en main.

Parce que j’ai finalement recommencé à pratiquer le iai de façon sérieuse.

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Je vous présente le Kumamoto Budokan.

C’est le dojo préfectural, probablement le plus gros de la préfecture. Il y a un dojo de kendo au premier étage avec des estrades, avec deux dojos plus petits et un gros dojo avec des tatamis pour le judo et l’aikido au troisième. Les seules choses qui manquent, ce sont des vestiaires et des espaces de stationnement. Enfin, il y a en a, juste, pas assez, et le samedi il faut arriver tôt pour pouvoir se stationner et se changer. J’irais bien en train, mais un équipement de kendo, c’est lourd, ca pue, et ca se transporte mal dans les trains plutôt exigus de la ville.

Mais ca reste tout de même un dojo extraordinaire. Kumamoto est une région assez traditionnelle (dans un pays déjà pas mal conservateur), et il y a une population de haut gradés et de pratiquants très expérimentés et dévoués. Il y a probablement plus de 7e et 8e dan de n’importe quel art martial ici a Kumamoto qu’au Canada au grand complet (et pourquoi pas en Amérique du Nord).

DSC02809C’est le dojo de kendo, au premier étage. J’ai pris la photo des estrades au deuxième. C’est suffisamment grand pour que le samedi on puisse être plus d’une soixantaine de kenshi (kendo-istes) à pratiquer sans se marcher sur les pieds, du moins, pas trop.

Pour le kendo, a tous les soirs de semaine. Il n’y a pas de classe organisée ou de cours. Les kenshi haut gradés (7, 8 dan) s’alignent du côté du kamiza (l’autel que vous voyez au centre de la photo). Les autres vont de l’autre côté du dojo et font la file devant le sensei avec lequel ils veulent s’exercer. Enfin, je ferai un autre post plus détaillé sur le kendo une autre fois.

Tout ca pour dire qu’à travers la multitude de pratiquants d’arts martiaux de haut niveau qui fréquentent le Budokan, j’ai finalement réussi à trouver un groupe de iai et un sensei pour m’accepter dans son dojo.

Il s’agit du dojo de Kimura sensei. Kimura sensei est un samurai, un vrai. Il ressemble à ces sensei qu’on voit parfois dans les films. C’est un homme assez âgé, et il ne prend pas souvent son sabre en main pour nous enseigner, mais dans sa voix et dans son maintien, il inspire la confiance et le respect. Il est sévère, impitoyable même envers ses élèves. Il fait parfois peur, mais on voit qu’il se préoccupe vraiment de ses élèves.

La pratique se déroule le dimanche chez Kimura sensei. On installe des bâches bleues de pique-nique avec des tatamis, et on s’exerce dehors. Qu’il fasse chaud, froid, neige ou vente, ça fait partie de la pratique. Le tout se déroule sous le regard attentif et sévère de Kimura sensei. C’est épuisant et demandant comme pratique. Le dimanche, je me lève a 7 heures pour aller au dojo, je rentre chez nous à midi, et je dors jusqu’a 4 heures. C’est à ce point.

C’est un entraînement spartiate, mais les progrès sont à la mesure de l’entraînement. À ma deuxième semaine chez Kimura sensei, il demande à me voir après la pratique. Il me dit “Tu peux passer ton examen de 1ère dan le mois prochain.” Et moi de répondre “Avec un peu moins de deux mois de pratique, je n’ai pas confiance en ma technique…” Kimura sensei balaie mon inquiétude d’un revers de son sabre de bois. “Si tu me dis que tu vas te présenter au test, moi je vais m’arranger pour que tu sois sois capable de le faire.” Évidemment, je ne pouvais pas refuser, et c’est ainsi que je suis officiellement devenu l’élève de Kimura sensei.

DSC02813C’est le badge du dojo Kimura avec mon nom “Tremblay” en Japonais dessus.

Le dit examen était le Dimanche 4 octobre. Il y avait environ une quarantaine de kenshi de différents niveaux venant de plusieurs dojo. Il y avait d’abord l’examen écrit. Il nous fallait répondre à quelques questions sur les principes de base du iai ainsi que nommer les parties du katana. En Japonais. J’avais passé de longues heures à étudier et à me préparer alors cette partie fut surprenamment facile pour moi.

C’est le “enbu”, la démonstration de techniques devant les sensei, qui m’inquiétait le plus. Oui, j’ai fait du iai trois ans à l’université, mais il s’agit ici d’un style complètement différent. Au dojo à l’université, on pratiquait principalement le style “Musoshinden ryu”, mais ici au Japon, tous les kenshi pratiquant le iai doivent d’abord apprendre une série de techniques de base, le “seitei” iai. Et bien que j’aie déjà dans une vie antérieure pratiqué le seitei à l’université, j’avais évidemment tout oublié et il a fallu tout reprendre du début.

Avec tous les conseils, recommendations et corrections que j’ai reçues de mes sensei et sempai au dojo, j’étais convaincu que ma technique était complètement invalide, et ma confiance en moi en avait pris un coup.

Enfin, une fois au Budokan pour l’examen, il était un peu tard pour avoir des doutes. Et avec tous ces sensei et kenshi d’autres dojo présents, ma fierté (et peut-être aussi ma peur de Kimura sensei…) ont pris le dessus sur mon inquiétude.

Je ne pourrais pas vous dire comment s’est déroulée ma démonstration. Du moment ou j’ai passé mon katana à ma ceinture au moment du dernier salut, il y a comme eu une sorte de vide, et je ne me souviens pas bien de ce qui s’est passé. Je sais que j’ai fait mes kata sans me tromper, et que je les ai fait plus rapidement que les deux autres élèves du groupe. Mais je n’avais aucune idée si j’avais bien fait ou si j’avais complètement raté.

Enfin, maintenant que je connais les résultats et que j’ai vu le vidéo, je peux vous dire que j’ai passé, et avec un certain panache si je me permets. Juste avant l’examen, Kimura sensei nous avait dit à nous, les trois nouveaux, que nous étions déjà 1ere dan à ses yeux, et que ce qu’il voulait voir, c’est à quel point nous étions proches du 2e dan. Je ne le croyais pas trop, mais après avoir vu les élèves d’autres dojo, il faut admettre qu’il y a une différence entre notre dojo et les autres. La sévérité et le sérieux de l’entraînement paraissent dans de telles occasions.

Enfin, tout celà pour dire que je suis maintenant membre gradé 1 dan de la fédération Japonaise de kendo (qui est également en charge du iai à travers le pays), en plus d’être élève d’un vrai dojo à l’ancienne, à l’entraînement spartiate et au sensei sévère. C’est une chance immense que j’ai, et j’ai l’intention d’y mettre toute mon énergie. C’est une route qui ne fait que commencer, et je vais continuer à vous en conter l’histoire ici, si bien sur, vous me faites l’honneur de me lire.

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Ma Nouvelle Vie

septembre 24, 2009 · Un commentaire

Oui, aujourd’hui je vous parle de ma nouvelle vie dans la ville ou l’armée fut bâtie. Oui, car je vous écris maintenant de ma nouvelle adresse dans le quartier de Shinsei, 新生 (nouveau et vie), dans l’arrondissement de Kengun 健軍 (construction et armée). Kengun n’est pas le centre-ville de Kumamoto, mais c’est un arrondissement encore très urbain, avec centres commerciaux, transport en commun et autres commodités, mais qui demeure tout de même relativement tranquille. Mon nouvel appartement est fort bien situé, à environ 30 secondes d’une station de tramway et d’autobus. A date, le tramway m’emmène pas mal ou je veux et j’ai toujours ma chère Celica qui elle m’emmène toujours ou je veux.

Après un mois d’aout et un début de septembre assez frénétiques et occupés, je peux maintenant déclarer la folie du déménagement et de la nouvelle affectation sous contrôle, à défaut d’être entièrement terminée. Comme c’est le cas également ailleurs j’imagine, changer d’adresse et de lieu de travail implique une quantité appréciable de paperasse et de bureaucratie que mon statut de barbare, même enregistré et vacciné, ne simplifient guère. Je vous épargne les détails, mais suffit de dire que je me suis promené à gauche et à droite et que j’en ai rempli des formulaires. Imaginez vous la maison qui rend fou des douze travaux d’Astérix, mais à l’échelle de la préfecture.

Je ne suis même pas encore complètement débarassé de la paperasse, mais comme le reste, c’est sous contrôle. Pour le reste, je suis très content d’avoir déménagé en ville. Kumamoto n’est pas une métropole à l’échelle de Tokyo ou d’Osaka. C’est une petite ville, mais bon, c’est une petite ville dans un pays de 340 habitants au km carré! Nul besoin de vous dire que c’est plus gros et plus dense que Québec. Ca circule fort mal en voiture, mais par chance, j’ai rarement à conduire pour aller travailler. J’ai déja eu l’occasion de vous donner mon opinion (très basse) de l’organisation des routes et de la circulation au Japon à plusieurs reprises, et mon déménagement en ville n’a rien changé face à cela.

Comme je le disais plus tôt, j’ai eu un mois d’aout assez occupé. Ajoutez à cela que j’ai été, en raison de plusieurs screw-ups de ma part, de la part de ma boss et de la part de la compagnie, privé d’internet pour la majeure partie d’aout… Je n’essaie pas de me trouver des excuses pour mon absence, mais bon, la situation étant ce qu’elle est… Je sais que je devrais être plus assidu, mais si cela peut vous rassurer, il n’y a pas que mon blog qui fait les frais de ma paresse. J’aurai plus de temps au cours des prochains jours pour vous conter mes histoires d’été (parce qu’il y en a eu, oui), alors restez au poste!

Bonne fin de journée!

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New Horizons

juillet 26, 2009 · Laisser un commentaire

Le mois de juillet s’achève, et, dans exactement 3 jours, ce sera le 30 juillet, journée qui viendra mettre fin à mes trois années passées à Kikuchi. Je pourrais essayer de faire mon philosophe, de sortir une réflexion quelconque sur ces trois dernières années. Je me contenterai seulement de dire que ca a passé très vite. Oui, je sais, quel cliché, mais c’est quand même ce qui me frappe le plus.

Voyez-vous, je vis depuis trois ans dans une sorte de bulle temporelle. Pas nécessairement que le temps semble s’arrêter ici, mais, comment-dire, disons qu’il s’écoule différemment. Personnellement, j’ai changé et évolué au cours de ces trois ans comme il est normal pour qui que ce soit d’évoluer avec le temps. Mais par moments, j’ai l’impression que le monde autour de moi, lui, ne change pas, ou change très lentement, ou encore que seules certaines parties changent.

Cela fait un bout de temps que je m’en suis rendu compte. Six mois, pour être exact. Quand je rentre au pays. Dans ma tête, je suis conscient du passage du temps, et qu’avec les années les choses et les gens changent. C’est épais, vous allez me dire, et vous avez raison. Pourtant, je n’arrive pas à me dégager de cette impression que, quand je rentre au pays, tout doit être exactement comme je l’ai laissé il y a déjà trois ans.

C’est bête et ca sonne très cliché, je sais, mais bon, c’est ce qui me passe par la tête présentement. Je sais, ce n’est pas très intéressant, mais c’est quand même mieux que de vous parler du ménage de mon apartement et de mes bagages, emboîtés et empilés qui attendent avec impatience le jour du déménagement. De ma chère Celica, ma fière comète d’argent réduite au rôle d’animal de bât.

Enfin, tout celà pour dire que le déménagement commence finalement demain, et que, kami, esprits et ancêtres aidant, le tout devrait être terminé d’ici mercredi. J’ai hâte, d’autant plus que j’ai hâte de commencer mon nouveau travail, d’explorer la ville, et de recommencer a faire du kendo.

Ah, j’oubliais. Pour des raisons techniques ennuyeuses et emmerdantes, je me retrouve sans internet à la maison jusqu’au 13 août dans le meilleur des cas. Pas que j’aie, comme vous le savez, besoin d’une excuse pour m’absenter, mais bon, je tenais à en faire l’annonce.

Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de, et au plaisir de vous rejaser, live from Kengun, Kumamoto City!

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Que la Pluie Soit

juin 29, 2009 · Laisser un commentaire

— UPDATE —

Ca fait maintenant deux jours que nous sommes sous une alerte de pluie intense ici à Kikuchi. On nous annonce plus de 300 milimètres de pluie par jour pour la prochaine semaine, avec vents forts, tonnerre, et inondations possibles. C’est la joie.

— UPDATE —

Pour tous ceux qui s’inquiétaient de l’absence de saison des pluies et qui s’empressaient de paniquer et de blâmer le réchauffement climatique, je tiens à vous dire, que, comme d’habitude, j’avais raison et vous êtes dans les patates. La saison des pluies n’est pas disparue, elle était seulement en retard d’une dizaine de jours. De la flotte, il en tombe depuis quatre jours. Et comme la saison des pluies dure habituellement un mois environ, nous allons être pris avec de la flotte jusqu’au mois d’août, soit en plein dans la période de mon déménagement.

Je vous le dit, l’an prochain, je change ma Celica pour un Humvee, question de faire ma part pour le climat et de nous débarasser de la saison des pluies maudite.

Oui, je sais, les fermiers et les agriculteurs en ont besoin de la pluie. Oui, du riz, ca prend beaucoup de flotte pour pousser. Mais je suis un être humain, un mammifère terrestre et diurne. Passer un mois à la flotte, les deux pieds dans l’eau, dans une chaleur dépassant les 30 degrés, sans voir le soleil, c’est peut-être la fête pour la grenouille, mais pour la tortue terrestre que je suis, c’est emmmerdant, et ca met de mauvaise humeur.

Bonne fin de journée!

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La Mouche

juin 18, 2009 · Laisser un commentaire

Je sais que je me répète. Je sais que j’ai l’air de radoter avant mon temps.

J’en suis désolé, croyez moi.

Mais est-ce de ma faute, si les évènements continuent obstinément de me donner raison?

Je vous avais fait part, il y a quelque temps, de mon inquiétude face au culte de la personnalité qui était en train de se développer autour du nouveau secrétaire-général président des États-Unis, Jésus Barrack Obama Christ. Je m’inquiétais de l’attention excessive et maladive portée par les médias et le peuple envers le moindre geste, la moindre parole, le moindre pet de Jésus Obama.

Encore une fois, j’avais raison.

http://ca.news.yahoo.com/s/capress/090617/koddities/us_obama_dead_fly

Après Barrack Obama, la grand-mère de Barrack Obama, la femme de Barrack Obama, les filles de Barrack Obama, le chien pas de poil des filles de Barrack Obama, je vous présente, la mouche tuée par Barrack Obama.

Bonne fin de journée.

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Une Promesse

juin 17, 2009 · Laisser un commentaire

Nous avons maintenant passé la mi-juin. Ce qui signifie que la saison des pluies devrait théoriquement être en marche et qu’il devrait nous tomber des litres et des litres d’eau dessus jusqu’en juillet.

Au lieu de cette pluie continuelle, de ce temps gris et moche, de cette absence de lumière et des inondations et de l’humidité qui vient avec, il fait beau soleil. Il fait beau, il fait chaud, pas un nuage dans le ciel.

C’est agréable comme température.

Si j’en entends UN SEUL, un seul pas-content qui ne serait-ce qu’insinue qu peut-être il pourrait s’avérer qu’il s’agisse du réchauffement de la planète, je vous fais la promesse ici, maintenant, que cette personne mourra d’une façon brutale, violente et douloureuse.

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Singing in the Rain

juin 5, 2009 · Laisser un commentaire

Bonjour!

Cela fait maintenant 4 jours qu’on a droit à un temps merdique de pluie et de tonnerre ici à Kumamoto. Il faut donc croire que la saison des pluies s’est avérée plus hâtive cette année. Comme à chaque année, ca risque de me mettre de mauvaise humeur et peut-être me faire dire des choses acides et méchantes. C’est la vie ici à Kumamoto, et ça ne dure qu’un mois, alors, pardonnez mon français, dealez avec, chers lecteurs.

Remarquez que je vais toujours bien, je passe beaucoup de temps à étudier et à dormir. C’est curieux, ces temps-ci je suis dans une phase “c*iss qu’ils m’énervent” par rapport à mes collègues Japonais (ce qui, vous le savez, arrive de temps en temps et qui ne m’iquiète pas outre mesure). Ce qui est curieux et légèrement ironique, c’est que pour ne pas avoir à interagir plus que nécessaire, je me réfugie dans… l’étude du Japonais. Enfin, ce n’est peut-être pas l’attitude idéale à avoir dans une telle situation, mais ca me permet de faire de l’étude plutôt efficace alors…

Et il ne me reste qu’un mois et demi avant de déménager en ville!

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Once More Into the Breach, You Dogs!

mai 27, 2009 · Un commentaire

Comme vous le savez déjà, en décembre dernier, j’ai attaqué et terrassé avec succès le niveau 2 du Japanese Language Proficiency Test. Il y a quatre niveaux, 4 étant le plus facile et 1 étant le plus difficile. J’ai réussi le niveau 2, le niveau qui sépare les hommes des enfants. Jusqu’à tout récemment, je me disais que le niveau 2 c’était bien assez, que le niveau 1 c’était impossible et inutile de toute façon.

C’était jusqu’en Mars dernier. Après avoir cessé pratiquement toute étude directe du Japonais pendant environ deux mois (une période de “cool-down” nécessaire pour mon cerveau je crois bien) je me lance une nouvelle fois dans la mêlée. En Mars dernier, je me suis procuré une pile de livres d’étude et je suis déterminé à anihiler le niveau 1 d’ici juillet 2010. Le niveau 1 n’est finalement pas si intimidant que les légendes le racontent et si il y a effectivement beaucoup de points de grammaire fort peu utiles dans le contenu du test, ils ne sont pas nécessairement si difficiles.

Donc, pour me motiver et me vanter de mon progrès dans l’étude du Japonais, je repars mon compteur d’étude pour le niveau 1. Je vais cependant clarifier l’échelle que je vais utiliser cette fois ci.

Échelle de points d’expérience:

1 kanji (écriture et sens): 10 points

1 kanji (lecture et usage): 10 points

1 point de grammaire: 50 points

1 test de pratique ou exercice: 10 points par page

1 page d’écriture ou de lecture (test): 30 points

1 livre ou manga: 60 points par livre

Il y a évidemment des tas de trucs que je ne peux pas prendre en ligne de compte dans mon calcul mais bon, comme base, je crois que c’est suffisant.

Je vais démolir le niveau 1!

(J’ai toujours le rhume. Il pleut. C’est la vie.)

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On ne m’écoute jamais…

mai 26, 2009 · Laisser un commentaire

… mais qu’importe, ca ne m’a jamais empêché d’avoir raison.

Quand je chiale et me mets en colère comme ca, je sais que j’ai l’air d’un gros bébé qui crie pour avoir de l’attention. Mais fuck si je n’ai pas raison. Voyez plutôt, cet article où un chercheur Japonais dit essentiellement la même chose que moi. (en Anglais)

http://search.japantimes.co.jp/cgi-bin/nn20090519a4.html

En bref, l’article dit que les masques ne sont pas si efficaces que ca, que la grippe saisonnière à la vanille tue des milliers de gens chaque année. Et que la réaction des autorités Japonaises à cette “crise” avait été grossièrement exagérée, en comparaison avec d’autres pays touchés.

Ca fait deux jours que je dors au-dela de douze heures par nuit (dimanche soir je me suis couché à 7h30).  J’ai toujours mal à la tête et envie de dormir, mais mon rhume va mieux.

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Avoir quelque chose en grippe…

mai 25, 2009 · Laisser un commentaire

Le mois dernier, lors du début de cette nouvelle hystérie collective débile de la grippe porcine, je vous avait fait part de mon opinion. C’est-à-dire, qu’il ne s’agit que d’une stupide, imbécile, maladive, attardée et dangereuse hystérie médiatique qui n’avait d’égal en stupidité que tous les pauvres naïfs qui y ont cru.

(Remarquez ici que je suis passablement en colère. Très. Je fais de gros efforts pour me contenir, et vous allez bientôt comprendre pourquoi.)

Je chiale beaucoup sans pourtant proposer de solution. Soit, voici donc. Si vous avez répandu, ou contribué à répandre l’hystérie de la grippe, vous méritez d’être mis dans un camp à l’eau et au pain sec infectés au virus de la grippe porcine, avec accès à un docteur. Au bout d’un mois, les survivants (c’est-à-dire 99,9% de la population initiale) seront relâchés après avoir signé un formulaire officiel par lequel ils s’excuseront formellement d’avoir été aussi épais, stupides et naïfs. Ceux qui refuseront se verront réinjecter le virus, ou exécutés par balle, selon leur choix.

Mais, me direz-vous, la grippe porcine, c’est pas déjà fini? Oui, effectivement. Partout dans le monde, on a commencé à se calmer. Il n’y a pas eu autant d’infections qu’on le croyait, et la fatalité du virus avait été grossièrement surestimée. Bref, comme je vous l’avais dit, la grippe porcine n’aura été, tout comme la grippe aviaire et le SRAS, un gigantesque pétard mouillé destiné à faire paniquer les cons et à vendre du papier (et des médicaments peut-être? oh, le vilain paranoïaque…).

Enfin, la grippe porcine semble être sur la fin partout dans le monde. Sauf, évidemment, au Japon. Depuis deux semaines qu’on ne cesse d’entendre parler de cas de grippe porcine et de « nouvelle grippe » et que c’est la panique générale dans les médias. Jusqu’à présent, on dénombre environ 260 cas au pays, la plupart dans les régions du Kansai (Osaka) et du Kanto (Tokyo). Tous bénins. Aucun décès.

Et pourtant, c’est la panique ici. Partout, à la télé, au travail, dans les nouvelles, on entend parler de ce terrible mal. L’autre jour, je suis allé à la pharmacie pour m’acheter des bandages pour le kendo, et j’ai remarqué que l’allée ou ils vendent les masques avait été complètement vidée. Et c’est pareil dans n’importe quelle boutique. Je passerai sous silence l’inutilité probante et prouvée de tels masques pour se protéger de la grippe. Au travail, la minute ou on en vient à un sujet de conversation le moindrement international, on en vient irrémédiablement à parler de la fucking grippe. (Je m’excuse pour mon langage peut raffiné, mais j’en suis au point ou une rage puissante et inexplicable me prend la minute que j’entends parler de grippe)

Ce n’est pas le meilleur post de ma carrière et il ne contient qu’une fraction infime de la rage que je ressens. J’en ai vraiment ma claque de tout ce tapage, cet enfantillage puéril. Il y a des moments ou je me surprends à faire une prière silencieuse à Satan et à Dieu pour qu’ils envoient tous deux la grippe à tous ceux qui y croient tant.

Évidemment, comme ni Dieu ni Satan n’existent, je demeure seul à nager dans un océan d’imbéciles.

*soupir*

J’ai attrapé un rhume de printemps hier. Ca ne met évidemment pas ma vie en danger, mais mon humeur, elle, s’en trouve passablement embrunie. Deal with me.

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