Je me souviens, quand j’étais petit, une des premières leçons de morale dont je me souviens est l’histoire du petit garçon qui criait “Au loup!”.
Vous la connaissez probablement vous aussi. C’est l’histoire de ce petit garçon qui s’ennuie et qui décide de crier “Au loup!” alors que le loup n’y est pas pour s’amuser. Amusé par la panique qu’il cause, le petit garçon continue de crier “Au loup!” pour s’amuser. Et il s’amuse aux dépends des gens du village, jusqu’au jour où le loup se pointe pour vrai. Le petit garçon crie à nouveau, mais les gens du village, lassés d’être pris pour des idiots, ne réagissent pas, et le petit garçon se fait croquer par le loup.
“OK, c’est une belle leçon de morale, mais où en vient-on avec cette histoire?”
D’accord. Dans l’histoire précédente, remplacez “petit garçon” par “journalistes” et “loup” par “grippe”.
Vous voyez où je veux en venir?
La seule différence, c’est que dans la situation actuelle, le jour ou le loup va vraiment se pointer, ce n’est pas seulement le petit garçon qui va se faire croquer, mais le village tout entier.
Enfin, tout cela pour dire que cette nouvelle panique de la grippe du porc, ce n’est selon moi qu’un autre pétard mouillé, tout comme le SRAS et la grippe aviaire. On sait tous que la catastrophe fait vendre des ondes et du papier, alors ce n’est pas étonnant que les médias moussent l’affaire pour se faire un festin.
Remarquez que ca ne m’affecte pas outre mesure ici… Je fais attention à ma nourriture, je me maintiens en santé, je me lave, alors, à mon humble avis je n’ai pas grand chose à craindre. C’est peut-être, me direz-vous, tenter le diable que de dire de telles choses, mais bon. J’estime quand même avoir une meilleure attitude que la multitude de poissons qui vont s’acheter à grands frais des masques, des gants, qui vont dépenser des fortunes en médicaments douteux, et qui auront probablement plus de chances de crever de stress et de panique que de la grippe.
Ce qui tend cependant à me déranger, c’est que les Japonais, qui ont déjà, vous le savez, une certaine tendance à se méfier de l’étranger et des étrangers, et bien, ils sont repartis de plus belle avec des commentaires du genre “gaikoku (l’étranger), ca fait peur, hein?” “ici au Japon, une épidémie comme ca, ca ne pourrait jamais arriver, hein?”. Je suis habitué et ces commentaires ne m’affectent pas vraiment, mais étant donné que le Canada est maintenant sur la liste des pays infectés (à cause de quoi, 20 cas?)… je ne sais pas, ils pourraient décider de faire enregistrer tous les citoyens de pays infectés ou, si la panique s’intensifiait, de nous déporter ou.. enfin, j’exagère probablement, mais bon, je vous rappelle qu’il s’agit du même pays où tous les étrangers, même ceux qui sont enregistrés comme résidents à long terme, ont leurs empreintes digitales et leurs yeux scannés et fichés comme de vulgaires criminels (et ce à chaque fois qu’ils rentrent où sortent du pays, comme je le découvris cette année).
Enfin, tout cela pour dire que je n’embarque pas dans cette nouvelle panique médiatique. Je ne suis pas inquièt, juste… irrité par tout ce stress, cette panique ridicule et inutile.
Au fait, saviez-vous que la grippe commune (l’influenza à la vanille, non-porcine ou aviaire), tue chaque année des centaines de milliers de gens? (faut que je retrouve le livre ou j’ai lu ca mais ca vient des statistiques d’un panel de l’ONU sur la santé). Il y a fort à parier que plus de gens vont crever sur les routes du Québec (bon, OK, disons au Canada) que de la grippe porcine sur toute la planète cette année. Et tout le monde s’en fout.
Au fait, j’ai commencé à lire un livre intitulé “Cool It!”, qui traite du réchauffement de la planète (ah non, c’est vrai, il faut dire “changement climatique” maintenant), de l’hystérie qui l’entoure et de ce qui est fait présentement et de ce qui pourrait être fait pour contrer ses effets. L’auteur est un environnementaliste et admet la théorie du réchauffement causé par l’homme (ce que, en tant que droitiste sataniste buveur de sang, je mets en doute), son analyse est essentiellement basée sur des théories macroéconomiques et donc beaucoup plus raisonnable que disons, Al Gore et ses images d’ours polaires. Je vous en ferai un compte rendu une fois que je l’aurai fini mais à date c’est une lecture très intéressante et fort instructive.