The Barbarian and the Geishas

Les humeurs de Kyokushi, édition de Mars

mars 7, 2007 · Laisser un commentaire

ええ、こんいちは!けっこうひさしぶりね、みんな。今度のポストは、「旭志の気持ち」でーす。前月のおもしろかった事や、気に入ったことや、イヤだった事も、バラバラで書きまーす。全部日本語で書ける事ができないけど、どうぞ、写真を見て下さい!

Mon chummy de l’Indiana m’a enseigné un proverbe de la place sur la température locale qui est, comme celle du Québec, passablement changeante. “If you don’t like the weather, wait for 5 minutes, and it will change.” De kossé le rapport avec le Japon? (wow, vive la grammaire… vous pouvez toujours aller vous faire voir, M. Grévisse) La semaine dernière, le printemps était avec nous! Il a du faire en moyenne en haut de 25 degrés! J’allais travailler en manches courtes et j’étais à ca de partir l’air climatisé dans la maison… J’ai jusque pogné un coup de soleil ciboire! (scusez, mais le sacre rend bien la douleur que j’ai ressenti quand j’ai été au onsen…) Même mes chummies les coquerelles avaient décidé que c’était le temps de revenir m’emmerder! Et pourtant, depuis lundi qu’on se les gèeeeele! Le chauffage est reparti, le manteau ressorti, et les coquerelles parties (ca je m’en plains pas remarquez bien). Mais mon coup de soleil lui, fait toujours mal!

La partie bitchage sur la température étant ainsi évacuée, passons maintenant à l’update mensuel sur mes aventures. Ouais, parce que si on exclut le petit clin d’oeil en Japonais de la St-Valentin, ca fait un mois tapant que je n’ai pas updaté. Qu’à celà ne tienne, voici, à torts, à travers, en vers et contre tous (et toutes!), les humeurs de Kyokushi pour le mois de Février. Parce que l’édition traitant des humeurs de Février paraît en Mars. Logique, non? Peu importe…

All right, numéro uno…

La visite au temple Zen

Le 12, je suis allé avec deux amis au temple Shogoji, quelque part dans une montagne perdue a 30 minutes de char de Kikuchi. Seulement 30 minutes vous dites, c’est pas si perdu que ca! En fait, c’était un parcours tortueux et sinueux de routes de campagne étroites, de tunnels, avec pour finale une superbe et dangereuse montée dans une route de montagne escarpée, étroite, mal définie et non pavée. Le tout ayant été rendu plus intéressant (mais aussi plus dangereux), par le fait que je devais suivre un australien complètement dingue qui roulait a 90 (la limite étant de 50) tout le long avec ma petite Suzuki Wagon ‘96 qui a de la misère a faire du 50 km/h dans une cote. Anyway, personne n’a été blessé, et j’ai pu passer une matinée à faire de la méditation zen. Oui oui, du vrai zen! Pas celui qui dans les magazines ou enseigné par des hippies randoms. Du vrai, qui fait mal au cul et aux jambes et qui demande de la concentration. Je suis content d’avoir fait l’expérience, ca me rappelle le dojo et le iai! En passant, faut que ca sorte: CALISS, CA FAIT 6 MOIS QUE JE N’AI PAS MIS LES PIEDS DANS UN DOJO! FAUT QUE J’EN TROUVE UN BON ET CA PRESSE!!!! Bon, maintenant que c’est sorti, les photos du temple.

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La dernière photo semble un peu banale, c’est une photo des montagnes prise des marches du temple, question de vous montrer a quel point c’était loin de tout!

旭志小学校じけんフェスチバル

… ou le “festival des droits de l’homme de l’école primaire de Kyokushi. De kossé? Même pour moi c’est un peu difficile à expliquer. Dans mes deux écoles il y a des profs et des cours de “droits humains”. On pourrait penser qu’il s’agit d’instruction civique, mais c’est plutôt un cours ou on parle aux jeunes de trucs pas très cools de la société japonaise, comme les burakumin (gens discriminés parce que leurs ancêtres pratiquaient des professions “sales” selon la religion shinto), la maladie de Minamata (cas relativement classique d’empoisonnement industriel dans la préfecture de Kumamoto), de la discrimination envers les hibakusha (survivants irradiés des bombes atomiques et leurs descendants). Dans le fond, c’est un cours qui a pour but d’éliminer la discrimination injuste. Et au primaire, le point culminant de ce cours s’est déroulé au début du mois de Février (donc avant la visite au temple, on dit —- l’ordre chronologique s’il vous plait). Chaque classe avait une présentation devant toute l’école sur un sujet spécifique: les 1nen sei parlaient de leur première année a l’école, les 3nen sei parlaient du travail de leurs parents, les 5e de la maladie de Minamata, etc. Ensuite, les plus vieux ont donné un petit concert tout a fait sympathique. Le tout dans un gymnase non chauffé a une température que j’estime avoisinant les 5 degrés (il avait neigé la veille et on s’en est tout juste sauvés ce jour la). Bref, une journée à pratiquer mon japonais avec mes petits monstres favoris tout en se les gelant solide. Ah oui, j’oubliais. J’ai encore une fois du chanter avec la chorale des profs. Mais cette fois ci la chanson était pas mal trop rapide. J’arrivais pas a lire les paroles au rythme de la musique. Alors la moitié du temps je ne disais rien, quelques élèves ont remarqué et ont ri de moi par après. Pas grave les enfants, je vous l’accorde, j’ai eu l’air fou en c*iss.

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Les 1 nen sei, avec des chapeaux de crabes. Si j’ai bien compris, ils présentaient un conte pour enfants ou un singe épais garroche des noix sur les crabes parce qu’il s’ennuie et qui arrête quand les crabes lui offrent de venir jouer avec eux. 超カワイイー!(cho kawaaaiii! super cute)

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La partie musicale des 4e année. Au centre, Maki, (maman, tu sais, celle qui te remplace pendant que je suis de l’autre bord de la flaque) avec sa petite étudiante sourde, Asuka (tellement cute et attachante, c’est juste dommage que je puisse pas lui parler plus, elle est vraiment motivée  a apprendre l’Anglais).

Hasta Luego, 3年生, I hardly knew ye

Ou une façon compliquée pour rien de dire “Au revoir, mes 3e année, je vous ai a peine connu” en utilisant 3 langues en même temps juste pour mêler le monde. Enfin, aujourd’hui c’était la dernière fois que j’avais cours avec la batch courante de 3e année du secondaire. Je dis souvent que ca me fait chier de travailler au secondaire. Mais c’est en bonne partie parce que j’aime justement TROP mes étudiants et que ca me fait souffrir de les voir parfois se faire écraser par des profs autoritaires, de les voir fatigués, apathiques. J’adore ces jeunes la et si j’ai pu les aider a progresser ne serait-ce que d’un quart de poil dans leur cheminement, en dépit de tout ce que leur système scolaire issu des années 40 leur jette de batons dans les roues, je vais mourir satisfait. Tout ca pour dire qu’il a fallu que je fasse un petit speech de fermeture a la fin de mes classes d’anglais aujourd’hui. Outre le fait que tout le monde, moi compris, se bidonnaient de me voir trébucher sur mon japonais tout en essayant de faire un speech semi-sérieux, ca m’a fait un petit quelque chose. De les voir déja partir alors que j’aurais tellement eu de choses a leur enseigner… En fait, je pense que ma plus grande (et ma plus irrationnelle et plus stupide, dans un sens) frustration, c’est de ne pas avoir pu leur enseigner a ma facon, libre, comme je le fais au primaire. Dans le fond, même si je ne devrais pas (et mes étudiants eux-mêmes me le disent, et je les remercie), je m’en veux de ne pas être un vrai prof, de ne pas être capable d’enseigner tout seul, et je m’en veux qu’ils aient a payer de mon manque d’expérience. Mais bon, je me connais assez pour savoir que c’est tout a fait moi de ramasser le plus de blame possible sur mes épaules et d’éviter les claques dans le dos, alors je ne m’en fais pas trop. Comme je disais, si j’ai fait un tout petit peu, le moindrement, la plus infime quantité de bien dans la vie de ces jeunes la, ca me va.

Comme je me le dis tout le temps quand je sacre après le système Japonais dans lequel je travaille ou contre certains de mes collègues parfois (souvent) épais, ce n’est pas pour eux que je travaille. C’est pour les jeunes.

それだけだ。

La cérémonie de graduation est ce samedi, et je vous PROMETS des photos. Promis.

Sur ce, je m’en vais me faire a manger. C’est a dire ramasser mon manteau et aller me chercher une salade de boeuf a mon hokka-hokka tout proche parce que je suis vaaaache!

Take care everyone!

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