The Barbarian and the Geishas

Entrée de juillet 2007

ただいま…

juillet 30, 2007 · Un commentaire

I’m at home.

Left my new home to go back to my old home.

It feels strange.

Not bad, just strange.

I’m glad to see all the folks I’ve missed that past year, but I miss all the new folks I’ve met in the past year in the land far far away.

I miss them…

I miss her…

I feel at peace. Peace, but with a slight tinge of sadness.

But it’s all right. Through the mirror of this sadness I can see my happiness, the happiness I’ve had so far, the happiness of the instant, of the present, and the happiness the future holds. I see it, shining softly. It feels warm, comforting. And it feels good. I’ll gladly trade little moments of sadness, for they hold the key to the most precious moments of my life.

For now, I’m mostly at peace with the world and myself.

それだけだ。

Catégories : Karma · Life in Japan

Homeward Bound…

juillet 17, 2007 · Un commentaire

Plus que trois jours avant le retour au pays. Je suis content de retourner a Québec. Je vais pouvoir revoir tous mes frères et soeurs, mes parents, le reste de la famille. Manger des gros steaks pis de la poutine. Boire de la Molson. Faire des niaiseries avec les boyz. Raconter tout plein d’histoires sur le Japon.

Ah, j’avais hâte.

J’ai toujours hâte, mais…

La vérité, c’est qu’il y a deux semaines, j’ai rencontré une personne formidable. Au début je pensais que ca allait être comme avec toutes les autres filles que j’ai recontré ici, i.e. “Je suis trop occupée pour sortir de chez moi, l’an prochain peut-être?”.

Mais…! On s’est revus dimanche dernier. On a marché longtemps dans un coin perdu au milieu des forêts de bambou et des champs de riz, pour ensuite aller dans une izakaiya pour se souler avec abandon… J’ai vraiment passé une journée merveilleuse.

Le Spartiate solitaire aurait-il enfin trouvé sa Reine? Qui sait…

C’est bizzare comme feeling. Je ne suis pas euphorique. Je me sens étrangement en paix.

Mais ca fait un peu mal d’avoir a me séparer de ma belle.

Mais elle m’a dit “Je vais t’attendre, alors reviens vite.”

Je trouve ca tellement dommage d’avoir a quitter alors que je sens qu’on est vraiment sur le point d’en arriver a quelque chose de merveilleux. Ca fait mal, mais c’est, comme je dis souvent après une pratique de kendo, c’est de la bonne douleur. Ca veut dire que j’ai quelque chose d’important que je laisse au Japon pour retrouver mon pays, et que c’est quelque chose que je vais être content de retrouver quand je vais revenir. J’avais peur que ca soit difficile de remonter dans l’avion le 12 pour revenir, mais finalement, ca ne sera pas si pire.

J’ai quelqu’un qui m’attend ici.

Sur une note plus comique, aujourd’hui avec les deuxième année, on a pratiqué la phrase “Let’s make …”, comme dans “Let’s make a cake!”, et les élèves avaient a créer des petits sketches originaux en utilisant ce pattern la. Y’a une de mes élèves qui m’appelle pour me demander “Sensei, comment on dit 死体 en Anglais?” “Aucune idée” que je lui réponds, a son grand désarroi. Elle ne lâche pas prise pourtant, et elle m’écrit le mot en kanji. Or, je reconnais ces deux kanji. 死 veut dire “mort”, et 体 veut dire corps. Alors je lui demande, un peu inquiet “Tu parles d’un corps mort?” Elle de répondre “Non! Non!! Mort, mais qui bouge encore!” “Ah, comme un zombie?” Et la j’ai vu ses yeux s’allumer… “Oui! Oui! Un zombie! Let’s make a zombie!” Elle était toute contente, c’était trop mignon!

Sur ce, je m’en retourne a ma fin de journée de travail, la tête pleine de pensées de ma maison au Canada au milieu des orignaux et des ours polaires, de ma belle au milieu de notre petit village plein de vaches dans la campagne Japonaise.

Oh, et by the way les boyz, non je n’ai pas de photos de la belle, mais je vous assure, elle est superbe. Je n’ai pas pu prendre de photos dimanche, parce que nous étions tous les deux BEAUCOUP trop îvres. Je vais lui demander qu’elle m’envoie une photo avant de partir. Vous ne serez pas déçus, je vous promet!

Catégories : Karma · Life in Japan

A glimpse of the future, perhaps?

juillet 12, 2007 · Laisser un commentaire

Phew. Je suis claqué. Je sais que c’est juste jeudi, mais je suis vidé. Ca fait trois jours que je fais des side-jobs après l’ouvrage. Lundi je suis rentré chez nous a 11h00, mardi a 8h00 et hier a 11h30. Mais ca valait le coup! L’argent est toujours bon a prendre, et surtout, j’ai eu ben du fun!

Petit rappel/briefing sur la culture scolaire japonaise. A l’école régulière au Japon, on n’apprend rien. En fait, on apprend un peu, mais vu qu’on nivelle par le bas et qu’on veut que tout le monde soit égal, personne ne met énormément de pression sur les élèves pour qu’ils apprennent, fassent leurs devoirs, ou étudient le moindrement. Les parents qui veulent que leurs kids apprennent quelque chose, ils envoient leurs kids dans un juku, une école privée après l’école.

Au début, comme tout bon barbare (et comme vous j’en suis sur), je trouvais qu’envoyer ses enfants au juku, c’était sadique, stupide, et que ca représentait parfaitement le complexe obsessif compulsif des Japonais et que c’était un crime de forcer ses enfants a étudier jusqu’a parfois 11 heures les soirs de semaine et la fin de semaine.

C’était avant que je ne commence a travailler dans une école secondaire Japonaise.

Comme je l’ai mentionné au début, dans une école Japonaise, on se fiche pas mal de ce que les élèves retiennent de leur cours, de s’ils font leurs devoirs, ou de leurs notes aux examens. Ce qui compte, c’est que les élèves obéissent aux profs (en apparence, ce qu’ils font en réalité on s’en fiche), et de les préparer aux examens d’entrée au senior high school. Parce que vous savez que le junior high ne sert dans le fond qu’a préparer aux examens d’entrée au senior high qui lui-même ne sert qu’a préparer aux examens d’entrée a l’université. Et comme il n’y a pas d’examens d’entrée après l’université, tout le monde s’y pogne le cul a quatre mains.

Cet état de choses n’est un secret pour personne. Tout le monde sait fort bien que le système d’éducation en tant que tel ne demande que peu des élèves au point de vue académique, et qu’il sert plutôt a casser les élèves, les faires rentrer dans le moule et leur faire intérioriser aux élèves les multiples idiosyncrasies de la société Japonaise. S’ils apprennent quelque chose dans le processus, tant mieux, mais ce n’est pas la priorité. Les profs sont beaucoup trop occupés pour se soucier du succès académique.

Mais, même si tout le monde est au courant des lacunes évidentes et des échecs patents du système, dans la plus Japonaise des attitudes, personne ne dit rien, parce qu’au Japon, quand une personne mentionne un problème, cette personne devient le problème. Tout le monde voit les problèmes, mais personne ne s’indigne, parce que personne ne veut briser l’harmonie et passer pour le fauteur de troubles. C’est regrettable, mais c’est vrai. Pour preuve, même mes collègues profs envoient leurs enfants dans des jukus. Même les profs qui font tourner le système admettent qu’il n’est pas suffisant. Mon amie Maki songe a envoyer a très grands frais ses enfants dans une école internationale privée a Fukuoka, a des miles de Kumamoto, parce qu’elle n’a pas assez confiance en le système et qu’elle a peur que le potentiel de ses enfants y soit gâché. Et elle est prof, elle aussi!

Tout ca pour dire que, même si j’étais horrifié par la culture des jukus avant d’arriver au Japon, (et même si je trouve encore ca très dur et exigeant pour les jeunes), je suis maintenant le premier a dire que, si jamais j’ai a élever des enfants d’âge secondaire au Japon dans le système Japonais, ils vont aller au juku, et souvent a part ca. En fait, ce que je ferais, vu que ca n’a pas tellement d’importance si l’élève se présente a l’école ou non, c’est que pendant la journée, je ne l’enverrais tout simplement pas a l’école. Sur, les profs se metteraient sur mon cas, mais je ne suis pas japonais, et je ne me gênerais sûrement pas pour envoyer paître le premier prof avec assez de nerf pour venir sonner a ma porte pour réclamer a voir mon enfant. Je l’enverrais seulement a l’école pour faire les examens pour prouver qu’il est plus brillant que les autres. Et je me marrerais.

Pardonnez moi, je digresse. Tout ca pour dire que jusqu’a hier j’étais très curieux de voir un de ces jukus en action. Et hier j’ai eu l’occasion de non seulement visiter un juku, mais d’y enseigner deux heures d’anglais (et d’être payé 30 bâtons de l’heure, bonus non-négligeable et apprécié). Maintenant je comprends pourquoi autant de kids vont au juku et semblent aimer ca. L’atmosphère est tout ce que la classe d’école n’est pas. C’est un petit groupe (12 kids), ils ont plein d’énergie, et l’environnement est relax. Le prof ne se prend pas pour un autre, n’exige pas que ses élèves marchent au pas (mais exige qu’ils travaillent par contre). Le prof m’a laissé aller presque tout seul et m’a laissé déconner avec les jeunes autant que je voulais! Une heure de travail sérieux avec dictée et compréhension de texte, mais une fois cette partie “plate” terminée, c’était conversation libre. Et que je me suis amusé. Et les kids aussi. Des kids genki, le fun! C’est sur, fallait que je les rappelle a l’ordre de temps a autre, mais bon, c’est normal. Et le prof ne m’accusait pas de traumatiser les élèves la minute que je les corrigeait/rappelait a l’ordre. Je n’ai fait que poser des questions simples aux jeunes, dans le genre “What is your favorite manga? It’s “Initial D”. Why do you like it? Because I like cars.” C’est de l’anglais tout simple qu’ils connaissaient déja, mais comme j’employais des phrases qui n’étaient pas textuellement dans le livre utilisé en classe, ils ont eu beaucoup de difficulté. Mais on s’est amusés. Je leur ai demandé “Where are you from?”, question assez plate en soit. Mais je leur ai dit qu’ils avaient le droit de dire n’importe quoi, sauf “I’m from Japan.” Alors j’ai eu toutes sortes de réponses, bizzares et le fun. Un des kids m’a dit “I’m from Jupiter!” Wow, un kid japonais qui non seulement arrive a sortir de l’Anglais d’ailleurs que du livre et qui parvient a faire des jokes? A partir de ce moment la, son surnom est devenu “Spaceman”!

Pensez-y, donner un surnom a un élève, est-ce que j’aurais pu faire ca a mon école régulière? Naaah. Une autre fille, super gênée mais tellement jolie, elle ne voulait pas parler, alors je lui ai demandé “Are you from heaven? You’re so cute, you must be an angel!” Les autres ont ri, la fille est devenue rouge comme une betterave, MAIS elle a parlé, et si les autres ont ri, c’est qu’ils ont compris! Donc mission accomplie. Bien sur, je me serais fait abattre sur le champ si j’avais dit ca dans mon école. On a continué a jaser, a déconner, a faire plein de trucs qu’on fait normalement pas dans une classe d’Anglais (comme parler Anglais par exemple). Y’a une fille qui m’a demandé “Do you have a girlfriend?” En temps normal je réponds même pas parce que ca m’énerve, mais cette fois-ci j’ai répondu “No, but I’m strong, smart and handsome. Do you want my phone number?” Hilarité générale chez les deux qui ont compris! On a même discuté de jeux, et j’ai été très surpris de découvrir une fan de “Devil May Cry” parmi les filles. Nana chan, you kick ass! Ca et le spaceman qui lui est un fan de Metal Gear! Nice!

Bref, ca m’a fait grand bien de travailler avec des kids qui ressemblent un peu plus a ce que je m’attendrais de kids de 15 ans a Québec: jeunes, cools, pleins d’énergie, bavards, indisciplinés et paresseux. Spaceman, Angry Snowman et les autres, vous êtes des kids super, et j’ai bien hâte de vous revoir.

Il y a de l’espoir ici, il est bien caché parfois, mais il y en a.

Catégories : Life in Japan · School

SPARTANS! What is your profession?

juillet 9, 2007 · Un commentaire

(-Toi, quel est ton métier?

- Je suis potier monsieur.

- Et toi?

- Sculpteur.

- Et toi?

- Forgeron!

- SPARTIATES! Quel est votre métier?

- *WHOOOOO!* *WHOOOOOO!* *WHOOOOOOOO!*

- Tu vois mon ami, j’ai emmené plus de soldats.)

J’adore 300. Bon film, plein de sang, de carnages et de one-liners catchy.

Ca fait plus de trois semaines qu’il mouille pratiquement non-stop, trois semaines qu’on a pas vu le soleil. C’est déprimant. On ne sort pas, on ne peut même pas aller au dépanneur s’acheter une bière sans être complètement trempé. Alors ca explique les moments de faiblesse comme la semaine dernière. Ne vous méprennez pas. Je trouve l’école et les profs Japonais toujours aussi épais, stupides, têtus et inexplicables, mais y’a juste quand je suis fatigué et déprimé comme ces temps-ci que ca m’affecte. Autrement, j’y suis tellement habitué que ca me glisse dessus comme sur le dos d’un canard et j’en ris.

La fin de semaine a été bien occupée, mais très bien. Ca a commencé plutôt bizarrement vendredi. Je revenais de chez les Yoshida et j’étais après me déshabiller pour prendre ma douche, quand quelqu’un sonne a ma porte. D’habitude, c’est des quêteux et des témoins de Jéhovah (oh oui, il y en a au Japon aussi). A ma grande surprise, c’était Mme Serikawa avec son fils Mirai (joueur d’échecs invétéré que j’adore) qui m’implore a l’aide. Il se trouve qu’elle a une job de traduction Anglais-Japonais plutôt difficile et demande mon aide. Elle me montre: c’est un contrat entre la compagnie de jeux Electronic Arts et une track de course dans la préfecture d’Oita qu’ils veulent inclure dans un futur jeu de course. C’est pas facile!!! De l’Anglais de contrat, précis, drabe, du langage d’avocats… Déja que c’est pas facile d’écrire ca directement en Anglais… imaginez le traduire… et du Japonais a l’Anglais!!! Je me souviens d’avoir rushé par bouts dans mes cours de traduction a l’université… et c’était de la traduction entre mes deux premières langues!

Tout ca fait que je n’ai pu me rendre en voiture en ville que tard le soir, aux alentours de 9h30. Qu’a cela ne tienne, les Spartiates (Jovan et moi) et leur compère l’Athénien dépressif se sont dirigés vers leur restaurant de burgers préféré dans l’espoir d’y recevoir un sourire de leurs serveuses préférées respectives (metal girl pour moi et spartan lady pour lui). En l’absence de leurs muses respectives, les Spartiates se contentèrent d’un juteux cheeseburger et de frites maison qui leur rappela subtilement leur Sparte natale. Les Spartiates s’adonnèrent ensuite a de furieux duels d’Initial D Stage 4 ou ma petite Integra type R refusa complètement de drifter dans le sens du monde, donnant un score décevant de 6-1 pour l’équipe USA. Mais les Spartiates durent rentrer tôt ce soir la, car demain les attendait l’épreuve ultime.

Samedi. Les Spartiates s’extirpent lourdement de leur sommeil, sautent dans la spartiate-mobile et se dirigent sous une pluie diluvienne vers le stade connu sous le nom de Kumamoto Nishi High School. Les Spartiates y furent armés et blindés pour ensuite être lâchés l’un contre l’autre dans un match de kendo furieux, sanglant et glorieux. Voyez plutôt (je suis en blanc, pour votre information)

Round 1, part I. Ici, je score un point par “do”, c’est a dire une frappe au ventre. C’est ma frappe préférée mais aussi la plus difficile a rentrer comme il faut parce que c’est tellement facile de se protéger. Enfin, Canada 1, USA 0.

Round 1, part II. Ici, je score un point par “men” (hiki-men en fait), c’est a dire frappe a la tête. Canada 2, USA 0. Victoire pour le Canada!

Je vous montrerais bien le round 2 et le round 3 mais le round 2 a été un match nul et le round 3 n’a pas eu lieu pour raison de team USA épuisée et essouflée. Enfin voila, pour ceux a qui j’avais dit que je faisais du kendo mais qui ne savaient pas trop ce que c’était, maintenant vous savez. C’est un sport ou deux Spartiates complètement cinglés se frappent avec des sabres en bambou en hurlant. C’est brutal, c’est difficile et c’est douloureux. C’est le meilleur sport au monde!

Après le kendo, c’était le temps pour le seul vrai Spartiate de la gang (c’est a dire moi) d’aller briser des coeurs au Shark Attack. Outre une méchante bonne brosse, le vrai Spartiate y a également rencontré Eri, Machiko, Tomoka, Aya, et la charmante Mayumi, tout autant de jolies demoiselles locales. La soirée se serait continuée en compagnie de la belle Mayumi si ce n’avait été de son lift qui devait partir plus tôt… aah mais ce n’est que partie remise. Le Spartiate a réussi a obtenir le numéro de téléphone de la belle et s’est réveillé dimanche matin avec une invitation a continuer le tout la semaine prochaine sur son cell.

Spartans! What is your profession? WHOOO! WHOOO! WHOOOOOO!

Malgré le retour au bercail prématuré de sa dernière victime, le Spartiate ne s’est pas laissé abattre. Ayant rejoint ses compagnons de toujours, c’est-a-dire sa compatriote Charlene, le Spartiate Texan, sa princesse, l’Athénien dépressif, ainsi que le Kiwi et sa copine, le Spartiate s’est ensuite adonné a une game de dards plutôt sans histoire si ce n’est qu’au dernier round, frustré de se voir battu par son homologue texan qui, en lancant au hasard, avait réussi a enfiler deux bull’s eye de suite, lui rendit la monnaie de ses yens en lui accotant deux triple 20 pour terminer a 520 points contre 515. Take that!

La communauté s’est ensuite dirigée vers un karaoké assez cheap mais qui avait comme particularité de laisser les gens ammener leur propre boisson. Yatta! Outre une tentative assez ratée par les deux Spartiates de se taper “Cigaro” de System of a Down (désolé, mais il suffit pas d’être chaud pour la chanter celle la, il aurait fallu être sur l’héroïne, comme le chanteur), les highlights de la soirée karaoke furent deux chansons de Kenny Rogers (oui, pa, tu as bien entendu), soit “The Gambler” et “The Coward of the County”, chansons qui étaient étonnamment connues de mon chum le Kiwi.

Dimanche, a l’image de Dieu, les Spartiates se reposèrent. Se reposèrent avec d’autres courses d’Initial D stage 4 ou le Spartiate, frustré de la performance de son Integra Type R, fit l’acquisition d’une Toyota MR-2 au volant de laquelle il ne fit qu’une bouchée de l’opposition.

Tout ca pour dire que la fin de semaine fut mémorable, qu’il n’en reste plus qu’une avant le retour a Sparte et que le Spartiate a hâte de rentrer du front pour raconter toutes ses histoires de guerre de vive voix!

Catégories : Life in Japan · Party

I give up, I give up, I fucking give up!

juillet 5, 2007 · Laisser un commentaire

J’abandonne… j’essaie de faire ma job du mieux que je peux. Je fais vraiment des efforts pour laisser passer certaines, “particularités” de l’environnement et de la culture Japonaises qui ne font aucun sens. Je fais vraiment de mon mieux! Je suis prêt a endurer beaucoup de merde, beaucoup de stupidités et d’injustice qu’on essaie de me faire passer au nom de la “culture Japonaise”. J’essaie vraiment de tout mon coeur de croire en ce que je fais, de croire qu’en dépit de toutes les preuves qui vont a l’encontre, de tout ce qu’on en dit, que c’est possible d’enseigner un minimum d’anglais aux petits Japonais du secondaire. J’essaie de me dire que les profs d’Anglais Japonais ne sont pas tous des épais bornés. J’essaie vraiment! Je fais des gros efforts et j’endure/ignore un paquet de trucs. Mais y’a des jours (ou, dans ce cas-ci, des semaines) comme ca ou la réalité vous ratrappe, vous file un coup de poignard dans une cuisse pour que vous ne puissiez pas vous sauver, et se met ensuite a danser autour de vous en vous narguant.

Lundi et Mardi, je me suis obstiné avec un JTE sur une virgule. Oui, une crisse de virgule!!! Son point: on devrait enlever tous les points d’une question si il manque une virgule parce que c’est une erreur. Mon point: c’est une erreur qui en bout de ligne n’a pratiquement aucune importance et qui ne devrait en aucun cas valoir autant de points qu’un pronom mal utilisé ou un temps de verbe mal construit. Son argument: il faut que j’enseigne l’Anglais “correct” des examens d’entrée, même si je sais qu’il est complètement FUBAR. Mon argument: c’est rendre un service atroce aux élèves que de les couler a cause de virgules alors que plus de 50% d’entre eux ont encore de la difficulté a répondre correctement a “What is your name?”. Raison de ma colère: j’en ai ma crisse de claque de me faire questionner une fois de plus sur un point d’Anglais par un Japonais, alors que l’Anglais est ma première langue et demi (a défaut d’être entièrement ma première langue). Son point: J’enseigne l’Anglais depuis 20 ans. Mon point: J’apprends le Japonais depuis un an. Même sans me vanter, je pense qu’il faudrait être d’une mauvaise foi incroyable pour nier que je me suis énormément amélioré. Ton Anglais s’est-il amélioré en 19 ans? Et pourtant tu me contestes!

Maintenant aujourd’hui. Toutes les classes d’Anglais au secondaire ont une chanson dont on chante des petits bouts au début de chaque classe. Ce mois ci, c’est le mois des demandes spéciales pour les 2e année. Yuki, une de mes élèves préférées toute pleine de potentielle, demande “Girlfriend” d’Avril Lavigne. Au cas ou certains de mes lecteurs vivraient dans une caverne isolée, sachez seulement qu’Avril Lavigne est une chanteuse pop-punk-rock Canadienne excessivement populaire, et ce particulièrement auprès des jeunes filles d’âge secondaire. C’est du pop très genki, très énergétique, très bubble-gum et tout a fait inoffensif. Et ca aurait pu apprendre pas mal d’Anglais aux kids justement a cause de ca. OK, il y a un “fuck” dans “Girlfriend” (mais il est censuré), et un “What the hell?” mais je doute que les kids aient assez d’Anglais pour en saisir le sens et puis, si on leur explique pas… Or, M. Serikawa, mon collègue que j’adore mais qui fait de son mieux cette semaine pour se faire hair, me regarde et m’explique que dans une école on ne peut utiliser de chansons a contenu “sexuel” et “violent”. Avril Lavigne se fait censurer a l’école secondaire de Kyokushi pour violence et sexualité explicite.

Pourquoi est-ce que je me sens très fatigué tout d’un coup?

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Happy Canada Day!

juillet 4, 2007 · Laisser un commentaire

C’était le 1er Juillet, la fête nationale du Canada. Pas grand célébration quand on se trouve a l’autre bout du monde comme je le suis présentement, mais bon, j’ai eu un bon weekend alors tout est bien.

Pourtant…

C’est fou comme le meeting du lundi matin de mon école secondaire peut être déprimant. J’en comprends peut-être même pas 25%, mais c’est suffisant pour me mettre de mauvaise humeur, même si j’ai eu la fin de semaine la plus solide!

“Tiens, regarde le plan de la semaine, c’est ce qu’on va faire comme anglais cette semaine! Il faut que je retourne a ma classe!” m’annonce M. Serikawa en se sauvant de la salle des profs, l’air “occupé”. Par “plan”, il parle d’une feuille cryptique sur laquelle sont énoncés les points de la semaine (et qui se ressemblent étrangement de semaine en semaine). Ca m’emmerde. Qu’un prof spécialiste ne passe que si peu de temps sur sa matière de spécialité, c’est dommage et c’est stupide. Enfin, vous savez bien qu’en dépit des stéréotypes de l’ultra-efficacité Japonaise, l’expérience prouve qu’ “efficacité”, c’est un concept décidément barbare. Ca ne me met jamais en colère très longtemps. Il y a longtemps que j’ai réalisé qu’il y aurait toujours des trucs que je n’avalerais jamais dans mon école, et il y a longtemps que j’ai décidé que je ne laisserais plus ce genre de conneries gâcher mes journées.

Le meeting matinal. Tous les profs ont l’air de zombies qui n’ont pas mangé pendant trois semaines. (d’habituade, ils ont l’air de zombies qui n’ont pas mangé depuis une semaine). Tout le monde se plaint qu’ils sont fatigués. “Otsukaresamadeshita” que ca se dit en Japonais. Honnêtement, j’en ai ma sainte claque d’entendre cette phrase la. En fait, j’en ai mon cul de ces Japonais surmenés qui font des meetings pour se dire les uns aux autres a quel point ils sont tous plus fatigués les uns que les autres. Étrange que de les entendre se plaindre 24/7, considérant l’importance du “gaman”, qui signifie “endurance”, ou “stoicisme”, dans la culture Japonaise.

Enfin, les Japonais (comme tous les peuples de la planète, remarquez bien), n’en sont pas a une contradiction près.
Pour ce qui est des bonnes choses, vendredi on est allés (une fois de plus) virer Kumamoto a l’envers. Sans aller dans les détails, disons seulement qu’on a eu bien du plaisir et que la soirée s’est terminée vers les 4h30 du matin a l’appart de Jon, mon chummy de la Nouvelle-Zélande, et que son sofa en cuir m’a arraché la peau du dos (ciboire, comme un gros band-aid).

Je me suis également décroché un autre petit contrat d’enseignement privé. Cette fois ci c’est chez une famille coréenne relativement aisée (le père est coach de handball de calibre olympique alors… c’est pas des tout-nus). Le kid est brillant, il est adorable, la bouffe est délicieuse et le salaire honnête alors, que demander de plus?

Il mouille, il mouille, il mouille a tous les jours! J’en ai ma claque! Ca commence a me rendre sérieusement de mauvaise humeur. Ca et la stupidité constante de certains de mes collègues de travail, mais, ca, je préfère ne pas en parler. Mon allergie aux Japonais stupides pourrait revenir.

Bonne fin de soirée!

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