The Barbarian and the Geishas

Entrée de octobre 2007

The Aftermath

octobre 24, 2007 · Laisser un commentaire

Des fois je me pose des questions sur ma capacité à enseigner l’Anglais.

Remarquez bien, ce n’est pas sur ma compétence que j’ai des doutes. Non, quand même, avec mon diplôme, mes capacités et mon background, ce serait de la modestie mal placée.

Mais rappelez-vous comment j’ai appris mon Anglais. Dur a dire. Je l’ai appris de plusieurs façons. En jouant à Dragon Quest, en écoutant Sesame Street. En ravalant ma fierté et en allant voir Star Wars Episode I en Anglais quand il est sorti au cinéma (quand j’y pense, c’était le premier film que j’ai vu en VOA de ma vie… en 1997, 10 ans déjà). La seule chose que je peux dire avec certitude, c’est que j’en ai appris fort peu a l’école.

Oui, je crois que j’ai appris mon Anglais de bien des façons, mais pas à l’école. Et je crois que c’est bien ainsi. Et je crois que ca m’a donné un niveau d’Anglais immensément supérieur a la moitié des Québécois moyens (l’autre moitié ne le parlant pas par choix, ils ne valent même pas la peine d’être comptés).

Pour en venir a ma plus grande (et peut-être) fatale faiblesse en tant que prof d’Anglais. De par mon expérience personnelle, et ce que j’ai pu observer, malgré mes efforts pour croire le contraire, je crois, dans mon fort intérieur, que c’est impossible d’apprendre une langue à l’école. On n’apprend pas une langue. On la “pick-up”. On la lit, on la voit, on l’écoute, certes sans la comprendre au début. Mais ce n’est pas en se la faisant gaver de force qu’on l’apprend vraiment.

L’apprentissage “forcé” (par opposition a l’apprentissage naturel) est loin d’être inutile, mais il n’est pas le moteur premier du développement d’une langue seconde. Avec des cours, on corrige les erreurs de “pick-up”, on perfectionne, on s’explique ce qu’on sait mais qu’on ne comprend pas vraiment. Mais ca ne remplace pas l’exposition, l’expérience, les essais et les erreurs.

Je ne dis pas que j’ai raison et que tous les profs qui enseignent une langue étrangère perdent leur temps. Mais je pense qu’en tant que prof, cette disposition me nuit dans mon travail. Et ca n’aide pas que certaines particularités du système Japonais font ressortir et exacerbent cette croyance.

Enfin bref, tout ca pour dire que des fois je fais mon travail sans trop croire que je puisse faire une différence. C’est un peu dur a décrire comme feeling, et comme bien des trucs que j’écris ici, ca paraît pire que c’est. Je vais bien, j’aime toujours mon travail, c’est ce qui compte.

Catégories : School

G3: Gundam Geeky Goodness

octobre 19, 2007 · Laisser un commentaire

— UPDATE —  Les images sont la!

J’ai été relativement occupé ces deux derniers mois avec le retour à l’école et la saison des concours d’Anglais. Entre mon travail et la mauvaise température, j’ai eu peu d’occasions de renouer avec mon mech-head intéreur et de me remettre a la construction de mes gundams. J’ai des gundams non assemblés plein ma garde-robe et j’ai l’intention de les finir cet hiver. Juste pour le fun (et pour vous montrer a quel point je suis incapable de résister la minute que je mets les pieds dans un hobby shop), voici la liste de ce que j’ai et de leur statut opérationnel (plus ou moins en ordre d’acquisition/assemblage).

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Mon garde-robe plein de peintures et de boîtes. Les modèles sont tous achetés par moi, mais j’ai hérité de beaucoup de peinture quand Jason et Jovan sont partis du Japon. Pensez-vous sérieusement que je peindrais un gundam en mauve???

Modèle Statut

MS-o6 Zaku II (MG 1/100) assemblé, non-peint, pas de projet de peinture

Destiny Gundam (1/100) assemblé, peint, job de peinture so-so

RX-178 Gundam Mk. II (MG 1/100 V.2) peint, en cours de réassemblage, bonne job de peinture

Gundam Astray Red Frame (1/100) assemblé, peint, job de peinture OK

ZZ Gundam (MG 1/100) pratiquement assemblé, peint

Gundam X Divider (1/100) dans la boîte

God Gundam (MG 1/100) en cours d’assemblage

Victory V2 Gundam (1/100) dans la boîte

Strike Noir Gundam (MG 1/100) dans la boîte

Nu Gundam (special ed. 1/100) dans la boîte

Dragon Gundam (1/100) dans la boîte

X-1 Crossbone Gundam Full Cloth (MG 1/100) dans la boîte

RX-79 (G) Ground Type Mass Production Gundam dans la boîte

En plus de tous ces gundam, j’ai également trois voitures d’Initial D dans ma ligne d’assemblage: une MR-2, une Integra Type-R, et une Lancer Evolution III. J’ai l’intention de peindre ces voitures aux couleurs de ma propre équipe de course, the Kumamoto Spartans!

J’ai terminé d’assembler mon ZZ Gundam la semaine dernière, et j’ai terminé la job de peinture de mon RX-178 Mk II hier. Le ZZ est semi… j’ai peint les pièces avant l’assemblage et il y a des traces de moulage qui paraissent et des pièces qui ne fittent plus. C’est semi ma faute, le design du ZZ est modulaire, avec des pièces qui doivent bouger lors des transformations. Ca rend le tout compliqué et c’est presque inévitable que certaines pièces s’emboîtent mal. Ce dont je suis moins content, c’est la job de peinture. J’avais essayé avec uniquement de la peinture régulière (et non de la peinture a fini mat). Si la job de peinture est parfaite, le fini brillant paraît bien, mais elle a tendance a s’accumuler (et donc a faire des patchs de couleur inégale sur le plastique) et ca rend les retouches a l’abrasif très difficiles (et inmanquablement visibles).

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1/100 MG ZZ Gundam, complété, peint et assemblé (moins le backpack que je n’ai pas fini d’assemblé et les décals que je n’ai pas encore posés).

Je suis beaucoup plus satisfait de mon Mk II. Ca avait été un des premiers modèles que j’ai assemblés mais je n’avais pas voulu le peindre de peur de le gâcher. J’avais commencé a le désassembler pour le peindre avant les vacances mais je n’avais pas eu le temps de retravailler dessus depuis mon retour. Cette semaine j’ai décidé de me donner un coup de pied au cul et de le finir. Contrairement au ZZ, je lui ai fait une job de peinture entièrement fini mat. C’est plus facile a peindre, c’est plus facile de réparer les taches (un petit coup d’abrasif léger et une vulgaire efface de crayon suffisent), et l’encrage et les décals sont beaucoup plus faciles a faire par la suite. Je suis vraiment content du résultat malgré quelques petites bavures. J’avais utilisé de la gommette blanche pour masquer le cablage des articulations mais la peinture a passé au travers… je me retrouve donc avec des joints de la mauvaise couleur mais bon, au pire je les changerai (non, je ne démonte pas l’armature… je vais les endurer comme ca).

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1/100 RX-178 Gundam Mk. II, assemblé et peint (ne reste que les décals a faire).

Bref, comme vous pouvez le constater, j’ai suffisamment de plamo (plastic model) en réserve pour me garder occupé un bon bout de temps. Je crois par contre que je vais réviser ma technique. A date, j’ai obtenu mes meilleurs résultats en utilisant la technique la plus complète, c’est a dire de découper/sabler les pièces, d’assembler, démonter, peindre et réassembler. Au début, quand j’ai commencé a peindre, j’utilisais la méthode “vite fait bien fait”, c’est-à-dire de peindre les pièces avant de les avoir découpé de leurs grappes et sablées. L’avantage évident de cette méthode est la vitesse, mais c’est parfois difficile de s’assurer qu’il y a de la couleur partout et que ca laisse des vilaines marques lors du découpage qu’il faut souvent repeindre une a une anyway.

Ma méthode de prédilection se retrouve a quelque sorte entre les deux. Les gundam MG (Master Grade, plus détaillés) ont tous une armature interne relativement élaborée avec les articulations qui comprend généralement un bon 50% des pièces du modèle. Le reste des pièces comprend les plaques de blindage, les accessoires et les armes. Partant du principe que si on ne le voit pas et que ca ne paraît pas, ca n’a pas besoin d’être peint, je n’ai pas vraiment besoin de peindre l’armature interne, seulement le blindage et le reste. Ca sauve du trouble et ca évite que la peinture se retrouve dans les joints et empêche les pièces de s’emboîter correctement. Même dans les pièces qui paraîssent, il y a plusieurs petites pièces (la couverture des radiateurs sur le RX-178, par exemple) qui sont déjà moulées dans les bonnes couleurs et que ca ne vaut pas vraiment la peine de peindre. Le seul problème avec cette méthode, c’est qu’en manipulant les pièces comme ca, c’est facile d’endommager/perdre des pièces. J’ai endommagé le joint de la main droite de mon Mk. II (donc si je veux qu’il tienne quelque chose faut le coller) et perdu le couvre-joint du coude gauche.

Ensuite, une fois les pièces repeintes, il faut encrer, c’est à dire mettre en relief les rainures et autres détails de l’armure au crayon noir et à l’encre. Il y a plusieurs façon de le faire mais ce n’est jamais facile et ca demande souvent plus de dextérité que ce que je peux fournir. La méthode que j’utilise le plus souvent est de beurrer épais avec mon crayon encreur noir (c’est un crayon spécial pour ca, l’encre est très clair et se dépose dans les crevasses), d’essuyer le trop plein avec un mouchoir et de finir le tout en effacant les traces avec une efface de crayon.

Bref, c’est beaucoup de boulot, ca prend du temps, mais ca occupe et ca relaxe. Hier, je travaillais sur mon RX-178 en regardant le baseball à la télé et en buvant une grosse bière. Oui j’ai l’air d’un colon et je fais peur a ma voisine quand je me pointe dehors en boxers, une serviette dans le visage pour me protéger des vapeurs de spray, avec mes cannettes de peinture, mes boîtes pleines de pièces, et il fait froid quand je dois faire tout ca l’hiver. Quand j’en fais plusieurs jours de suite, je finis par me moucher de toutes sortes de couleurs. Mais c’est le fun, j’aime ca, et c’est ce qui compte. Je ne suis pas tellement habile de mes mains, mais j’aime construire des trucs. Un de mes objectifs (peut-être pour l’été prochain), c’est de me bâtir un de ces énormes tanks M-4 Sherman (tanks américains de la 2e guerre mondiale) a échelle 1/60 (c’est huge, croyez-moi) téléguidés. Ca coûte un bras et demi, mais c’est tellement cool, ca ne demande qu’à être acheté et à être traité avec amour.

D’autres photos, avant de finir:

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Gundam Astray Red Frame, assemblé et peint… premier modèle que j’ai peint avant d’assembler. Il y a plein de pièces brisées sur le modèle qui sont cachées par la pose. Les deux joints des épaules sont brisés et les bras sont directement collés aux épaules, me laissant un maigre 30 degrés de mobilité.

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1/100 MG God Gundam. Pas très grand, et pas encore fini (j’y travaille), mais un modèle qui s’en vient bien. L’armature interne est bien faite et très solide. J’adore les pieds, il y a une espèce de “semelle” en caoutchouc qui donne au modèle une bonne stabilité. J’ai même réussi a le faire tenir sur une seule jambe (une pose “high kick”).

Ca va? Tout le monde n’a rien compris? Parfait.

Bonne fin de journée!

Catégories : Cool Stuff

A Job Well Done

octobre 19, 2007 · Laisser un commentaire

Phew. Encore fatigué. Hier a été une journée bizzare a la job. Apparamment qu’un élève de secondaire 1 a trouvé une note disant “crève!” dans son sac. Les profs en ont fait toute une affaire et plusieurs classes ont été annulées pour “en discuter” avec les élèves. Ah… cette manie de tout discuter en comité pour la forme. Enfin, seulement une de mes classes a été annulée alors c’est pas si mal.

Il y a un concours d’Anglais (oui, un autre) mercredi prochain et la pratique bat son plein. On a pratiqué jusqu’a 18h15 hier. Je sais que c’est pas si mal mais considérant que j’arrête d’être payé a 16h00…  je pense que j’ai fait du bon travail. Il y avait également quelques élèves qui étudiaient pour passer leur “eiken”, un test “d’Anglais” de conception douteuse et Japonaise. C’est selon moi un test fort mal conçu qui répartit mal le niveau requis et dont les questions sont souvent ambigues et ont plusieurs réponses possibles. La preuve la plus flagrante de la malconfection (nouveau mot, scusez le) du eiken c’est que j’ai parmi mes élèves plusieurs détenteurs de divers niveau d’eiken, mais seuls deux d’entre eux (elles, en fait), sont capables d’avoir une conversation de base (et je réitère, de base-base, on est très loin de s’approcher de la “fluency”). Passe le test mais incapable d’utiliser la langue… génial. Dire que c’est censé servir de qualification pour les Japonais voulant aller étudier a l’étranger. I’m not impressed.

Tout ça pour dire que 4 de mes élèves vont le tenter aujourd’hui, dont Yuki, une de mes élèves préférées de 2e année, qui va tenter le niveau 3 (12 étant le moins élevé et je ne souviens plus du niveau maximum). Elle avait l’air toute démoralisée hier soir. Elle est brillante et elle étudie beaucoup son Anglais, mais il y avait des trucs dans son cahier de pratique… disons, douteux. Je n’entrerai pas dans les détails mais je dirai seulement que si un Anglophone natif (OK, dans mon cas, 95% natif…) n’est pas capable de réussir un tel test avec un résultat de 99% assuré, c’est qu’il est mal concu et ne mesure pas les bonnes compétences. Ca me rend triste parce que les élèves qui essaient ces tests sont vraiment motivés et aiment l’Anglais, mais souvent ils finissent par échouer le test malgré tout, et ça les démoralise et beaucoup se disent “A quoi bon?” et lâchent tout.

Il n’y a pas grand chose que je puisse faire, vraiment. Le mieux que je puisse faire, c’est une tape dans le dos en leur disant que je suis fier d’eux.

Si ça peut en motiver seulement un à continuer,  à ne pas lâcher, je suis heureux.

Catégories : School

Medical Adventures

octobre 18, 2007 · Laisser un commentaire

Bleh.

J’ai eu un dernier deux semaines crevant. J’ai donné deux fois plus de classes au primaire que d’habitude, j’ai eu le festival sportif de mon école maternelle, le party d’halloween de mes amies de ECC de Yamaga, le festival de mon école secondaire, et… et bien si je n’avais pas callé malade mardi ca ferait aujourd’hui ma 9e journée de job sans congé.

Le party de ECC a été le fun. J’étais déguisé en “funky karateman”, avec mon gi blanc, un afro rouge et des lunettes soleil oversize. Génial. J’ai rencontré deux des élèves d’Aiko, l’une d’entre elles était la grande soeur d’un de mes élèves du secondaire. J’ai aussi vu de mes élèves la-bas. Le monde est petit dans la campagne Japonaise! Ca m’a aussi permit de revoir Yukie chan, que je n’avais pas vue depuis le printemps dernier. Toujours aussi belle, mais elle avait l’air d’un zombie tant elle était fatiguée et elle avait l’air contente mais un peu mal à l’aise. Je ne comprends toujours pas cette fille et pourquoi elle ne laisse pas son mec actuel qui est un criss de jaloux, qui ne la rend manifestement pas heureuse et qui plus est a 10 ans de plus qu’elle. Ce n’est pas seulement une impression, je l’ai entendu de deux de nos amies communes. La différence avec avant, c’est que ca me glisse dessus comme sur le dos d’un canard. Après tout, c’est certainement pas moi le pire dans l’histoire.

Le festival de l’école était un peu plate, mais cette année au moins je comprenais un peu ce qui se passait et de quoi ca parlait. J’ai toujours de la difficulté a prendre les présentations sur “la guerre d’Okinawa” au sérieux mais celle de cette année était moins pire. J’ai quand même une petite envie qui demeure de faire une présentation sur l’unité 731, juste pour leur faire comprendre qu’ils sont loin d’être les pire victimes dans tout ca. Enfin, j’ai passé le plus clair de mon temps a jaser avec des élèves du primaire et des parents, et j’étais payé pour faire tout ca alors c’est rien de perdu.

Mais venons en aux faits. Il y a deux semaines, je me suis planté comme un épais dans les escaliers menant a mon appartement. Ils sont crottés comme c’est pas permis. il y a une couche de limon vert dessus. C’est dégoûtant et, les jours de pluie, fichtrement glissant et dangeureux. Je me plante donc, cogne violemment mon gros orteil droit et pète l’ongle. Celui-ci, en repoussant quelques jours plus tard, a eu la brillante idée de s’incarner, et au bout d’une semaine c’était clair qu’il fallait aller a l’hôpital.

J’avais entendu des histoires d’horreur à propos des hôpitaux Japonais. Les docteurs sont sadiques, hautains, autoritaires et excessivement parcimonieux dans leur dispense de sédatifs pour les anesthésies locales. Et ils vont vous ruiner en vous vendant vingt-quatre sorte de médicaments dont vous n’avez pas besoin (et qui n’ont aucun effet de toute facon) parce que généralement la pharmacie leur appartient. Et ils ne parlent pas Anglais.

“Ben, que j’me dis, ca peut pas être pire que d’attendre trois heures dans un incubateur a C-difficile entouré d’épais qui vont voir le docteur pour un rhume. Et puis, un ongle incarné, ca se soigne pas tout seul, faut le faire réparer. Donc j’ai pas le choix.” Je me dirige donc vers l’hôpital, peu rassuré mais bon. Je me pointe au comptoir. Je demande a l’infirmière en Japonais impeccable “Excusez-moi mademoiselle, mais c’est ma première fois dans un hôpital Japonais. J’ai aucune idée de ce que je dois dire ou faire, mais j’ai un pied a faire réparer. Pouvez vous m’aider?” Choc. L’infirmière se retourne. Demande a son collègue “Hey, aide moi! J’ai un gaijin devant moi, je fais quoi?” Entendant cela, je lui flashe ma carte d’assurance maladie JAPONAISE. HA-HA! Tu ne t’attendais pas a ca, hein? Score one for team Canada.

Je remplis les papiers (quelques questions plus ou moins bizzares) et on me dit de m’asseoir et d’attendre. J’avais prévu le coup et j’avais amené mon IPod et une revue de musique (oui, en Japonais). Je sors ma revue de mon sac, je pars mon IPod… j’entends “M. Tremblay, bureau numéro 5 s’il vous plaît!”

WTF?!?

J’ai attendu, quoi, 30 secondes??? En moins d’une minute j’étais devant le doc en train de lui expliquer et de lui monter mon pied. Pas si facile d’expliquer ca… mon Japonais médical est so-so et des mots comme “infection”, “chirurgie”, etc… sont au-dela de ma connaissance. Qu’a cela ne tienne, le doc parle Anglais! Ben pas, couramment, mais il connaît suffisamment de termes médicaux pour patcher les trous dans mon Japonais.

Le verdict est simple: j’ai un centimètre d’ongle pris dans la peau de mon orteil tout enflé, et faut couper. Chirurgie. Je demande au doc quand je peux prendre rendez-vous pour la chirurgie. “Pourquoi un rendez-vous? Tu ne peux pas maintenant?”

WTF?!?

Pas d’attente, pas de rendez-vous deux semaines plus tard? Moins de 10 minutes après avoir mis les pieds a l’hôpital, j’étais étendu sur un lit avec le doc en train de me faire pas une, mais trois shots de sédatifs dans l’orteil.  Et commence a faire son ouvrage. Le seul truc bizzare c’est que le lit ou j’étais était dans la même pièce que le bureau du doc. Étendu dans le lit à côté de moi était un vieux monsieur en train de se faire faire une injection, et plus loin il y avait quatres autres obachan en train de dormir. Et les infirmières circulaient partout. Bref, tout le monde voyait le doc en train de faire une boucherie avec mon orteil. Au bout de 10 minutes, c’est fini. Le doc me demande “Ca fait mal?” “Doc, vous avez commencé?” que le lui réponds.

L’opération finie, je passe à la caisse. 5500Y pour le tout, plus 500Y de médicaments. Pas trop mal hein, messieurs les communistes. J’ai commis le double blasphème d’avoir payé pour recevoir des soins médicaux et de les avoir reçus sans attendre un minimum de trois heures. Je suis rentré a l’hôpital a 4 heures, j’en suis sorti avant 5 heures. C’est vrai qu’il a fallu que je retourne faire faire mon pansement 3 fois depuis vendredi dernier, et que je suis pas certain que c’était une bonne idée de me donner des antibiotiques mais bon… (je les ai pas pris de toute façon alors).

Enfin bref, ainsi se termine le premier épisode (et, espérons-le, le dernier) épisode de mes aventures médicales au Japon.

Maintenant, quelque chose a quoi je pense depuis un petit bout de temps… Non en fait c’est pas vrai, ca s’est pensé, décidé et réglé en dedans de deux semaines. Je rentre à Sparte pour le temps des fêtes. Du 19 décembre au 9 Janvier. C’est plus long que ce que je pensais mais pas tellement de choix avec mon horaire et les billets et tout. Plus de détails dans un autre post mais c’est confirmé.

A plus!

Catégories : Life in Japan

Elementary Adventures

octobre 3, 2007 · Laisser un commentaire

Euh, prenez le pas mal le titre, je vais bien. Mais ca adonne que j’ai beaucoup de classes au primaire ce mois-ci et fort peu d’idées quant a ce que je vais leur faire faire. D’habitude, ce n’est pas trop difficile. J’adore toujours mes élèves et enseigner au primaire. Mais dernièrement la réalité m’a comme rattrappé subitement. Je me démène, je prends des heures a planifier mes classes et a préparer du matériel. Est-ce que les élèves se souviennent le moindrement de l’Anglais que je leur ai enseigné? Malheureusement, je suis forcé d’admettre que non. Les élèves au primaire m’adorent, ils adorent mes classes, mais on a un sérieux problème de rétention. Sérieusement, si ca fait plus d’une semaine que je passe sans toucher un point d’Anglais, mieux vaut le considérer comme oublié et a revoir. C’est probablement hors de ma compétence de professeur “amateur” d’inculquer quelque forme d’Anglais (ou de n’importe quel autre sujet, a plus forte raison une langue étrangère) durablement a de jeunes enfants avec aussi peu que une ou deux heures par mois. Mais étant ma nature de me blâmer à propos de tout et de rien, et particulièrement à propos de trucs pour lesquels je peux absolument rien y faire, je ne peux m’empêcher de me dire que c’est de ma faute, que je suis pas un bon prof, et que ca irait dont mieux si j’utilisais des chansons et la méthode genki English ( prétendons qu’on peut rendre le Japon entier bilingue en souriant et en chantant des chansons… pas pour moi). Comme vous pouvez vous l’imaginer facilement, mes doutes disparaissent assez rapidement quand j’entre dans mes classes, mais quand même, c’est un petit arrière-goût dont j’aimerais pouvoir me débarasser.

Aujourd’hui j’enseignais aux première et aux cinquième année. Avec les 5e années, on a continué a se préparer pour faire des crêpes. La semaine dernière, je leur avait fait chercher les mots essentiels pour l’activité avec un dictionnaire Anglais-Japonais. Oui je sais, pas de chanson, pas de jeux, donc impossible dans une école primaire. Bleh. Ils ont adoré. C’est le genre d’activité qui donne une chance de pratiquer l’Anglais plus sérieusement un peu et ca donne une chance aux kids qui sont moins extravertis (donc qui ne veulent pas parler) d’utiliser leur connaissance de l’Anglais. Aujourd’hui, j’ai vu une élève qui a déja passé 10 minutes devant la classe a se regarder les souliers en silence plutôt que de répondre a ma question me lire très facilement la feuille de recette de crêpes en Anglais que j’avais passée. Et tout ce qu’il a fallu pour les motiver, c’est de les menacer de les priver de crêpes si j’entendais un mot de Japonais la journée de l’activité. Oui je sais, c’est “dark side” de menacer des élèves du primaire. Peu importe, ca m’amuse, et ca les fait apprendre (nyark nyark!!!).

Avec les petits, on a simplement refait une classe sur les couleurs comme le mois dernier. Je sais que c’est plate un peu de refaire le même sujet deux fois alors que j’ai si peu de temps, mais avec les classes d’Anglais sont tellement espacées pour les 1ere 2e que c’est a peu près certain qu’ils vont tout oublier entre les classes. J’ai décidé de simplement garder le même thème mais d’utiliser des activités différentes et introduire quelques nouveaux concepts (comme aujourd’hui, plus de couleurs) par la bande plutôt que d’avancer sur un nouveau sujet. J’essaie aussi petit a petit d’en donner un peu plus a faire aux profs. C’est leur travail, c’est ce que le MEXT (le MEQ Japonais) veut, et quand le prof de la classe s’en mêle ca ajoute un dash de sérieux a mes classes qui souvent sont considérées uniquement comme du jeu. Avec la majorité des profs, je n’ai pas de problème, mais plusieurs profs me laissent tout l’espace. Au début, j’étais un peu naif et plein d’énergie et je préférais ne pas avoir de prof dans les jambes, mais, maintenant, étant plus vieux, plus sage (et plus fatigué), je sais qu’a long terme, ca sera probablement mieux si je m’en tiens a mon véritable rôle d’assistant/spécialiste.

Aujourd’hui, j’ai vu/appris quelque chose d’étrange a l’école. Ce matin c’était l’assemblée générale d’octobre, et le directeur nous présente deux jeunes (et jolies ^o^) stagiaires en provenance de l’Université Shokei (une université pour filles de Kumamoto si je me souviens bien). J’ai cependant été fort surpris d’apprendre qu’elles n’étaient pas des profs “de classe” (qui enseignent des sujets, s’occupent des élèves, etc…), ni même des profs d’éducation spéciale, mais bien des profs “de cuisine” (en Japonais kyuushoku no sensei, littéralement le prof du lunch d’école). Je respecte les profs du kyuushoku. Nourrir adéquatement 300 kids a chaque jour c’est de l’ouvrage. Mais j’ai toujours trouvé ca bizzare qu’on les appelle “sensei”. A mon sens a moi ce ne sont pas vraiment des profs, non? Elles travaillent fort et méritent chaque yen qu’elles gagnent, mais, c’est pas un peu exagéré que leur donner le titre de prof? Et maintenant je trouve ca encore plus bizzare qu’il faille des études universitaires pour faire ce genre de travail… J’imagine que ca demande de bonnes connaissances en nutrition et trucs du genre (après tout ces “profs” ne font pas que préparer la bouffe en tant que telle, c’est aussi eux qui sont en charge de décider le menu de A a Z pour chaque jour dans l’année, etc…, bien au dela d’une cafétéria d’école a Québec), mais un diplôme universitaire? J’imagine qu’il y a des choses qui m’échappent, mais quand même, suis-je seul a trouver ca au moins un peu bizzare?

Ouais, vous avez probablement deviné. C’est plate en maudit les meeting d’école. Ca m’écoeure parce que malgré ma connaissance du Japonais, je comprends fuck-all dans les meetings parce que ca parle en keigo (langage lèche-cul ou le locuteur se rabaisse tout en glorifiant son interlocuteur), et je me suis fait un point d’honneur de ne jamais parler en keigo (parce que comme j’ai été élevé, être poli c’est une chose, être hypocrite en est une autre, et étant un gaijin je peux simplement prétendre que je ne suis pas capable de…). Je veux rentrer chez nous, aller m’entraîner, jouer à Company of Heroes et finir de monter le bras de mon ZZ. Mon appartement a besoin d’un coup de balai, mais ca sera pour une autre fois. Et je travaille ce dimanche!

— NEWSFLASH —

Party d’Halloween de ECC (classes d’anglais ou travaillent entre autres mes amies Aiko, Yukie et Selfa) le 13 octobre! Aiko et Yukie (vous savez, celle qui veut me voir mais ne peut pas parce que son ojisan de chum ne veut pas et qui se dit encore mon amie après 8 mois sans m’avoir donné de nouvelles) veulent absolument que je vienne les aider. Ca me dérange pas, et Aiko paie toujours bien, mais c’est surtout le party d’après qui m’intéresse. J’ai des “loose ends” a finir avec certaines personnes et ca va être l’occasion idéale. Otanoshimini! (a suivre dans le prochain épisode!)

Catégories : School

To hell and back…

octobre 1, 2007 · Laisser un commentaire

Ouais, la seconde moitié du mois de septembre aura été so-so. La principale raison ayant été un cas (mineur) d’empoisonnement alimentaire qui m’a quand même mis hors-service pendant 5 jours. Aucune idée quant à la cause, mais ce que je peux vous dire avec certitude, c’est que d’avoir a faire une journée de job avec ca dans le corps (et au primaire en plus), ca a été l’enfer total. Ajoutez a ca deux jours de pète-rote-chie-par-les-deux-bouts  et de 39 de fièvre et ca vous donne une belle fin de semaine de 3 jours gaspillée.

J’ai été bien occupé a l’ouvrage la semaine dernière et je suis claqué. Je me suis un peu reposé en fin de semaine… Ca a fait du bien! J’ai pas fait grand chose…  juste me reposer, nettoyer le fallout de la semaine dernièr, faire mon lavage… et passer des heures a jouer a World in Conflict, la nouvelle cocaine digitale. C’est pas très long comme jeu, mais toute la joie de taper du communiste a coups de TOW, de barrages d’artillerie et de grenades incendiaires y est, le visuel est superbe, et l’histoire est bonne. Avec Alec Baldwin qui raconte l’histoire de l’invasion des États-Unis par les Soviets et les Chinois… c’est comme Red Dawn, mais avec plus de crédibilité et d’explosions.

Sinon, j’ai passé la soirée hier soir a nourrir mon gothique intérieur avec le nouvel album de Nightwish, Dark Passion Play. Ca faisait très (trop) longtemps qu’on avait pas eu de nouveau Nightwish a se mettre sous la dent, et j’avais hâte d’entendre la voix de la nouvelle chanteuse pour vrai. Le verdict: c’est plus tout a fait pareil. Nightwish sonne maintenant étrangement similaire à Within Temptation selon moi. C’est pas une mauvaise chose, parce que j’adore WT aussi, mais disons que comparés a Nightwish, WT, c’est les ligues mineures. Du moins c’est ce que je pensais en écoutant les premières tracks (Amaranth en particulier, ca sonne très WT), mais plus ca avance et plus j’écoute le CD… c’est bel et bien du Nightwish. J’ai fini par y trouver ce que je cherchais. Ce “oomph” symphonique épique dans la musique et ce dash de “kick-ass” purement heavy metal. Bref, je suis satisfait. Ce que je suis curieux d’entendre maintenant, ce sont les plus vieilles chansons du band, avec la nouvelle voix. Je veux entendre Annette chanter Dark Chest of Wonders, Stargazers et Everdream!

Coups de coeur définitifs: Bye Bye Beautiful, Eva, Sahara

- End unintelligible goth music rant -

Puisqu’on est dans les trucs gothiques (donc dépressifs?), ca va faire bientôt un mois que je n’ai pas vu Mayumi. Ca me dérange plus ou moins parce que je n’ai pas vraiment perdu contact avec elle et je n’ai pas vraiment besoin de me battre pour avoir de ses nouvelles. C’est juste qu’avec le mois d’octobre que j’ai devant moi… on pourrait bien être deux mois sans se voir. Oh well…  c’est poche la solitude, mais dans un sens c’est aussi bien ainsi… mieux vaut ne pas rallumer une flamme que je serai trop occupé pour entretenir dans les prochaines semaines. Ah, m’lady, je m’ennuie de vous!

Mais pas trop.

Avec mon corps en colère contre moi, ma fièvre et ma fatigue, ca va faire bientôt deux semaines que je n’ai pas été m’entraîner. Je m’en ressens. Physiquement, il me manque quelque chose. Probablement que ca va être assez molo pour le kendo ce mois-ci. En octobre, c’est le festival de culture de mon école. Ca signifie en gros que toute activité éducative et sportive est mise sur le hold pendant un mois pour les préparations et pratiques. Comme c’est standard dans les écoles Japonaises, les évènements parascolaires prennent le pas sur le scolaire. Je trouve toujours ca aussi stupide, mais en étant a ma deuxième année, je me vois forcé d’admettre que ca me laisse souverainement indifférent. Et ca me donne une excuse pour rentrer chez nous plus tôt une fois les classes finies. Seul bémol… avec le reste des profs je dois encore chanter une stupide “enka”, une vieille chanson Japonaise des années 50. Celle qu’on avait chanté l’an dernier se tenait encore… c’était kitch comme chanson, mais pas si pire. Celle qu’on chante cette année sonne comme un vieux chant d’Église… C’est vraiment nul!!!

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