The Barbarian and the Geishas

Entrée de janvier 2008

Fresh Supplies!

janvier 30, 2008 · Laisser un commentaire

Je suis allé en ville en fin de semaine dernière pour évacuer la campagne un peu. Je suis allé au cinéma avec Jon pour voir “Sweeney Todd”, un suprenant mélange de musical, de film d’horreur et de slasher flick ou s’allient ambiance noire, chansons désopilantes et originales et siaux de sang pour donner un film très original et fort divertissant. Heureusement (comme la plupart des films occidentaux qui sont présentés au Japon d’ailleurs) le film était présenté en version originale Anglaise sous-titrée (ou devrais-je dire version originale British Londonienne du XIXe siècle, c’était de l’Anglais fichtrement étrange par bouts). C’est le genre de film qui doit perdre énormément dans la traduction, et même si les sous-titres sont souvent très approximatifs, on peut quand même profiter de l’expression et de la voix des acteurs originaux qui sont souvent autant sinon plus significatifs.

Sinon, la semaine se passe très molo. Ca s’est refroidi considérablement ici et même si ce n’est rien d’insupportable (ca monte jusqu’à 9 environ) surtout après mon retour du pays du -20, il pleut depuis près d’une semaine et dehors c’est fort désagréable. Le matin aussi, c’est pas génial, il faisait 7 dans ma chambre ce matin avant que je parte ma chauferette. Tout celà fait que mon rythme de vie s’est ralenti un peu. Je sors moins de chez nous, moins de restaurant, je ne m’entraîne qu’une fois par semaine (et encore, ca me demande un effort). Je passe beaucoup de temps chez nous collé sur ma chaufferette à lire (beaucoup) et à jouer à Company of Heroes et à Battlefield 2. Je continue à lire Temeraire, la série sur les dragons de l’ère Napoléonienne.

J’avais recommencé à lire Initial D mais j’ai trouvé un autre manga “The High School of the Dead” dans le rack des nouveautés, et je suis hooké. C’est stupide, simple et vulgaire comme manga mais comme valeur de divertissement, on ne fait pas mieux. C’est tous les clichés du film de zombies de série B: le 12 a pompe, les bâtons de baseball, les zombies mangeurs de têtes, des siaux de sang, la drill électrique… Bref, il ne manque que la chainsaw, et je ne suis rendu qu’au tome 2, et je suis sur qu’elle s’en vient. Mixez ca avec une bonne dose du fantasme de l’écolière Japonaise et ca vous donne des écolières dont les proportions sont inversement proportionnelles à la longeur de leurs jupes, armées jusqu’aux dents, qui vargent dans les zombies à coups de drill électrique, de moppe et de bokken. C’est pas de la grande culture mais ca fait rire, ca divertit et c’est sur que je peux toujours suivre l’histoire parce que le vocabulaire va rarement dans les hautes sphères. Ce n’est pas un manga qui se prend au sérieux, l’humour est très tongue-in-cheek (en Français on dirait “pince-sans-rire” je crois), et, comme une bonne Molson, ca descend bien après une journée d’ouvrage. J’ai bien envie d’en poster quelques pages ici avec les traductions, mais je suis présentement au travail et c’est pas quelque chose que je pourrais qualifier de “office-safe”, avec les, zombies, les boobies, les shooties et tout.

Heureusement, je n’ai pas non plus arrêté d’étudier. J’ai une section de finie dans mon livre de grammaire et j’ai réussi les deux tests sans aucun problème. Pareil pour mon livre de kanjis, j’ai maintenant 85 mots d’appris sur un vocabulaire d’environ 700 pour le test 2kyuu, et je révise mon paquet de flashcards à chaque jour pour ne pas les oublier. J’ai abandonné l’idée d’essayer d’apprendre à écrire tous les kanjis en même temps que j’apprends à les lire et reconnaître. Je fais un effort pour me rappeler des mots les plus communs, mais pour le reste ceux qui veulent bien rester dans ma tête suffisamment pour que je puisse les écrire, tant mieux, sinon, les autres, tant pis. Les Japonais font pareil de toute façon, ils utilisent beaucoup moins de kanjis dans leur écriture de tous les jours que dans les livres et à la télé. C’est comme en Français ou en Anglais, il y a une différence facilement appréciable entre l’écriture utilitaire de tous les jours et la grande littérature. Maintenant que j’ai entamé une nouvelle unité dans mes livres, j’ai changé un peu ma méthode d’étude pour la grammaire. Au lieu de traduire les phrases du livre et de les écrire en Anglais dans mon cahier d’exercices, je réécris les phrases en d’autres mots, en Japonais, j’explique la phrase, en Japonais. C’est un step qui est difficile et je manque encore un peu de vocabulaire pour tout expliquer, alors de temps en temps j’insère un mot d’Anglais ou de Français dans mon Japonais, ce qui donne des phrases étranges du genre “私の考えとDIFFERENCEが多いので、AGREEできない。”, mais moi je me comprends alors c’est bien.

J’ai eu une autre collègue qui est venue me confirmer ce que je savais déja aujourd’hui, à savoir que le JLPT pour lequel j’étudie est plein de phrases étranges, de grammaire jamais utilisée et de réponses de tests étranges. C’est OK, JE LE SAIS! J’étudie pas le test pour apprendre à parler Japonais, je SAIS DÉJA parler Japonais.

Mon portable me hait toujours. Hier j’ai flashé le BIOS, j’ai scanné pour des virus, et je me suis tapé des bulletins de support technique. Rien n’y fait, me fait toujours chier, et j’ai peur maintenant d’être obligé de l’envoyer chez le réparateur (qui est loin en criss).

Sur ce, je dois clearer mon bureau, ma journée de travail est presque terminée. Demain j’ai un meeting au BoE et ca va probablement être a propos de l’an prochain. Ma décision est pas mal déja prise de rester, mais j’aime pas la façon dont ma boss a annoncé les conditions de l’an prochain alors je les fait attendre jusqu’à la dernière minute pour leur rendre ma décision.

Bonne journée!

Catégories : Life in Japan

Damned Yanks!

janvier 24, 2008 · Laisser un commentaire

Aujourd’hui, j’ai un lousse dans l’ouvrage et faut que j’espace un peu mes révisions de kanjis alors je vais écrire sur un sujet qui n’est pas directement lié au Japon mais qui est quand même du domaine de l’international. Je vais parler des Américains.

Ah oui, les méchants, les laids, les gros gorets, pour citer un animateur de Radio-Canada à qui je ne ferai pas l’honneur de me rappeler son nom. Ah qu’on ne les aime pas. Ou plutôt qu’on aime les haïr. Peu importe, ca revient au même, vous comprenez ce que je veux dire, messieurs les gauchistes, les pseudo-socialistes, les professeurs d’université, les journalistes, les animateurs de radio. Vous savez de quoi je parle, bien évidemment.

Ceux qui me connaissent savent qu’en dépit de la respectabilité immédiate que m’apporterait mon adhérence à cette forme moderne et acceptable de racisme, je ne déteste pas inconditionnellement les Américains.

“Bien sûr, on ne déteste pas tous les Américains! C’est une minorité qui a voté pour *frisson* Bush, tout le monde sait ca!”

(marquons ici une pause pour permettre à tous d’apprécier l’ironie ici, qui n’est, notez bien, pas de mon invention)

Vous voyez de quoi je parle, n’est-ce pas?

Je n’ai jamais embarqué dans cette nouvelle forme de racisme politiquement correct qui cible tout Américain blanc habitant au sud de l’état de New York qui vote Républicain. Ca m’écoeure, ca m’énerve, ca me rend aggressif, ca réduit mon espérance de vie, et ce pour plusieurs raisons.

Mais mettons que le Canada est un pays libre, et que la liberté d’expression existe. Les ignorants, tout comme les sages, ont le droit à leur opinion. C’est juste que quand tous les sages lui crient sans cesse la même chanson à l’oreille, l’ignorant finit par avoir mal à la tête.

Que les sages de mon pays soient presque universellement racistes, je ne peux rien y faire. Dans leur infinie sagesse, il y a des choses qu’eux seuls peuvent voir.

Maintenant, étant en mission d’infiltration dans un pays très, très lointain, il y a de celà fort longtemps que je n’ai eu l’occasion de me les faire casser par ce genre d’imbécilités. Mais il y a un autre type de racisme envers les Américain auquel j’ai eu l’occasion d’être exposé lors de mon séjour ici, ayant été en contact avec plusieurs Américains. J’ai nommé “l’Américain désolé”.

Comment expliquer… c’est qu’il y a un mot en Anglais, “self-loathing”, qui rend parfaitement ce que je veux dire, mais ca se perd un peu dans la traduction. Mais comme l’indique ma traduction, l’Américain désolé est un Américain qui, du moment qu’il se trouve en présence d’une personne d’un autre pays, s’empresse de s’excuser d’être Américain, de critiquer son propre pays, de complimenter le pays de l’autre personne (surtout si vous vous trouvez à être Canadien), et de mettre de l’avant ses affiliations Démocrates à grands cris de “Bush is an idiot! I didn’t vote for him! I’m sorry!”.

*grande respiration pour ne pas perdre le contrôle*

Ils m’ÉNERVENT!

*autre respiration*

Bon, ca va mieux.

Par ou commencer… allons-y comme ça, pêle-mêle.

Les États-Unis d’Amérique sont une démocratie, en dépit de ce que ces gens peuvent s’imaginer. Et ce qui est bien dans une démocratie, c’est que c’est tout-à-fait permis et acceptable de voter pour n’importe laquelle des parties qui se présentent lors d’une élection.

Oui, ca veut dire que c’est tout à fait légal, permis et acceptable de voter pour les *gasp* Républicains!

Ce qui est bien aussi dans une démocratie, c’est qu’il y a justement plusieurs parties qui se présentent, et qu’aucune des parties n’a à demander pardon aux autres pour son existence. On peut ne pas être d’accord, mais en gens censés, on règle nos différents à coups d’insultes et de claques sur la gueule occasionnelles plutôt qu’à coups de bombes humaines et d’AK-47.

J’en ai vu plein de ces Américains sans colonne qui se pavanent à genoux, portant leur honte de leur pays comme une armure. Ils entendent tellement d’âneries sur leur pays qu’ils finissent par y croire. Et pourtant, ils devraient en savoir plus que nous à propos de leur propre pays, non?

Je trouve ca triste quand j’entends des choses du genre “Bush est en train de scrapper notre pays, si Bush n’était pas là tout irait bien pourtant!”. Quiconque connaît un tant soit peu le système politique Américain doit se rendre compte qu’un Président, même si c’est le politicien le plus important aux États-Unis, n’est qu’un seul politicien qui doit composer avec une meute innombrable de Congressistes, de Sénateurs, de lobbyistes, de comités de citoyens, de manifestants enragés… Bref, Mr. Bush (oui Mr, par ce que si personne n’est tenu de respecter l’homme, j’estime qu’on est tenus de respecter la fonction), est loin d’être un monarque et c’est simple et mal-avisé de penser et de dire qu’il est seul maître à bord aux États-Unis. C’est ridicule, ça traduit une ignorance profonde du fonctionnement du système Américain, et c’est surtout beaucoup trop facile de blâmer le Président pour tous les maux du pays juste parce qu’il est plus visible que les autres politiciens alors qu’il est évident que ce n’est pas lui qui fait fluctuer de sa volonté seule les fortunes de son pays.

Remarquez bien que même parmi les professeurs d’université et les analystes “sérieux” qui traitent de politique internationale, il y en a beaucoup qui blâment l’entièreté des maux de la planète Terre (et probablement ceux de Mars aussi, si vie il y avait) sur le Président Bush.

*soupir*

Mais outre leur ignorance teintée de mauvaise volonté, il y a quelque chose qui m’énerve chez ces Américains désolés. Ils sont fiers d’avoir honte de leur pays. C’est une chose de ne pas être patriotique plus qu’il faut et de ne pas avoir de drapeau tatoué au coeur, mais de systématiquement descendre et dénigrer son propre pays dans l’espoir de paraître “correct” et de vouloir se faire accepter, c’est ridicule, c’est hypocrite, et, dans bien des cas, ca ne fonctionne même pas. Je ne dis pas d’aller placarder son patriotisme à tout rompre, loin de là.

Mais quand on en est rendu au point ou une pluralité d’Américains voyagent avec un drapeau du Canada sur leur sac à dos pour passer incognito…

J’en ai vu de ceux-là.

Eux aussi M’ÉNERVENT, particulièrement!

Que votre manque de fortitude testiculaire vous fasse plier systématiquement l’échine devant la moindre audience internationale, c’est regrettable et pathétique, mais en bout de ligne, celà vous regarde. Mais que vous vous permettez de couvrir votre couardise du drapeau de MON pays, c’est dégradant, pitoyable et insultant. C’est insulter votre pays, et c’est hautement insultant pour le mien de voir son drapeau associé à un tel manque d’honneur, de respect et de fortitude testiculaire.

To those self-loathing Americans who travel abroad with Canadian flags on their backpacks to avoid being heckled, you are cowardly, pathetic and ridiculous, you bring shame to your country and you insult mine by associating my flag with your lack of honor, self-respect, and testicular fortitude.

Traduction Courte: GET OFF OUR FLAG YOU F*CKS!

Questions? Commentaires? Mises en demeure? Briques lancées avec rage dans ma direction?

Bonne fin de journée!

Catégories : Politics

Pirates vs Ninjas

janvier 21, 2008 · Laisser un commentaire

Aujourd’hui j’ai fait jouer mes élèves de conversation de 3e à mon vieux jeu de chasse au trésor, ou le pirate doit cacher son trésor et les explorateurs doivent le chercher sans tomber dans les pièges. Sauf que cette fois-ci, prenant en considération qu’un Ninja c’est beaucoup, beaucoup plus cool qu’un explorateur, j’ai décidé de renommer le jeu Pirates vs Ninjas. Qui sont les plus forts, les ninjas ou les pirates? Dans ma classe, les ninjas, apparamment. Banzai!

Sinon, la vie a vraiment repris son cours normal. J’ai eu un peu de difficulté à passer au travers de ma semaine dernière au travail. Je n’arrivais pas vraiment à me concentrer sur ma job alors j’étudiais à la place. Mais c’est pas si grave. On a eu notre shinnenkai (party de nouvelle année) de la gang de Kikuchi, et c’était relaxant, bien qu’il y a certaines personnes qui pourraient ne pas venir que je ne braillerais pas. Preuve que j’ai enfin passé au travers du décalage horaire, je suis passé tout droit ce matin. Je passe également pas mal de temps à l’école à aider deux de mes élèves pour leurs examens d’entrée, mais malheureusement je doute de leurs chances. L’an dernier les deux filles qui avaient essayé étaient beaucoup meilleures, et je les faisais pratiquer leur entrevue en Anglais comme si elles allaient vraiment faire une entrevue en Anglais plutôt que de poser un motton de questions de textbook simples (dans le genre “Why do you want to study at this high school?” vs “What’s your name?”). Et pourtant, seule une d’entre elles a réussi, et par la peau des fesses de ce que j’ai pu savoir. Je leur souhaite quand même la bonne chance et je vais faire mon possible pour les aider! Même si l’une d’entre elles à encore de la difficulté à me regarder dans les yeux sans devenir plus rouge qu’une betterave (une des rares élèves à qui je fais encore physiquement peur, mais apparamment qu’elle est comme ca avec tout le monde). Ganbaro!

Je continue à étudier et à slacker, faute de mieux à  faire. Bonne fin de journée!

Catégories : Life in Japan · School

Back on the Rocks

janvier 15, 2008 · Laisser un commentaire

Je suis de retour! Après des vacances bien méritées, et plus de troubles que j’en méritais sur le chemin du retour. Mais je suis de retour, je suis en santé et j’ai recommencé à travailler sans problèmes. Que demander de plus?

Avant d’aller plus loin, élaborons un petit peu sur lesdits “troubles” que j’ai rencontrés sur le chemin du retour. La veille de mon départ le 9, on se rend compte que mon vol de Montréal à Chicago est annulé. En panique, je téléphone chez United Airlines, attend-discute, et le petit monsieur qui articulait mal finit par m’arranger quelque chose. Je vais partir plus tôt, et rejoindre Chicago par Boston pour éventuellement prendre le même vol pour Tokyo qui était prévu à l’origine, et ensuite tout était comme prévu. Je passe sur les détails, mais pour faire une histoire courte, je n’ai pas pris aucun des vols qui étaient inscrits sur mon billet original. A chaque aéroport, on m’a changé mes vols/connexions, et évidemment, ce qui devait arriver arriva, mes valises se sont perdues en chemin. Je les ai reçues par courrier express le Samedi d’après. C’est chiant, et je suis prodigieusement en caliss après la personne qui s’est occupée de faire le check-in pour mes valises à Montréal, mais bon, j’ai fini par les reçevoir quand même, rien n’a été volé ou brisé (sauf une bouteille de sirop d’érable dont le bouchon s’était fendu, et encore la ca n’a taché qu’une paire de jeans que j’ai d’ailleurs réussi à laver).

C’est beaucoup de marde, mais comparé à mon voyage de retour trois semaines plus tôt, alors qu’il m’avait fallu prendre l’avion malade comme un chien (avec le recul, je pense que j’étais pas mal proche d’avoir la grippe, la fameuse “influenza” tant redoutée ici, j’ai été chanceux de ne pas empirer dans l’avion), ca s’endure bien. Et puis, selon la loi du karma, avec un pareil char de marde dès le début de l’année, je devrais être relativement safe pour le reste, je dois plus avoir beaucoup de mauvais karma en banque.

Je suis content d’être revenu. Pas de dépression du retour comme l’été dernier, juste “business as usual”. Je prends ca bien relax, je vais recommencer à m’entraîner, et j’ai hâte de revoir mes amies.

Oh, et pour ceux que ca intéresse, hier je me suis lancé dans la confection de sauce à spaghetti! Pour quelque chose de fait à la botch, par un gars qui de son propre aveu est la nullité incarnée en cuisine, c’était surprenamment mangeable. Le seul problème, c’est que ce n’est pas évident de laver le chaudron de sauce sans eau chaude!

Plus à venir, et bonne fin du temps des fêtes!

Catégories : Karma · Life in Japan