Oh, Rainy Days, Children…
Publié par Francois sur avril 17, 2008
Il mouille. C’est humide. C’est gris. C’est frisquet.
C’est poche.
Longue absence, je le sais. J’ai profité de cette absence pour faire de l’exercice, étudier, sortir, faire quelques niaiseries et généralement m’amuser beaucoup. L’école est recommencée depuis deux semaines mais étant donné la façon dont on procède ici, l’école ne commencera réellement sérieusement qu’en juin. En avril, on est fort occupés à “accueillir” les nouveaux élèves de première année (lire: les “briser” et les faire rentrer dans le rang) et les profs passent tous leurs après-midi à faire des meetings et à aller visiter les familles de leurs élèves. Les profs ici sont encore surpris quand je leur explique que de telles “visites” répétées de la part d’un prof chez les familles leur vaudrait une invitation polie à se faire rare dans le meilleur des cas, ou même une ordonnance de cour dans le pire des cas. Ensuite, ça va être la préparation pour la journée des sports, donc toute activité scolaire pendant le mois de mai va être mise en veilleuse. Cette année, je vais prendre congé pour la journée des sports. Je vais me pointer pour dire salut, mais c’est certain que je ne perds pas une journée complète pour ca. Oui, ils veulent que j’y sois, mais je finis toujours par ne rien faire, et au bout de 10 minutes, je finis par me demander “Mais qu’est-ce que je fous ici?”
Ça, et toutes sortes d’autres meetings, explications, réunions, scéances d’orientations et autres pertes de temps assorties. Rien d’étonnant qu’on aie besoin de 230 jours d’école ici pour boucler le programme… on perd la moitié de l’année comme ça! Au point ou j’en suis, je suis habitué et ca ne me fait plus grand chose.
Mais ça ne veut pas dire que j’ai arrêté de trouver ça épais.
Au moins, il y a du bon monde dans le nouvel arrivage de profs, ce qui rend toujours les inévitables périodes d’inactivité au bureau plus faciles à supporter. La prof de sciences sociales en particulier, a la jasette facile et me pose souvent des questions sur l’histoire du Canada et de l’Amérique et on a eu plusieurs conversations intéressantes. C’est intéressant, et c’est du bon exercice pour mon Japonais qui est, maintenant plus que jamais, plus à l’aise dans un bar une bière à la main que dans une école. Plus, c’est une des seules Japonaises à qui j’ai eu l’occasion de jaser qui est d’accord avec moi que la grande idée du scan des empreintes digitales pour les étrangers entrant au Japon “pour se protéger du terrorisme” ne tenait pas la route puisque depuis 60 ans les (rares) actes de terrorisme commis au Japon ont été exclusivement domestiques (= commis par des terroristes Japonais). Je suis également en bon termes avec le nouveau prof de kendo, ce qui est bon pour mon entraînement (bien que ma première session en quatre mois ait été, disons, dure sur l’égo), mais moins bon pour mon Japonais (parce qu’il à une légère tendance à être colon quand on sort du bureau, ce qui ne me cause aucun problème remarquez, le Japonais de bureau me rend mal a l’aise et me fait parler tout croche). Mon Japonais est en train de devenir fort intéressant. Mixez mon accent gaijin inhérent avec l’accent de Kumamoto que j’ai développé ces deux dernières années et quelques relents d’accent du Kansai que j’ai appris de quelques films de Yakuza par-ci par-là, et vous avez quelque chose d’unique qui provoque définitivement des réactions quand je me décide à le faire sortir.
J’ai tout plein de choses à dire, à chialer et à montrer, mais je pense que je vais diviser ça en posts séparés pour ne pas faire trop long.
Je vous rejase!