The Barbarian and the Geishas

False news travel fast… but wait, these are real?

avril 22, 2008 · Laisser un commentaire

Ce matin comme à l’habitude, je prends mon 10 minutes pour lire mes nouvelles sur internet. J’ai plusieurs sites que je consulte sur une base régulière (et dont vous pouvez voir les RSS sur mon site, en passant). Les gens cultivés vous diront que parmi ces sites, seul celui de la BBC est vraiment fiable (le National Post étant un méchant journal de droite qui mange des enfants pour déjeuner et le Japan Times étant irrémédiablement biaisé parce qu’il ose être honnête sur les divers vices de la société Japonaise). Personnellement, je pense que la BBC est une source bien faite et documentée, mais qui a le défaut d’être Européenne et donc intrinsèquement anti-Nouveau-Monde et légèrement gauchiste.

Mais il ne faut pas dire ca. Chez les gens qui “s’informent” sur l’international, la BBC est le be-all end-all, le Koran des nouvelles internationales. C’est discutable, mais bon. Il y a deux histoires ce matin qui ont capté mon attention. Pas dans le bon sens malheureusement. Comme c’est l’habitude, la BBC accorde de l’importance (trop) à des visions extrémistes (généralement anti-occidentales).

La première histoire parle d’un groupe de “scientifiques” islamistes (c’est ce qu’on appelle un oxymore) qui propose que le monde cesse d’utiliser l’heure de Greenwich comme standard et utilise plutôt l’heure de la Mecque comme point de référence. Et ils citent des passages du Koran comme étant des preuves irréfutables que la Mecque est bien le point central de la planète et que anyway tout ça est la volonté d’Allah et donc tellement évident.

Pourquoi est-ce que les musulmans font autant d’efforts pour se faire haïr?

Ce qui est triste, c’est qu’il va sûrement sortir une bande de professeurs d’université et d’intellectuels occidentaux non-musulmans qui vont sauter sur l’occasion et supporter cette idée, juste parce qu’il s’agit là d’un nouveau front encore inexploré dans leur guerre auto-destructrice contre les méchantes valeurs occidentales.

L’autre histoire qui a malheureusement attiré mon attention concerne le dictateur *oups* je voulais dire président de la Bolivie Evo Morales qui affirme que “On doit se débarasser du capitalisme si on veut sauver la planète.”

*GRANDE RESPIRATION*

OK, par ou je commence. Trois points qui réduisent mon espérance de vie ici.

L’Amérique Latine. Les champions mondiaux (suivis de près par l’Afrique) dans la catégorie “Blâmons les autres pour nos problèmes”. Toujours en train de blâmer ces diaboliques Américains pour le moindre problème qui émerge chez eux. L’armée Américaine, les multi-nationales, la drogue, les coups d’état, la CIA, oh, je ne sais plus moi, les pets de George W. Bush! Je ne rentre pas dans les détails car je ne suis pas un spécialiste. Je proposerai seulement cette solution, si barbare soit-elle. Messieurs les Chavez, Castro, Morales, si nous les Occidentaux sommes si mauvais pour la prospérité de vos pays, vous êtes les bienvenus à couper le contact avec nous et à vous débrouiller seuls! Vous vous rendrez vite compte que vous vos problèmes, c’est bien plus la corruption, les gangs mafieux, les réformes pseudo-communistes et les dictateurs que vous “élisez”, problèmes qui sont tous “home-made”. Mais je diverge, là n’est pas mon premier point.

Les bio-carburants (je ne sais pas comment traduire en Français, je parle des “bio-fuels”, éthanol, etc…). D’un côté, on se plaint que les vilains occidentaux utilisent trop de combustibles fossiles et polluent notre belle planète, et de l’autre, on se plaint que l’utilisation de terres arables pour faire pousser des plantes destinées aux bio-fuels fasse monter les prix des denrées alimentaires. Mais dans les deux cas, c’est l’occident qui est blâmé, quoi qu’il fasse. Je ne me souviens plus quand, mais je me souviens d’une étude de l’ONU qui avait été publiée il y a un certain temps qui démontrait clairement que le problème à l’origine de la famine dans le monde, c’était beaucoup plus un problème de distribution et d’efficacité qu’un problème de productivité. Encore une fois, les uns qui blâment les autres pour leurs problèmes.

L’anti-capitalisme. J’en ai ma claque. Que vous soyez contre le fait que dans la vie, la poche va au plus fort, au plus rusé, à celui qui fait et qui saisit sa chance, soit. Que vous préfériez un système ou, à défaut de laisser les gens s’enrichir dans la mesure de leurs moyens, on rend arbitrairement tout le monde égal et pauvre, soit. On appelle ça la liberté de pensée et, bien que vous nous la niieriez si vous le pouviez, je vous l’accorde de bonne grâce. Mais soyez conséquents! Appliquez dans votre vie les principes que vous prônez sur vos tribunes! Voir ces apparatchiks, ces bureaucrates, ces dirigeants de pays pauvres chialer contre les vilains capitalistes qu’ils disent être la source de tous les maux de la planète alors qu’eux mêmes vivent dans une opulence éhontée… c’est l’hypocrisie la plus vulguaire qui soit. Mais ça passe comme une tonne de briques chez les médias et les citoyens bien pensants.

Mon point ici, c’est qu’on se plaignait souvent que les médias au Québec étaient tout croches, avec un biais aussi évident qu’hypocrite et des histoires mal choisies. Mais vous voyez que c’est une tendance qui affecte même les sources qui ont la meilleure des réputations.

Plus, ça fait du bien d’évacuer cette bile acide et vitriolique de droite (brr) que je garde en dedans.

Dans un autre ordre d’idées, je chiale souvent après les profs Japonais qui n’ont pas les priorités aux bonnes places et qui focusent sur les mauvaises choses, mais ce matin le prof de 3e année est en train de me faire mentir. Il vient de téléphoner chez un de ses élèves qui vient à l’école mais qui ne vient pas tout le temps à l’école (qui vient à l’école quand ça lui chante et qui ne fait pas ses examens parce qu’il est “gêné”, excuse passe-partout au Japon), et il lui dit “Hey, aujourd’hui c’est l’examen alors tu traînes tes fesses à l’école, un point c’est tout. À tantôt.” Je trouve ça bien! Enfin, de la sévérité bien placée.

Je sais pas pourquoi, mais j’ai un regain de manque de patience envers les idiosyncraties stupides des Japonais aujourd’hui. Autant il y a des journées ou ça me dérange pas, autant il y a des journées comme aujourd’hui ou j’ai juste envie de sacrer le camp pour avoir la paix de toutes ces niaiseries. C’est drôle par contre, ce sont les journées comme ça qui me motiveraient le plus à devenir moi-même prof. Pour prouver que je suis capable de faire une meilleure job tout en passant suffisamment de temps à la maison pour me souvenir du nom de ma femme et de mes enfants.

Peut-être est-ce parce que je viens de lire un article dans le Japan Times qui parle d’un nouveau concept au Japon, le Work-Life-Balance. C’est ce qu’on appellerait dans le Barbaricum (terres barbares), du gros bon sens. Dans le genre “ne pas passer sa vie au travail”, “ne pas travailler plus de 60 heures par semaine”, “passer du temps en famille”, “s’occuper et élever ses enfants”, “respecter son épouse”. C’est une mode qu’on tente de lançer au Japon mais qui ne prendra jamais, du moins, tant que la génération présente sera en contrôle. Les Japonais n’en veulent pas, de cette vie saine, sans stress ou on fait autre chose que ce que le boss dit. Prenez seulement comme exemple les congés parentaux. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la loi permet aux pères de prendre des congés de paternité pour s’occuper de leur nouveau-né, supporter leurs épouses, bref, pour être père. Ce qui est normal. Pourtant, seuls 0.5% des nouveaux pères Japonais se prévalent de ce droit. Triste. Mais encore une fois, ce qui est rassurant c’est que la nouvelle génération commence à se doter de deux traits absents chez la génération courante: l’indépendance et le gros bon sens.

Ah, j’aurais tellement plus de chialage à faire sur ce qui ne va pas et me fait rager au Japon. J’en jasais avec Mme Hwang (= ma maman Coréenne) qui s’inquiétait pour le futur de ses enfants qui doivent subir l’école publique Japonaise. D’entendre une Coréenne (ou la tradition et le respect des aînés sont pourtant fort bien ancrés), se plaindre qu’au Japon “le clou qui dépasse se fait tout le temps taper dessus”, ça m’a rendu triste, pour elle et ses deux jeunes pleins de potentiel, mais ça m’a réconforté, de savoir que je ne suis finalement pas si fou que ça et que d’autres pensent comme moi. Ça l’a fait bien rire quand je lui ai expliqué que j’étais le clou qui dépassait, que je me suis fait taper dessus tout le long de mon secondaire, et que grâce à tous ceux qui lui ont tapé dessus, le clou il avait maintenant la couenne dure et qu’il était devenu plus fort que tous les autres clous, et plus rapidement. En tout cas, on ne lui reprochera pas à elle de ne pas se soucier de l’éducation de ses enfants. Elle me demande toujours comment son fils progresse, et si il apprend bien et tout. “Madame, que je dis, votre fils de huit ans a probablement une meilleure commande de l’Anglais que la majorité des professeurs qui enseignent au niveau secondaire ici.” Et je ne faisais pas de flatteries, j’étais sérieux.

Ah, ça fait un post assez décousu tout ça, mais bon, il y avait plein de petites choses par-ci par-là qu’il fallait que j’évacue, et ça fait toujours plaisir.

Bonne fin de journée!

Catégories : Bitching · Politics · School

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