J’imagine qu’il va bien falloir que je glisse un mot sur la récente élection de Jésus Mr. Obama aux États-Unis. Je sais que ça va paraître bizzare alors que je n’ai même pas glissé un mot sur les récentes élections dans mon propre pays. Mais dans le cas des élections Canadiennes, j’ai “gagné” mes élections, je faisais déjà confiance à Mr. Harper, j’ai voté Conservateur et je suis donc satisfait du résultat des élections. Et donc, je n’ai pas grand chose à dire là-dessus.
Dans le cas d’Obama…
OK, avant d’ouvrir le robinet, une mise en garde. Je ne suis pas Américain. Je n’ai pas voté aux élections Américaines. J’ai mes opinions (plutôt bien arrêtées) sur la politique Américaine, qui découlent autant de mes valeurs politiques personnelles et de me point de vue en tant que Canadien. Ce qui suit est un commentaire. Je ne prétends pas dire aux Américains pour qui voter (ou plutôt pour qui ils auraient du voter.
Vous aurez compris que je ne me lancerai pas, comme un nombre inquiétant de bloggueurs et de journalistes, non seulement aux États-Unis, mais un peu partout dans le monde, dans une extase pro-Obama unanime aussi ridicule qu’irréaliste. Bon, oui, je sais, avec Obama à la Maison Blanche, les paralytiques vont marcher, l’eau va être changée en vin, les roches en pain, et les lépreux guéris.
Ouais, bon. Pardonnez-moi mon manque d’enthousiasme. Je pourrais en dire long sur pourquoi Obama et son élection me laissent froid (dans le meilleur des cas). Ses positions étatistes, ses objectifs socialistes (surtout sur le système de santé), sa religiosité, ses petites tendances isolationnistes (opposé à l’ALÉNA), son “pacifisme” (hypocrite par ailleurs). Je crois qu’il y a un réel danger que le “change” (yes we can!) promis par Obama, qui implique de façon générale plus de gouvernement et plus d’intervention dans la société et dans l’économie du pays, ait des conséquences désastreuses dans la situation actuelle.
Les mauvaises politiques économiques (qui, malgré le coup de main donné par Bush, retracent leurs origines à des présidents Démocrates) ont rendu l’économie Américaine malade. Un “cancer du crédit”, si vous voulez, qui a fait en sorte qu’un morceau considérable des affaires, petites et grandes, brassées aux États-Unis ces dernières années se brassaient avec de l’argent qui n’existait pas. Enfin, selon moi, la crise actuelle aux États-Unis, il s’agit plus de l’économie qui est en train de se purger de sa maladie, et que la meilleure chose à faire est d’abord de laisser les problèmes aboutir pour ensuite repartir à neuf en prenant des décisions pour que ça ne se reproduise plus.
Enfin, tout ça pour dire que les réformes annoncées par Obama dans sa campagne ne sont pas nécessairement toutes mauvaises (enfin, je ne suis pas d’accord avec la majorité d’entre elles, mais bon, vous me connaissez, je suis le mal incarné), mais je pense que ce n’est simplement pas le temps. On ne va pas chez l’esthéticienne alors qu’on souffre d’une pneumonie. On y va après. On n’améliore pas l’économie en période de crise. On fait ca quand l’économie va bien.
Et puis il y a ce fameux “Yes, we can!” qui me gratte les oreilles. Classique cri de ralliement de libéral sans sens profond qui enflamme les assemblées de zombies obamaistes. C’est devenu une blague au Japon. J’entends même des élèves de mon école primaire imiter sa sainteté “Yes, we can!” sans trop savoir ce que ca veut dire. Certains de mes collègues m’ont demandé “Mais qu’est-ce que ca veut dire vraiment, ce “Yes, we can!”. Ce a quoi je réponds la vérité, que personne ne le sait vraiment, mais que ca n’a pas vraiment d’importance parce que Jésus Obama l’a dit. A la grande déception de mes collègues qui s’attendaient probablement a une révélation digne des X-files. Non, chers amis, si vous ne comprenez pas le sens de ces paroles, ce n’est pas parce que le sens est caché, mais bien parce qu’il n’y en a pas, de sens profond.
Que nous réservent ces quatre prochaines années sous la présidence de Jésus Obama? Je ne saurais vous dire. Mais ca s’annonce gros. Le monde va changer. Et pour vous prouver a quel point je crois que, “Yes, we can!”, je vais dès aujourd’hui changer le calendrier de mon blog pour la nouvelle ère. Nous ne sommes plus en l’an 2008 après J-C. Nous sommes en l’an 1 avJO (avant Jésus Obama, avant parce qu’il n’est pas encore président même s’il a été élu).
(Note pour ceux qui se posent des questions sur la date de ce post, je m’explique. En écrivant mon billet d’aujourd’hui, je me suis rendu compte que j’avais un brouillon dans mes archives que j’avais fini d’écrire mais oublié de poster. C’est bête d’avoir oublié et le sujet n’est plus vraiment d’actualité mais bon, je me suis donné la peine de l’écrire alors autant le poster. Merci a mon blog qui me permet de changer la date d’un post a ma guise.)
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