The Barbarian and the Geishas

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Avoir quelque chose en grippe…

mai 25, 2009 · Laisser un commentaire

Le mois dernier, lors du début de cette nouvelle hystérie collective débile de la grippe porcine, je vous avait fait part de mon opinion. C’est-à-dire, qu’il ne s’agit que d’une stupide, imbécile, maladive, attardée et dangereuse hystérie médiatique qui n’avait d’égal en stupidité que tous les pauvres naïfs qui y ont cru.

(Remarquez ici que je suis passablement en colère. Très. Je fais de gros efforts pour me contenir, et vous allez bientôt comprendre pourquoi.)

Je chiale beaucoup sans pourtant proposer de solution. Soit, voici donc. Si vous avez répandu, ou contribué à répandre l’hystérie de la grippe, vous méritez d’être mis dans un camp à l’eau et au pain sec infectés au virus de la grippe porcine, avec accès à un docteur. Au bout d’un mois, les survivants (c’est-à-dire 99,9% de la population initiale) seront relâchés après avoir signé un formulaire officiel par lequel ils s’excuseront formellement d’avoir été aussi épais, stupides et naïfs. Ceux qui refuseront se verront réinjecter le virus, ou exécutés par balle, selon leur choix.

Mais, me direz-vous, la grippe porcine, c’est pas déjà fini? Oui, effectivement. Partout dans le monde, on a commencé à se calmer. Il n’y a pas eu autant d’infections qu’on le croyait, et la fatalité du virus avait été grossièrement surestimée. Bref, comme je vous l’avais dit, la grippe porcine n’aura été, tout comme la grippe aviaire et le SRAS, un gigantesque pétard mouillé destiné à faire paniquer les cons et à vendre du papier (et des médicaments peut-être? oh, le vilain paranoïaque…).

Enfin, la grippe porcine semble être sur la fin partout dans le monde. Sauf, évidemment, au Japon. Depuis deux semaines qu’on ne cesse d’entendre parler de cas de grippe porcine et de « nouvelle grippe » et que c’est la panique générale dans les médias. Jusqu’à présent, on dénombre environ 260 cas au pays, la plupart dans les régions du Kansai (Osaka) et du Kanto (Tokyo). Tous bénins. Aucun décès.

Et pourtant, c’est la panique ici. Partout, à la télé, au travail, dans les nouvelles, on entend parler de ce terrible mal. L’autre jour, je suis allé à la pharmacie pour m’acheter des bandages pour le kendo, et j’ai remarqué que l’allée ou ils vendent les masques avait été complètement vidée. Et c’est pareil dans n’importe quelle boutique. Je passerai sous silence l’inutilité probante et prouvée de tels masques pour se protéger de la grippe. Au travail, la minute ou on en vient à un sujet de conversation le moindrement international, on en vient irrémédiablement à parler de la fucking grippe. (Je m’excuse pour mon langage peut raffiné, mais j’en suis au point ou une rage puissante et inexplicable me prend la minute que j’entends parler de grippe)

Ce n’est pas le meilleur post de ma carrière et il ne contient qu’une fraction infime de la rage que je ressens. J’en ai vraiment ma claque de tout ce tapage, cet enfantillage puéril. Il y a des moments ou je me surprends à faire une prière silencieuse à Satan et à Dieu pour qu’ils envoient tous deux la grippe à tous ceux qui y croient tant.

Évidemment, comme ni Dieu ni Satan n’existent, je demeure seul à nager dans un océan d’imbéciles.

*soupir*

J’ai attrapé un rhume de printemps hier. Ca ne met évidemment pas ma vie en danger, mais mon humeur, elle, s’en trouve passablement embrunie. Deal with me.

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Intruder!

mai 26, 2008 · Laisser un commentaire

Il y a tellement d’ignorance et de racisme qui découle de cette ignorance répandue au Japon. Vous le savez déjà, mais je viens d’en entendre un autre exemple et, bien, je vous en fais part.

On vient d’avoir la “pratique d’exercice pour les mesures en cas d’intrus dans l’école” (désolé, c’est long, mais en Japonais il y a un mot pour ca tout court et gentil “hinan kunren”). Je vous en avais déjà parlé l’an dernier je crois. Outre le fait que les probabilités qu’un intrus dangereux se pointe dans ma petite école de campagne sont aussi élevées que celles que j’ai d’arriver à mannger un repas au Japon sans me faire dire “Wow, vous êtes doué avec les baguettes, Mr. le Barbare!”. Mais je diverge du sujet.

Enfin, moi pendant ce temps je reste peinard dans la salle des profs à faire mes corrections tranquille, alors ils peuvent bien s’exercer à ce qu’ils veulent, j’en suis fort aise. Mais c’est d’entendre la nurse de l’école jaser avec l’(épaisse) de bibliothécaire (attention, c’est pas que ne l’aime pas, mais plus je comprends son Japonais, plus c’est l’impression qu’elle me fait) de la situation et de ce qu’on devrait vraiment faire si jamais il y avait un intrus dans l’école. Je vous présente un doublage de leur conversation.

A: Ca s’est bien passé, non?

B: Ah oui. Les enfants se sont regroupés rapidement. C’est bien.

A: Mais est-ce que c’est vraiment sécuritaire de les faire se regrouper comme ça…

B: Mais oui. Si on était dans un pays étranger, l’intrus aurait probablement un pistolet alors ça serait dangeureux. Mais nous sommes au Japon alors c’est correct que les enfants se regroupent.

A: Ah, bien sûr.

Encore une fois, on ne se prend pas la tête à essayer de démêler les différentes régions du Barbaricum et dire qu’on parle des États-Unis. Tout le monde sait qu’il n’y a que deux pays sur la planète Terre: le Japon et Gaikoku (pays de l’extérieur).

Au Japon, on entend ce genre de trucs dans la rue, au bureau, à la télé, et c’est normal. Tout le monde s’en fout. C’est évident. Personne ne s’indigne. On en rit, mais plus souvent, aucune réaction, tant c’est normal et accepté et répandu, cette idée que le Barbaricum est un endroit horrible et bizzare, et que le Japon est, véritablement, la seule terre sur cette planète qui soit civilisée, et que nous sommes dont chanceux de faire partie du peuple élu.

Vous pensez que j’exagère hein?

Non.

J’ai bel et bien entendu ça. Je l’entends souvent. C’est seulement qu’aujourd’hui j’ai eu la chance d’entendre cette remarque raciste ignorante dans un Japonais clair et facile à traduire alors que j’avais mon ordinateur à portée de la main.

Pour paraphraser une citation que ma mère tira de son roman dont le titre m’échappe mais dont la justesse ne fait aucun doute:

“Le gaïjin existe au Japon pour rappeler au Japonais ce qui n’est pas Japonais et donc regrettable.”

Je suis un peu frustré de ne pas avoir pu la sortir moi-même, cette phrase, mais je n’aurais pas pu dire mieux.

J’ai envie de la traduire en Japonais et de la peindre en spray sur mon capot de voiture.

Question de faire ma part pour combattre la discrimination et le racisme dans ce pays.

Quelqu’un seconde l’idée?

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Feel my Pain!

mai 9, 2008 · Laisser un commentaire

J’en ai ma claque de travailler dans le système scolaire Japonais pour un certain nombre de raisons. Vous connaissez déjà plusieurs d’entre elles et vous pouvez probablement deviner la plupart d’entre elles.

C’est, il va s’en dire, très frustrant pour moi d’être toujours traité en junior et en second violon dans les cours d’Anglais. J’ai été spécifiquement engagé parce que je suis un Anglophone natif (bon OK, pas 100% dans mon cas mais on ne reviendra pas là-dessus) et qu’en cet état je possède des qualités et des capacités que les professeurs d’Anglais indigènes n’ont pas. À savoir, la capacité, simple et basique, de parler et de comprendre la langue Anglaise.

Mais essayez de faire comprendre à un professeur Japonais que, tout spécialiste de l’Anglais qu’il soit, il en connait moins que l’étranger qui lui, a son existence en tant qu’Anglophone derrière lui. C’est difficile, et même si on fait abstraction du complexe de supériorité inhérent à tout Japonais, il faut quand même se rappeler que ces gens-là ont probablement commencé à étudier l’Anglais avant même que je sois né. Ils l’ont mal étudié, mais ils l’ont étudié quand même. Et puis, ils ne le savent pas, ça.

J’ai eu un flash d’inspiration diabolique.

Pour leur faire comprendre à quel point c’est frustrant de voir un incompétent enseigner notre langue maternelle avec ses méthodes archaïques tout en laissant de côté une ressource inestimable (et fort coûteuse) qui lui permettrait d’améliorer ses cours de 100% (wow, c’était long comme explication), j’ai pensé que je pourrais organiser, dans un des séminaires ou les ALT et les profs d’Anglais de la préfecture se réunissent à chaque année, une classe de Japonais ou moi et un “ALT” Japonais natif enseigneraient le Japonais de la même façon que les profs d’Anglais Japonais enseignent l’Anglais ici. C’est à dire en parlant Anglais 97% du temps du cours, en faisant incessamment répéter les élèves, en utilisant mon ALT comme une enregistreuse, en cassant mon Japonais le plus possible, en enseignant des “règles” qui n’existent pas vraiment, en montrant à écrire le Japonais “en style Anglais” (oui, parce que dans les cours d’Anglais ici on enseigne aux kids à écrire l’Anglais en “style Japonais”). Ajoutez au tout une ou deux blagues/commentaires racistes semi-involontaires pour obtenir un “reflet” Japonais parfait des classes d’Anglais que nous endurons à chaque jour ici. C’est peut être une long shot, mais je pense que ca pourrait vraiment montrer à nos collègues Japonais à quel point la façon dont ils nous traitent est condescendante, insultante, ainsi qu’à quel point leurs cours sont inefficaces.

Je pense que ça peut être bon, et je vais tenter de répendre l’idée. Mais ce n’est pas demain la veille, tout celà est dans un bout et je vais peut-être avoir d’autres idées démoniaques d’ici là.

Je vous conte ma Golden semaine-de-4-jours dans le prochain post, c’est promis.

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Morning Meeting Blues

mai 1, 2008 · Laisser un commentaire

Je viens d’avoir deux ans. Je devrais donc être habitué aux idiosyncraties stupides et décourageantes associées à mon emploi dans une école Japonaise. Il n’en est rien. Si ça se trouve, ces idioties, ces “on le sait que c’est stupide mais on le fait quand même avec fierté parce que c’est Japonais”, me pompent de plus en plus d’air au fur et à mesure que mon Japonais s’améliore.

Bref, peu importe si j’ai envie ou pas d’aller travailler à l’école un matin donné, il y a invariablement un meeting matinal pour me la faire passer, l’envie de travailler. J’en ai ma claque d’entendre les profs déblatérer poliement sur des trucs qui ne sont pas de leurs affaires. Aujourd’hui, un prof “mettait en garde” tout le monde sur le fait que certains élèves n’étaient pas assez prudents à leur goût. Ça a discuté pendant un bon 15 minutes avant que le directeur ne s’aventure à dire “Est-ce que ça ne serait pas aux parents à s’occuper de ça? Nous on fait notre job de prof, laissons les parents faire leur job de parents!”

Sans effet. Mr. Prof Discussion-Comité commence a dire que c’est bien tout ça mais qu’il faudrait quand même en parler aux élèves pendant une heure après l’école aujourd’hui et que… Je ne sais pas ce qu’il à dit après, j’avais parti ma musique. J’en avais eu assez et je n’allais pas laisser ce stupide meeting gâcher le reste de mon début de journée.

Les Japonais ne sont pas tous vieux, poussiéreux et stupides. Ce qui me décourage, c’est que ces Japonais non-vieux, non-stupides et non-poussiéreux se ferment et laissent les Japonais vieux, stupides et poussiéreux mener leur monde. C’est de même dans toutes les sphères, dans ma petite école de campagne comme dans les plus hauts cercles de la politique Japonaise.

Comme je le dis souvent, si j’étais moi-même Japonais, je n’aurais qu’une envie, c’est de déménager. Je ne pourrais pas faire ma vie en étant obligé d’obéir aussi strictement à tant de règles et de traditions sans fondement, juste parce que “c’est comme ça”. Maintenant comme toujours, ce qui fait que je peux m’amuser autant au Japon, c’est que je peux plier certaines règles, n’étant pas moi-même Japonais et donc libre des attentes de la société Japonaise. Les Japonais se disent “Oh, c’est un imbécile de barbare, ce n’est pas de sa faute s’il ne comprend pas les règles/idiosyncraties de la langue/culture/société Japonaise.” Je vais admettre que dans certains cas, les barbares de passage au Japon (jugeons-en par la communauté de JETs de Kumamoto…) donnent quelque fondement au racisme des Japonais (sans toutefois le rendre acceptable, remarquez-bien).

Or, ce barbare-là vous comprend, chers Japonais. Oh bien sur, la culture et la société Japonaise sont si raffinées que c’est impossible pour un barbare de la comprendre dans l’espace d’une vie. Je n’arrête pas d’entendre des orientologues, expats et autres étrangers japonophiles (et généralement pédants) dire des choses du genre. Une fois pour toutes, CE N’EST PAS VRAI! Je me souviens du discours du consul général du Japon à Montréal, il y a un peu plus d’un an de celà. “Vous croyez que la culture du Canada et celle du Japon sont très différentes. Mais vous verrez vite, j’en suis sûr, que ces différences sont, en bout de ligne, superficielles, et qu’il y a beaucoup plus de points communs entre elles que l’on pourrait l’imaginer.” Je crois qu’il avait raison.

C’est que trop souvent, les barbares confrontés à des situations invraisemblables, incompréhensibles, inacceptables ou carrément mauvaises dans la société Japonaise vont se dire eux-mêmes “Ah, c’est un mystère de la culture Japonaise, c’est différent de chez nous, et c’est comme ça.” et jeter le tout dans le panier des “différences culturelles”. Au lieu de se dire “Ca, ça fait partie de la culture Japonaise, et c’est un mauvais point de la culture Japonaise.” Je ne me lancerai pas dans le gros débat du relativisme culturel et me contenterai de dire qu’il s’agit là de l’un des grands maux de l’ère des communications dans laquelle nous vivons.

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False news travel fast… but wait, these are real?

avril 22, 2008 · Laisser un commentaire

Ce matin comme à l’habitude, je prends mon 10 minutes pour lire mes nouvelles sur internet. J’ai plusieurs sites que je consulte sur une base régulière (et dont vous pouvez voir les RSS sur mon site, en passant). Les gens cultivés vous diront que parmi ces sites, seul celui de la BBC est vraiment fiable (le National Post étant un méchant journal de droite qui mange des enfants pour déjeuner et le Japan Times étant irrémédiablement biaisé parce qu’il ose être honnête sur les divers vices de la société Japonaise). Personnellement, je pense que la BBC est une source bien faite et documentée, mais qui a le défaut d’être Européenne et donc intrinsèquement anti-Nouveau-Monde et légèrement gauchiste.

Mais il ne faut pas dire ca. Chez les gens qui “s’informent” sur l’international, la BBC est le be-all end-all, le Koran des nouvelles internationales. C’est discutable, mais bon. Il y a deux histoires ce matin qui ont capté mon attention. Pas dans le bon sens malheureusement. Comme c’est l’habitude, la BBC accorde de l’importance (trop) à des visions extrémistes (généralement anti-occidentales).

La première histoire parle d’un groupe de “scientifiques” islamistes (c’est ce qu’on appelle un oxymore) qui propose que le monde cesse d’utiliser l’heure de Greenwich comme standard et utilise plutôt l’heure de la Mecque comme point de référence. Et ils citent des passages du Koran comme étant des preuves irréfutables que la Mecque est bien le point central de la planète et que anyway tout ça est la volonté d’Allah et donc tellement évident.

Pourquoi est-ce que les musulmans font autant d’efforts pour se faire haïr?

Ce qui est triste, c’est qu’il va sûrement sortir une bande de professeurs d’université et d’intellectuels occidentaux non-musulmans qui vont sauter sur l’occasion et supporter cette idée, juste parce qu’il s’agit là d’un nouveau front encore inexploré dans leur guerre auto-destructrice contre les méchantes valeurs occidentales.

L’autre histoire qui a malheureusement attiré mon attention concerne le dictateur *oups* je voulais dire président de la Bolivie Evo Morales qui affirme que “On doit se débarasser du capitalisme si on veut sauver la planète.”

*GRANDE RESPIRATION*

OK, par ou je commence. Trois points qui réduisent mon espérance de vie ici.

L’Amérique Latine. Les champions mondiaux (suivis de près par l’Afrique) dans la catégorie “Blâmons les autres pour nos problèmes”. Toujours en train de blâmer ces diaboliques Américains pour le moindre problème qui émerge chez eux. L’armée Américaine, les multi-nationales, la drogue, les coups d’état, la CIA, oh, je ne sais plus moi, les pets de George W. Bush! Je ne rentre pas dans les détails car je ne suis pas un spécialiste. Je proposerai seulement cette solution, si barbare soit-elle. Messieurs les Chavez, Castro, Morales, si nous les Occidentaux sommes si mauvais pour la prospérité de vos pays, vous êtes les bienvenus à couper le contact avec nous et à vous débrouiller seuls! Vous vous rendrez vite compte que vous vos problèmes, c’est bien plus la corruption, les gangs mafieux, les réformes pseudo-communistes et les dictateurs que vous “élisez”, problèmes qui sont tous “home-made”. Mais je diverge, là n’est pas mon premier point.

Les bio-carburants (je ne sais pas comment traduire en Français, je parle des “bio-fuels”, éthanol, etc…). D’un côté, on se plaint que les vilains occidentaux utilisent trop de combustibles fossiles et polluent notre belle planète, et de l’autre, on se plaint que l’utilisation de terres arables pour faire pousser des plantes destinées aux bio-fuels fasse monter les prix des denrées alimentaires. Mais dans les deux cas, c’est l’occident qui est blâmé, quoi qu’il fasse. Je ne me souviens plus quand, mais je me souviens d’une étude de l’ONU qui avait été publiée il y a un certain temps qui démontrait clairement que le problème à l’origine de la famine dans le monde, c’était beaucoup plus un problème de distribution et d’efficacité qu’un problème de productivité. Encore une fois, les uns qui blâment les autres pour leurs problèmes.

L’anti-capitalisme. J’en ai ma claque. Que vous soyez contre le fait que dans la vie, la poche va au plus fort, au plus rusé, à celui qui fait et qui saisit sa chance, soit. Que vous préfériez un système ou, à défaut de laisser les gens s’enrichir dans la mesure de leurs moyens, on rend arbitrairement tout le monde égal et pauvre, soit. On appelle ça la liberté de pensée et, bien que vous nous la niieriez si vous le pouviez, je vous l’accorde de bonne grâce. Mais soyez conséquents! Appliquez dans votre vie les principes que vous prônez sur vos tribunes! Voir ces apparatchiks, ces bureaucrates, ces dirigeants de pays pauvres chialer contre les vilains capitalistes qu’ils disent être la source de tous les maux de la planète alors qu’eux mêmes vivent dans une opulence éhontée… c’est l’hypocrisie la plus vulguaire qui soit. Mais ça passe comme une tonne de briques chez les médias et les citoyens bien pensants.

Mon point ici, c’est qu’on se plaignait souvent que les médias au Québec étaient tout croches, avec un biais aussi évident qu’hypocrite et des histoires mal choisies. Mais vous voyez que c’est une tendance qui affecte même les sources qui ont la meilleure des réputations.

Plus, ça fait du bien d’évacuer cette bile acide et vitriolique de droite (brr) que je garde en dedans.

Dans un autre ordre d’idées, je chiale souvent après les profs Japonais qui n’ont pas les priorités aux bonnes places et qui focusent sur les mauvaises choses, mais ce matin le prof de 3e année est en train de me faire mentir. Il vient de téléphoner chez un de ses élèves qui vient à l’école mais qui ne vient pas tout le temps à l’école (qui vient à l’école quand ça lui chante et qui ne fait pas ses examens parce qu’il est “gêné”, excuse passe-partout au Japon), et il lui dit “Hey, aujourd’hui c’est l’examen alors tu traînes tes fesses à l’école, un point c’est tout. À tantôt.” Je trouve ça bien! Enfin, de la sévérité bien placée.

Je sais pas pourquoi, mais j’ai un regain de manque de patience envers les idiosyncraties stupides des Japonais aujourd’hui. Autant il y a des journées ou ça me dérange pas, autant il y a des journées comme aujourd’hui ou j’ai juste envie de sacrer le camp pour avoir la paix de toutes ces niaiseries. C’est drôle par contre, ce sont les journées comme ça qui me motiveraient le plus à devenir moi-même prof. Pour prouver que je suis capable de faire une meilleure job tout en passant suffisamment de temps à la maison pour me souvenir du nom de ma femme et de mes enfants.

Peut-être est-ce parce que je viens de lire un article dans le Japan Times qui parle d’un nouveau concept au Japon, le Work-Life-Balance. C’est ce qu’on appellerait dans le Barbaricum (terres barbares), du gros bon sens. Dans le genre “ne pas passer sa vie au travail”, “ne pas travailler plus de 60 heures par semaine”, “passer du temps en famille”, “s’occuper et élever ses enfants”, “respecter son épouse”. C’est une mode qu’on tente de lançer au Japon mais qui ne prendra jamais, du moins, tant que la génération présente sera en contrôle. Les Japonais n’en veulent pas, de cette vie saine, sans stress ou on fait autre chose que ce que le boss dit. Prenez seulement comme exemple les congés parentaux. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la loi permet aux pères de prendre des congés de paternité pour s’occuper de leur nouveau-né, supporter leurs épouses, bref, pour être père. Ce qui est normal. Pourtant, seuls 0.5% des nouveaux pères Japonais se prévalent de ce droit. Triste. Mais encore une fois, ce qui est rassurant c’est que la nouvelle génération commence à se doter de deux traits absents chez la génération courante: l’indépendance et le gros bon sens.

Ah, j’aurais tellement plus de chialage à faire sur ce qui ne va pas et me fait rager au Japon. J’en jasais avec Mme Hwang (= ma maman Coréenne) qui s’inquiétait pour le futur de ses enfants qui doivent subir l’école publique Japonaise. D’entendre une Coréenne (ou la tradition et le respect des aînés sont pourtant fort bien ancrés), se plaindre qu’au Japon “le clou qui dépasse se fait tout le temps taper dessus”, ça m’a rendu triste, pour elle et ses deux jeunes pleins de potentiel, mais ça m’a réconforté, de savoir que je ne suis finalement pas si fou que ça et que d’autres pensent comme moi. Ça l’a fait bien rire quand je lui ai expliqué que j’étais le clou qui dépassait, que je me suis fait taper dessus tout le long de mon secondaire, et que grâce à tous ceux qui lui ont tapé dessus, le clou il avait maintenant la couenne dure et qu’il était devenu plus fort que tous les autres clous, et plus rapidement. En tout cas, on ne lui reprochera pas à elle de ne pas se soucier de l’éducation de ses enfants. Elle me demande toujours comment son fils progresse, et si il apprend bien et tout. “Madame, que je dis, votre fils de huit ans a probablement une meilleure commande de l’Anglais que la majorité des professeurs qui enseignent au niveau secondaire ici.” Et je ne faisais pas de flatteries, j’étais sérieux.

Ah, ça fait un post assez décousu tout ça, mais bon, il y avait plein de petites choses par-ci par-là qu’il fallait que j’évacue, et ça fait toujours plaisir.

Bonne fin de journée!

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Oh, Rainy Days, Children…

avril 17, 2008 · Laisser un commentaire

Il mouille. C’est humide. C’est gris. C’est frisquet.

C’est poche.

Longue absence, je le sais. J’ai profité de cette absence pour faire de l’exercice, étudier, sortir, faire quelques niaiseries et généralement m’amuser beaucoup. L’école est recommencée depuis deux semaines mais étant donné la façon dont on procède ici, l’école ne commencera réellement sérieusement qu’en juin. En avril, on est fort occupés à “accueillir” les nouveaux élèves de première année (lire: les “briser” et les faire rentrer dans le rang) et les profs passent tous leurs après-midi à faire des meetings et à aller visiter les familles de leurs élèves. Les profs ici sont encore surpris quand je leur explique que de telles “visites” répétées de la part d’un prof chez les familles leur vaudrait une invitation polie à se faire rare dans le meilleur des cas, ou même une ordonnance de cour dans le pire des cas. Ensuite, ça va être la préparation pour la journée des sports, donc toute activité scolaire pendant le mois de mai va être mise en veilleuse. Cette année, je vais prendre congé pour la journée des sports. Je vais me pointer pour dire salut, mais c’est certain que je ne perds pas une journée complète pour ca. Oui, ils veulent que j’y sois, mais je finis toujours par ne rien faire, et au bout de 10 minutes, je finis par me demander “Mais qu’est-ce que je fous ici?”

Ça, et toutes sortes d’autres meetings, explications, réunions, scéances d’orientations et autres pertes de temps assorties. Rien d’étonnant qu’on aie besoin de 230 jours d’école ici pour boucler le programme… on perd la moitié de l’année comme ça! Au point ou j’en suis, je suis habitué et ca ne me fait plus grand chose.

Mais ça ne veut pas dire que j’ai arrêté de trouver ça épais.

Au moins, il y a du bon monde dans le nouvel arrivage de profs, ce qui rend toujours les inévitables périodes d’inactivité au bureau plus faciles à supporter. La prof de sciences sociales en particulier, a la jasette facile et me pose souvent des questions sur l’histoire du Canada et de l’Amérique et on a eu plusieurs conversations intéressantes. C’est intéressant, et c’est du bon exercice pour mon Japonais qui est, maintenant plus que jamais, plus à l’aise dans un bar une bière à la main que dans une école. Plus, c’est une des seules Japonaises à qui j’ai eu l’occasion de jaser qui est d’accord avec moi que la grande idée du scan des empreintes digitales pour les étrangers entrant au Japon “pour se protéger du terrorisme” ne tenait pas la route puisque depuis 60 ans les (rares) actes de terrorisme commis au Japon ont été exclusivement domestiques (= commis par des terroristes Japonais). Je suis également en bon termes avec le nouveau prof de kendo, ce qui est bon pour mon entraînement (bien que ma première session en quatre mois ait été, disons, dure sur l’égo), mais moins bon pour mon Japonais (parce qu’il à une légère tendance à être colon quand on sort du bureau, ce qui ne me cause aucun problème remarquez, le Japonais de bureau me rend mal a l’aise et me fait parler tout croche). Mon Japonais est en train de devenir fort intéressant. Mixez mon accent gaijin inhérent avec l’accent de Kumamoto que j’ai développé ces deux dernières années et quelques relents d’accent du Kansai que j’ai appris de quelques films de Yakuza par-ci par-là, et vous avez quelque chose d’unique qui provoque définitivement des réactions quand je me décide à le faire sortir.

J’ai tout plein de choses à dire, à chialer et à montrer, mais je pense que je vais diviser ça en posts séparés pour ne pas faire trop long.

Je vous rejase!

Catégories : Bitching · Life in Japan · School

The Bitch is Back

avril 2, 2008 · Laisser un commentaire

Je suis toujours vivant. Temporairement de fort mauvaise humeur, mais vivant. J’ai reçu mon ordinateur hier, et bien qu’il ne démarre toujours pas du premier coup, il fonctionne tout de même mieux qu’avant les réparations. Je suis tout de même frustré que les techniciens de l’atelier m’aient dit qu’il n’y avait aucun problème sur mon ordinateur alors que le problème était clairement présent quand je l’ai démarré pour la première fois. Je suis un peu épais, je le sais, et je suis pas mal deux en ordinateurs, mais je suis quand même capable de voir quand mon ordinateur refuse de démarrer et me donne une erreur de lecture disque (et en trois langues, juste pour être sur). Mais j’ai besoin de mon ordinateur pour travailler et je suis tout de même content de le ravoir.

Raison numéro deux (un) de ma mauvaise humeur temporaire du jour. Hier, ma boss me téléphone chez moi après l’ouvrage pour me demander un service. Traduire un truc pour un quidam qui a demandé de l’aide à l’hôtel de ville. “Bon, OK”, qu’il répond, l’épais. Ce sont les vacances du printemps, et si les professeurs de l’école ont toutes sortes de “meetings” et “d’obligations” moi je suis plutôt libre, alors pourquoi pas. Tout ça pour découvrir, ce matin en allant chercher ledit document, qu’il s’agit d’un formulaire du IRS (ministère du revenu Américain), en Anglais, de 10 pages, qu’il faut que je traduise en Japonais. Je n’ai pas la moindre idée pourquoi un Japonais pourrait avoir besoin d’un tel formulaire alors que de ce que je peux comprendre, il s’adresse aux résidents des US. Dans tous les cas, vous savez comme moi qu’un formulaire de taxe, c’est invariablement mystérieux, inutilement compliqué et difficile à comprendre, même quand on le lit dans sa langue maternelle. Alors le traduire… Mais ma boss ne semble pas comprendre la définition du mot “impossible” alors va falloir être imaginatif.

Il s’est (évidemment) passé plusieurs choses dans ce (deuxième) mois sans ordinateur portable et j’ai quelques histoires et photos à poster, mais aujourd’hui c’est la réunion de début d’année au secondaire et j’essaie de suivre alors ça sera pour plus tard.

Pour le reste, je vais bien. Je passe beaucoup de temps à jouer à Ryu ga Gotoku Kenzan!, jeu d’aventure 100% “in Nihongo”, c’est très divertissant et c’est de l’excellente pratique pour mon Japonais (surtout pour pratiquer mon Japonais moins-que-correct). J’ai également fini de bâtir mon Gundam Strike Noir, il ne me reste que l’encrage et le vernissage et je suis assez satisfait du résultat.

Je vous rejase bientôt!

Catégories : Bitching · Karma · Life in Japan

I give up, Part II

septembre 13, 2007 · Laisser un commentaire

Pourquoi est-ce qu’a chaque fois que je me couche le soir en me disant “Ouais, j’aime bien ma vie ici. Je pourrais vivre longtemps ici. Je suis bien.”, je me retrouve toujours le lendemain bombardé de raisons d’hair ma job, ma ville, et mes collègues. Pourquoi est-ce que les gens ici font autant d’efforts pour se faire haïr?

Un prof est en mode panique a cause de la longueur de cheveux d’une élève. Il a téléphoné aux parents de la petite. Décevant, mais tellement rendu normal…

Vous savez tous que je parle Japonais. C’est pas commun, je sais. Un imbécile de gaijin qui arrive a parler cette langue sacrée et oh-infiniement-complexe qu’est le Japonais.  Je peux comprendre que les obasan que je croise dans la rue, ca les impressionne. Ca les fait capoter. Je peux même pardonner au Japonais moyen de ne pas computer le fait qu’un barbare, un diable a peau blanche, puisse parler une autre langue que l’Anglais. Ils ont été éduqués comme ca.

Mais TABARNAK! (oh oui, ca mérite un ca) Que les profs de mes deux écoles (pas ma nouvelle, heureusement), ne comprennent toujours pas, (non, pas ne comprennent pas) N’ACCEPTENT pas qu’un démon venu de l’Ouest parle, comprenne, et écrive leur langue, ca, CA, ca me fait RAGER! Chaque fois qu’un prof a quelque chose a me dire, ils se consultent entre eux, se demandent “Hmm, comment on ferait bien pour faire comprendre ca a Francois-sensei….” Maintenant, je ne me fais même plus chier a être poli. La semaine dernière, la prof de Japonais de mon secondaire me regarde et cherche désespérément  un prof d’anglais. Elle le trouve, l’appelle et lui demande de m’expliquer quelque chose.

Je me retourne, et je lui dis “Ca serait peut-être une idée de me le demander directement?” de la facon la plus acide possible. Ca fait trois fois cette semaine que ca m’arrive. C’est pas parce que je n’ai pas étudié le langage poli lèche-cul que je ne comprends rien. Le langage lèche cul, je ne le parle pas parce que je n’aime pas lécher des culs, point. La prochaine fois que quelqu’un me fait ca, je vous jure que je pète une coche et que ca ne fera plus aucun doute que je parle Japonais.

Ca me fait chier! Ca me fait chier! Ca me fait chier!

Tous les efforts qu’on met (parce que c’est loin d’être une situation unique chez les barbares en terre Japonaise), pour s’adapter, pour apprendre la langue, tout ca parce qu’on l’aime bien, ce pays, malgré sa stupidité et son racisme, on dirait qu’il y a une réserve inépuisable d’imbéciles dont le but unique dans la vie est de nous les faire regretter, ces efforts.

Oui, je sais, peu importe les heures que je passe a étudier et a pratiquer mon Japonais, je sais que vous n’accepterez jamais que des barbares envahissent votre précieuse culture a ce point. Je m’en fiche.

Mais les Japonais sont chanceux. Chanceux pour deux choses. Chanceux qu’il y ait de par le monde des gens qui aiment leur pays probablement plus qu’eux l’aiment, et qui sont prêts a y vivre et a donner une partie d’eux-mêmes malgré le rejet, le racisme et l’ingratitude. Et chanceux qu’il y ait parmi eux une nouvelle génération plus ouverte, qui accepte l’étranger comme autre chose qu’une nouveauté amusante mais dans le fond stupide et inférieure.

J’en connais quelques uns des Japonais comme ca, mais il en faut plus. Beaucoup plus. Il y a de l’espoir, mais il reste du travail a faire.

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Remembering the Fallen

septembre 12, 2007 · Laisser un commentaire

C’est dur de se rappeler de ce genre de choses quand on est si loin de tout et qu’on est un peu coupé du reste du monde. Mais tout de même, ca serait très ordinaire de ne rien dire.

Hier, c’était le 6e anniversaire de la tragédie du 11 septembre. Ce jour tragique ou la corruption et la pourriture qui se cache au sein de notre race humaine s’est montrée au grand jour et a déclaré la guerre a l’humanité. Ce n’est pas une lutte facile. Comme de la vermine, il faut aller dans tous les petits coins, utiliser tous les moyens possible.

Étonamment, ce n’est pas aux terroristes que je voue le plus de haine. Ils sont haineux, cruels et sans remords, mais je ne les considère pas comme des humains. Ils ne sont pas de la même race que vous et moi. Ce ne sont pas des animaux. Les animaux ne sont pas capables de faire le mal. Beaucoup moins que des animaux.

Non, ceux qui me rendent triste, ce sont ceux de ma propre gang. La race de gens qui, face a une telle adversité, plient au lieu d’encaisser le coup, se blâment eux-mêmes et désirent le pardon de ben Laden plutôt que sa mort.

Ca me rappelle deux citations. La première est de Nietzsche, mon philosophe préféré. Je me souviens plus des mots exacts mais ca va a peu près comme suit:

“Le seul moyen de prendre la mesure de la liberté d’une race, c’est quand on menace cette liberté. On mesure la liberté d’une race aux efforts qu’il faut déployer pour le faire plier, pour garder le contrôle.”

La seconde je ne me souviens plus de l’auteur. Mais ca va a peu près comme suit:

“La guerre est une chose terrible. Mais il existe une chose encore plus terrible que la guerre. L’état de décrépitude créé par la paix, celui dans lequel l’être humain ne possède plus rien, plus une chose, plus une cause, plus une valeur, plus une personne aimée qui ne soit plus importante que sa propre vie, pour laquelle il serait prêt a aller en guerre, cet état de déchéance est pire que la guerre.”

Petit message aux pacifistes de ce monde. Que vous brandissiez vos drapeaux pour la paix, quand vous huez les présidents de ce monde, quand vous applaudissez les déserteurs, ca ne me fait un pli. On appelle ca la liberté d’expression. Mais regardez dans le fond de votre âme. Est-ce vraiment par altruisme que vous décriez la guerre? Est-ce par souci de sauver des vies innocentes en Irak, en Afghanistan ou ailleurs? Ou est-ce par souci de sauver la vôtre? Dans l’espoir vain que si notre camp abandonne la bataille, l’autre camp va laisser tomber ses bombes et ses AK et se mettre a chanter kumbaya?

De la merde tout ca. Vous avez peur, vous craignez pour vos vies. Vous ne vous souciez que de votre vie a vous. Que des femmes meurent lapidées en Afghanistan par des freaks talibans, correct, tant que moi et ma gang, nous n’avons pas a aller a la guerre. Quel égoïsme. Quelle stupidité. Le syndrôme de l’autruche. On se met la tête dans le sable et on ignore le problème, et quand le problème finit par nous ratrapper, on se met a pleurer. Et on implore les méchants faucons sur qui on a chié pendant tout ce temps de venir nous protéger.

La réalité est froide. La paix est un luxe. Ce n’est pas quelque chose qui vous est donné, c’est quelque chose qu’il faut aller chercher. Faut se battre pour. Faut la mériter. Ca implique que des gens souffrent. Ca implique que des gens meurent.

J’aime bien être un hawk, un faucon. Ca fait chier les hippies, ca fait peur aux gens bien pensants.

“Peu importe qu’on finisse par me donner raison. Je n’ai que trop raison.”

Nietszche

I love that feeling!

Il est 4 heures! Ma journée est finie! Bye bye!

Catégories : Bitching · Karma · Politics

Here we go again!

août 31, 2007 · 2 commentaires

Ca y est, c’est reparti. L’école est repartie. Se lever tôt le matin. Arriver à l’heure a la job. Avoir de la job a faire! (ca c’est pas une mauvaise chose, remarquez bien).

Les criss de meetings matinaux dans la salle des profs.

Ma tolérance envers les niaiseries qu’on y entend est toujours aussi basse. C’est toujours le même prof qui ramène ce genre de conneries. “Faites attention, y’a des élèves qui ont changé leur couleur et leur coupe de cheveux pendant l’été! Si vous en voyez, discutez en avec eux!” “Attention, telle élève porte sa jupe 1 cm de trop court! Il faut remédier à la situation!” “Oh, un élève porte ses pantalons trop bas!”

*sigh*

J’ai pas besoin de me lancer dans une tirade de 20 minutes, mon point est déjà fait.

Ca ne me frustre plus vraiment. Ca me rend juste un peu triste.

Sur une autre note, je sais pas ce qui m’arrive, mais a tous les jours, inmanquablement, que j’aie dormi 5 ou 10 heures dans ma nuit, vers les 13h00, je m’endors comme si j’avais fait de l’exercice tout l’avant-midi. Même si je dors tout mon break du midi, c’est pareil, je m’endors. Peu importe ce que je suis en train de faire, je pique du nez et mes yeux ferment tous seuls… C’est insupportable!!!

Bon, c’est le temps d’aller nettoyer mon école. De ses déchets et de sa poussière.

Dommage. C’est dans la tête des profs qu’il faudrait donner un bon coup de balai pour enlever la poussière.

***UPDATE***

J’avais une classe aujourd’hui. C’était comme enseigner à un mur de briques. Aucune espèce de réponse de la part des étudiants. C’est normal. C’est vendredi, il fait chaud, et c’est leur premier jour de classe après le retour des vacances. Moi aussi j’aurais une face de mur de briques à leur place. Ce qui me réconforte, c’est que M. Umeno mon collègue a eu exactement la mpeme réaction que moi et a bien ri quand je lui ai dit ce que je pensais.

Au moins j’ai pu revoir certains étudiants de qui je m’étais bien ennuyé et ca fait toujours du bien de reçevoir des sourires de ceux pour qui on travaille fort. Je vous aime tous! Oui oui, même ceux qui ont peur de moi!

Ce soir, c’est l’enkai de début d’année. D’habitude on s’amuse bien dans les enkai, on boit et mange bien, mais ce soir je me sens un peu las. J’aimerais mieux aller passer mon heure chez les Yoshida pour ensuite aller prendre un bain au onsen et me coucher en regardant la télé. Enfin, je suppose que ça aussi ça fait partie de mon travail. Enfin, on verra bien, je suis pas obligé de faire le nijikai (stage 2).

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