Journey to the Kansai

Vous savez, la dernière fois que j’ai posté sur mon blog, j’en étais encore dans ma quatrième année ici a Kumamoto. Maintenant, j’en suis à ma cinquième. Je ne peux pas vraiment dire que c’est différent, d’être maintenant un vétéran de ma cinquième année dans les tranchées de la vieille Higo. Mais c’est tout de même un peu triste voir chaque jour passer, de me dire que ce 23 septembre, c’est mon dernier 23 septembre ici. J’essaie de ne pas trop m’en faire avec ca. En fait, j’ai vu suffisamment de mes amis devenir émotionnels et dépressifs une fois le temps de partir venu pour que je n’aie pas du tout envie de devenir pareil.

Donc, je ne parlerai donc pas de mes humeurs en ce début de cinquième année, mais de quelque chose d’un peu plus intéressant, ou du moins je l’espère. Cet été, je suis allé faire un tour dans le coin de Kyoto et d’Osaka, avec en prime mon baptême du Shinkansen, le TGV Japonais.

Osaka, c’est la deuxième ville en importance au Japon. C’est, comme Tokyo, une jungle de béton qui s’étend à perte de vue. Voyez plutôt:

Une vue d’Osaka de nuit du haut du Umeda Sky Building, dans le centre-ville. C’est haut, et on accède à l’observatoire par un ascenseur de verre, et ca fait peur, mais la vue en vaut la peine. Je déconseille cependant l’endroit aux voyageurs solitaires, car il s’agit d’un “date-spot” fort populaire, et que bien que je préfère toujours voyager seul, n’avoir autour de soi que des petits couples qui se serrent en regardant les lumières de la ville, et bien, ca vous fait sentir un peu solitaire.

Osaka a été une ville commerciale importante tout au long de l’histoire du Japon. On y retrouve encore des relents de cette culture de marchands, moins raffinée et plus exubérante que celle de Kyoto et moins sérieuse et plus gaie que celle de Tokyo. Les gens y ont la réputation d’être plus relaxés, plus accueillants et généralement moins stressés et constipés que ceux de Tokyo.  Ca reste tout de même un rien étouffant pour quelqu’un comme moi qui ai la chance d’habiter, même dans ce pays surpeuplé qu’est le Japon, une ville de taille raisonnable.

Voici des images du district de Dotonbori. C’est le quartier de night-life probablement le plus connu d’Osaka, centré autour du canal de Dotonbori. D’un côté, vous avez des restaurants, ramen-ya, takoyaki-ya, bars et petites boutiques, et toujours plein de monde, mais en s’en allant vers le port il y a également une promenade avec des cafés et des restaurants plus tranquilles pour les soirées plus intimes.

Qui dit Osaka dit bouffe et panneaux publicitaires extravagants. Le crabe est une spécialité locale, et ces crabes géants annoncant les restaurants sont presque tout ausi célèbres. Outre le crabe, Osaka est connue pour les okonomiyaki (euh, crêpes farcies Japonaises? comment expliquer sans me lancer dans un autre post portant sur les okonomiyaki), les teppan-yaki (ce genre de cuisine “direct sur le grill” ou les plats sont préparés devant vous), et…

… les takoyaki! Des boules de pâte avec des morceaux de pieuvre dedans, le tout frit dans l’huile et servi avec de la sauce épicée et des flocons de poisson. C’est absolument terrible pour la santé et absolument délicieux, et à Osaka, les stands de takoyaki sont tout simplement partout.

On ne peut évidemment pas passer par Osaka sans passer au château d’Osaka. Dans les grands châteaux qui existent encore au Japon, c’est probablement le plus célèbre, bien que le donjon actuel soit une reconstruction. Je préfère tout de même celui de Kumamoto, car bien qu’il soit plus petit et moins grandiose, il est beaucoup plus martial et spartiate, une forteresse imprenable, tandis qu’Osaka est plutôt un palais.

Le donjon principal du château d’Osaka. Je dis que je préférais celui de Kumamoto, mais le musée du donjon était tout à fait intéressant et j’ai passé plusieurs heures à déambuler dans l’énorme parc de l’enceinte intérieure.

Le paysage d’Osaka, du haut du donjon principal.

Le sanctuaire de Toyokuni, dans le parc du château d’Osaka. Il est dédié à Toyotomi Hideyoshi, un grand samurai et homme politique Japonais du XVIe siècle. C’est lui qui a fait bâtir le château original. Je ne me lancerai pas dans l’histoire détaillée de ce personnage fascinant, mais suffit-il de dire que c’est l’histoire de succès la plus complète et la plus incroyable de l’histoire du Japon. Fils de simple soldat, Hideyoshi a réussi par la ruse, l’habileté, l’intelligence et le courage, à devenir général, seigneur, puis maître incontesté du Japon. Pas étonnant que bien des gens viennent prier à son sanctuaire pour avoir du succès dans leurs vies, et je me suis évidemment ramené un mamori pour le succès de mon passage à Toyokuni.

Profitant de mon passage dans le Kansai, j’ai également été faire un saut du côté de Kyoto, la vieille capitale impériale et culturelle, saut que je vous relaterai sous peu.

ほな!

Tokyo Tales, Part II

Dans notre dernier épisode, je vous avais laissés sur les impressions de ma première journée dans Shinjuku, le coeur de la grande capital de l’Est, Tokyo. Aujourd’hui, je vous raconte ma deuxième journée dans la vieille Edo.

Tokyo est une ville avec une longue histoire derrière elle. Depuis que les shogun Tokugawa en ont fait leur capitale au début du XVIIe siècle, Edo, qui allait plus tard s’appeler Tokyo, est devenue un point névralgique du Japon, grouillant de monde, de commerce et d’activité politique. Pourtant, lorsqu’on observe la ville de Tokyo aujourd’hui, on voit bien peu d’indices de son passé et de son histoire. Il y a plusieurs raisons à cela : les tremblements de terre, les incendies, les bombardements pendant la Seconde Guerre Mondiale, les modernisations pour les Olympiques, ajoutés à la tendance des Japonais à raser le vieux pour construire du neuf. Tout cela fait en sorte que Tokyo est une ville résolument moderne, où les rares temples, sanctuaires et bâtiments historique sont submergés par les gratte-ciel et les néons.

Il y a cependant un quartier de Tokyo qui est réputé pour avoir conservé son cachet de « vieille Edo ». C’est le quartier d’Asakusa, et c’était ma destination pour ma seconde journée. Asakusa a été relativement épargné lors des bombardements, et plusieurs bâtiments d’avant la guerre sont toujours intacts aujourd’hui. Il y a également plusieurs temples et sanctuaires, certains datant d’avant la guerre. Asakusa étant un coin qui attire son lot de touristes, autant Japonais que d’outre-mer, on y retrouve également un assortiment de petits restaurants, kiosques et boutiques qui offrent de tout. Évidemment, beaucoup de ces endroits sont des trappes à touristes, mais il y a quand même plusieurs endroits ou on peut trouver toutes sortes d’artisanat et d’objets traditionnels Japonais à bon prix.

L’endroit le plus célèbre dans Asakusa est probablement le temple de Senso-ji. C’est un énorme temple bouddhiste entouré de toutes sortes de temples et sanctuaires plus petits. Senso-ji est également connu pour la grande porte de Kaminarimon, qui signifie « porte du tonnerre ». Cette porte imposante ouvre sur une grande allée bondée de petites boutiques et de kiosques qui vendent de tout. Le tout est absolument bondé de monde et on a parfois peine à croire qu’il s’agisse d’un temple. J’ai passé tout un avant-midi à déambuler dans les vieilles rues d’Asakusa, à me promener parmi les temples, les boutiques et les petits restaurants. Je n’ai malheureusement pas pu prendre de bonnes photos de Senso-ji parce que le bâtiment principal était en réparations et couvert d’échafaudages. J’y ai tout de même fait quelques bons achats, et j’ai également pu goûter à la crème glacée au sésame noir qui, malgré sa ressemblance à du ciment, était tout à fait délicieuse.

Kaminarimon, la grande porte du tonnerre qui mène au temple de Senso-ji.

Une fois Kaminarimon passée, ce sont les allées de boutiques et d’attrape-touristes!

Une des pagodes près du temple principal de Sensoji.

Une des rues aux nombreuses boutiques d’artisanat.

Ca ressemble à du ciment, mais c’était très bon, je vous assure!

Après avoir visité Asakusa et l’ancienne Tokyo, je me dirigeai vers un quartier résolument moderne, j’ai nommé Ginza. Ginza, c’est le coin de Tokyo pour tout ce qui est magasinage de haute gamme. Évidemment, comme partout dans Tokyo, on y retrouve toutes sortes de boutiques, mais Ginza est connue pour ses magasins de haute gamme. La majorité des grands « department stores » de Ginza étant hors de portée de mon budget modeste, je me suis contenté de me promener et de prendre quelques photos, mais ça valait le coup. Mon séjour à Ginza fut cependant quelque peu terni par la présence bruyante et agressante de prêcheurs de Bible qui nous cassaient les oreilles en nous lisant la Bible à travers leurs camions haut-parleurs. Enfin, quand leurs déblatérations eurent raison de ma patience, je m’enfuis dans le métro et me dirigeai vers Shibuya.

Oui, il y a du monde, à Ginza comme partout dans Tokyo!

Le Kabuki-za, théâtre Kabuki de Ginza. Évidemment, c’était fermé pour la fin de l’année et je n’ai pas pu visiter.

Ginza à la brunante.

Shibuya est un autre de ces quartiers ultra-modernes de Tokyo. Sans le côté ancien d’Asakusa ou le côté glamour de Ginza, Shibuya ressemble à Shinjuku. Beaucoup de monde, beaucoup de boutiques, beaucoup de lumières, et beaucoup de night spots. C’est impressionnant, mais avec la foule, le bruit, c’est un peu stressant de s’y promener seul. J’aimerais bien y retourner avec une gang d’amis un de ces quatre, je suis sur qu’on pourrait s’y taper une virée pas trop mal.

En sortant de la gare de Shibuya. J’aurais probablement pu traverser la rue en faisant du body-surfing.

Shibuya, avec ses lumières, des tas de gens, et même un Subway! Tokyo à son meilleur!

Voilà donc qui clôt ma seconde journée dans la capitale de l’Est. Soyez à l’écoute pour le troisième et dernier épisode de mes aventures dans Tokyo!

Tokyo Tales (part I)

Joyeux Noël!

Enfin, comme je vous l’avais dit, ici, dans les tranchées de la vieille Kumamoto, c’est facile d’oublier l’existence de Noël. J’ai passé un Noël très agréable, à faire ce que j’aime, c’est à dire aller au Budokan pour pratiquer mon kendo, manger du curry, boire une bonne bière, prendre un bon bain et dormir. Ca peut sembler un peu solitaire, et ça l’était effectivement, mais bon, je n’ai fait que ce que j’avais envie de faire, et, après tout, n’est-ce pas pour celà qu’on a les vacances des Fêtes?

Et en plus, comme je vous l’avais dit, il fallait que je me garde de l’énergie pour mon excursion vers la plus grande, la plus populeuse, la plus big des villes du Japon et du monde, j’ai nommé la grande Edo, la capitale de l’Est, la ville qui ne dort jamais: Tokyo.

Je dois vous avouer que j’étais à la fois excité et terrifié par mon voyage à Tokyo. Je me répète, et de toute façon, c’est bien connu, Tokyo est une énorme ville, très étendue et surtout excessivement dense. J’avais peur, très peur, de tout simplement me perdre en sortant de l’aéroport, de ne jamais trouver mon hôtel et d’être forcé de coucher dans la rue.

OK, vous savez, je suis de Québec. À Québec, on a des autobus. Soit, il y a des trains pour les marchandises, mais des trains pour les passagers, c’est pour sortir et aller vers d’autres villes. À l’intérieur de l’agglomération, c’est l’autobus, ou encore sa propre voiture. À Kumamoto, nous avons 2 lignes de train, un tramway, et plusieurs autobus. Et j’ai ma voiture. Alors ça fonctionne. À Tokyo il y a… combien de lignes de train et de métro? Juste sur la petite carte qu’ils vous donnent en sortant de l’aéroport, j’en compte plus d’une vingtaine, et ca ce sont uniquement les lignes principales à l’intérieur de la ville. Juste pour me rendre à mon hôtel de l’aéroport, j’avais 3 trains à prendre. Pour moi qui n’avais jamais pris le train avant d’arriver au Japon, vous comprenez que j’étais terrifié.

Quand je vous dit qu’il y a du monde…

Fort heureusement, et à ma grande surprise, tout s’est déroulé très rondement. Tokyo est une ville ou il faut voyager en train, et tout est organisé en conséquence. C’est très facile de changer de train, les lignes de train et de métro sont souvent connectées. Même que pour certaines des lignes principales, les plateformes sont jumelées, et pour changer de train on a qu’a sortir de son train, faire un 180 et entrer dans l’autre. Enfin, tout celà pour dire que je n’ai eu aucune difficulté à m’orienter et à me rendre ou je voulais. Mais il y a du monde, du monde pressés, stressés qui n’ont aucune réserve à pousser et à donner du coude pour se rendre ou ils ont besoin d’aller. Mais assez de temps perdu sur mon émerveillement enfantin devant le système de transport de Tokyo. Ou suis-je allé?

Le premier jour, c’est-à-dire le 27, je suis arrivé a Haneda vers les 18h00, et à mon hôtel vers 19h00. Ma première destination fut Shinjuku. Shinjuku, c’est un des quartiers centraux de Tokyo. Remarquez que je ne dis pas “le” quartier central, parce qu’il y en a plusieurs. Mais Shinjuku est sans doute le plus important et le plus connu. Je me dirige donc vers la gare de Shinjuku, qu’on dit être une des plus achalandées au monde.

Quoi dire sur Shinjuku. L’image de la ville ultra-moderne Japonaise, avec les néons partout, les gratte-ciel et du monde partout, que bien des gens ont vient probablement de Shinjuku.

J’ai donc déambulé dans Shinjuku un moment. J’ai pu retourner voir l’hôtel Keio, hôtel ou j’avais passé mes toutes premières nuits au Japon, il y a bientôt quatre ans de celà. Si, à cette époque, j’avais été complètement ébloui par les lumières et l’immensité de la place, j’étais maintenant capable de me fondre à travers la foule et de m’orienter sans paniquer. L’expérience il faut croire! Ca, et le GPS sur le cellulaire…

Un des endroits que j’avais le plus hâte de voir dans Shinjuku, c’est Kabuki-cho. Rien à voir avec le théâtre Kabuki, Kabuki-cho est le red-light district de Shinjuku. Pas que je sois un consommateur assidu de ce genre de services, ni même un fan du concept, mais c’est la que se déroulent plusieurs films et jeux vidéo de yakuza (gangsters Japonais) dont je suis un amateur. Je voulais donc voir de quoi ca avait l’air en vrai.

La fameuse porte de la rue centrale de Kabuki-cho. L’enseigne se lit “Kabuki-cho ichiban machi” (Kabuki-cho, le quartier numéro 1!)


Beaucoup de monde, beaucoup de lumières, beaucoup d’enseignes roses plutôt louches, beaucoup de bouncers et de pimps qui essaient de vendre du sexe (et dans la langue et la variété de votre choix, déconcertant). Beaucoup de salarymen qui font un petit détour avant de rentrer chez eux sur le dernier train. Beaucoup, et bien que ca ne m’aie pas surpris le moins du monde, je trouve quand même ca un peu déconcertant, de filles faisant la rue habillées en écolières. J’ai même vu de vrais yakuza! Enfin, je ne vous raconte pas tous les détails, mais je suis tout de même content d’avoir vu Kabuki-cho de mes yeux, même si ce n’est pas nécessairement l’endroit le plus glamour à visiter.

J’en profite ici pour vous présenter un établissement essentiel au night-life Japonais: le “muryo annai jo”. “無料” (muryo) singifie “gratuit” ”案内所” (annai jo) singifie centre de guidance/information. On peut donc traduire le tout “centre d’information gratuit”. Maintenant, vous allez me dire que c’est tout innocent, et même bien qu’il y ait des kiosques d’information comme ca pour aider les gens.

Je porte votre attention sur la couleur du lettrage et aux deux petits symboles bleus dans les coins sur l’affiche. C’est le petit symbole qui signifie “18, pour adultes seulement”. Ce qui est, soit dit en passant, légèrement tordu, puisqu’on est adulte à 20 au Japon, pas à 18. Mais ne nous attardons pas aux détails. Vous aurez deviné que l’information qu’on retrouve dans ce genre d’endroit est disons, assez “spécialisée”. Si c’est quelque chose que vous êtes trop gêné de demander sur la rue, vous pouvez le demander sans crainte dans un “muryo annai jo”, et ils vont surement pouvoir vous aider. C’est même écrit sur l’affiche “安心” (anshin, sans crainte). Ce n’était pas la première fois que je voyais ce genre d’endroit, on en a même quelques uns à Kumamoto au centre-ville, mais dans Kabuki-cho, il y en avait un à chaque coin de rue (littéralement) et ça m’a fait sourire.

Enfin, cela conclut ma première journée dans la grande Edo. Si j’essaie de tout raconter mes aventures dans Tokyo en un seul post comme je le fais d’habitude, je n’aurai peut-être pas fini avant le mois prochain, alors je vais séparer le tout en plusieurs chapitres. La suite bientôt!

King of the Road

Les Olympiques sont terminés. La grande chaleur et les nuits à l’air climatisé aussi. Tout comme mes vacances d’été. Le travail recommence, et avant qu’on ait le temps de s’en rendre compte, l’hiver Japonais, avec ses températures douces mais son manque cruel de chauffage, sera la. J’ai trop fait de kendo la semaine dernière alors j’ai mal. J’ai été dans un party avant hier avec plein de mecs souls qui essayaient de me faire le “frontal grab” et qui se demandaient ensuite pourquoi j’étais en criss.

Mais comme disait Confucius: IT DOESN’T MATTER!

J’en avais déjà parlé avant, et ca fait déja un mois que c’est fait, mais je voulais attendre un peu avant d’en jaser, question d’avoir un peu de, hmmm, expérience. Je me suis acheté une nouvelle voiture! Bon okay, c’est une nouvelle vieille voiture, mais bon…

Tadam!

NON! Ca c’est ce que j’avais avant! Une Suzuki Wagon R 1997. Avec un moteur d’environ 40 HP, un AC qui marche pas, une aile scratchée et 3 portes. Oui parce qu’il n’y a une porte arrière que sur le côté droit, histoire de sauver quelques yens j’imagine (en fait, je le sais pas…). Bref, c’était à pleurer comme voiture, mais, pour rendre à César ce qui est à César, elle m’a bien servi ces deux dernières années.

C’est pas mieux comme ca? Enter my new ride. Celica 1994 SS-II. Et manuelle 5 vitesses, ce qui est une rareté ici au Japon. Tellement rare en fait, que, contrairement à la logique commune en Amérique (et considérant qu’une boîte manuelle est plus simple et donc un peu moins coûteuse qu’une boîte auto), les voitures manuelles ici sont plus chères que les automatiques. Je sais, c’est pas une GT-4 (la Celica légendaire du WRC), mais comparez les prix pour une GT-4 et une SS-II de la même année et vous comprendrez mon choix.

J’ai longuement hésité entre la Celica, la MR-2, et la Supra. J’ai malheureusement du éliminer la Supra assez rapidement. Outre le coût d’acquisition (enfin, c’était pas trop mal, mais plus que la SS-II, définitivement), ça m’aurait coûté une petite fortune rien que pour l’assurer. La MR-2 j’ai éliminé assez rapidement aussi. J’adore la MR-2 (surtout le modèle deuxième génération SW20) et j’en ai trouvé quelques unes dans le même range de prix que la SS-II. Mais la MR-2 c’est une petite voiture et c’est une mid-ship (= moteur dans le derrière de la voiture). Ce qui signifie zéro espace de rangement (enfin, il y en a, sous le capot avant, mais c’est pas assez pour faire rentrer mon équipement de kendo et ca c’est vital!) et des sièges arrières qui vont me faire hair par n’importe qui ayant à s’y asseoir.

Pour en arriver a ma petite Celica SS-II. Avec un bon moteur (proche de 190 HP), un espace de rangement suffisant pour le vital équipement de kendo (imaginez, si vous ne pouviez pas transporter votre poche de hockey/sac de golf dans votre voiture), et le look inégalable des voitures sport Japonaises des années 90. Oui, je sais, c’est une 1994, donc en fait plus vieille que ma Wagon R, mais elle est en bien meilleur état, moins de kilométrage (140 000 contre 100 000) et mieux entretenue. Et puis, franchement, regardez le modèle de Celica 1998-2000. C’est une insulte au bon goût et on m’en aurait offert une pour moins cher que j’aurais quand même choisi la 1994.

Je n’ai même pas besoin de vous dire quel plaisir ca fait de pouvoir monter des côtes sans avoir à mettre le pied au plancher, d’être capable de faire plus que 60 km/h sur du plat, d’aller sur l’autoroute! Bon OK, les autoroutes au Japon à péage et la limite de vitesse est à 80 km/h… mais bon, au Japon comme au Canada, les limites de vitesse sur les autoroutes sont plutôt traitées comme des suggestions. En fait, j’ai essayé de m’en tenir a la limite de 80 mais je me faisais dépasser par la gauche et par la droite et c’était terrifiant alors j’ai du écraser un peu pour suivre le trafic.

Côté pécunier même, ca n’est pas trop mal. Je m’en suis tiré pour 370 000 Y de dommages totaux. Ca comprend 210 000 pour la voiture elle même, 50 000 pour la taxe routière, 100 000 pour le shaken (inspection obligatoire et réparations subséquentes), 30 000 de réparations non couvertes par le shaken pour un total de 390 000Y, moins 20 000 pour la reprise de ma vieille voiture, ce qui nous met a 370 000 Y. Le shaken et la taxe ont été durs à avaler, mais bon, c’est la procédure standard ici et j’ai vraiment eu un bon deal pour la voiture elle-même alors ca va. Chose surprenante, mes assurances mensuelles ont à peine monté. Je payais 7000Y/mois avec ma Wagon R, et je m’attendais à payer environ 12 000Y/mois pour la Celica. Finalement, les dommages mensuels sont limités à 8000Y/mois, ce qui est fut une excellente surprise. Mon dossier de conduite blanc, mon âge (si ca avait été l’an dernier, j’aurais probablement saigné plus) et ma fidélité envers la compagnie (il y a deux ans à pareille date, je payais 12 500Y/mois, pour ma Wagon!) y ont été pour quelque chose.

Je dois avouer, je pleure à chaque fois que je dois amener ma petite Celica au poste d’essence, avec le litre d’essance aux alentours de 185Y. J’ai de la chance, à Kikuchi, deux nouvelles stations service viennent d’ouvrir et se livrent une petite guerre des prix qui fait en sorte que dans Kikuchi je paie habituellement mon essence aux alentours de 169Y du litre. Le truc, encore une fois, c’est d’utiliser la voiture intelligemment. Tous les moyens de transports sont dispendieux au Japon (l’aller-retour en bus jusqu’à Kumamoto me coûte entre 1400 et 2100Y dépendamment de l’heure), et il n’y a pas de trains à Kikuchi alors… Et puis, depuis que j’ai ma Celica, je n’ai pas pris une goutte d’alcool, alors j’économise la aussi. Le raisonnement étant que, ma voiture et moi ayant tous les deux un problème de boisson, ma situation financière ne me permettant de financer qu’une seule de ces dépendances, j’ai choisi de financer la plus utile des deux, c’est à dire la voiture. Et puis, c’est pas comme si j’avais le choix, c’est tolérance zéro ici (avec raison d’ailleurs, quand vous voyez comment les Japonais sont incapables de boire sans trop boire, mais je digresse).

Pour rester dans le domaine des dépenses, je me suis enfin procuré mon propre équipement de kendo. 80 000Y de dommages pour l’armure complète et des vêtements neufs. Ca fait beaucoup de yens, mais quand on y pense, ce n’est pas pire que s’acheter un équipement de hockey ou un sac de golf. Et puis c’est acheter la santé (bon OK, il y a beaucoup de douleur et de bleus qui viennent avec, mais bon, a long terme), et ça, ca n’a pas de prix. J’ai passé un vendredi après-midi complet à essayer de laver à la main mon gi et mon hakama et ma salle de bain est tachée de teinture indigo, mais autrement, tout va bien. Le seul problème, c’est que je vais devoir m’acheter un nouveau shinai (sabre) parce que j’ai cassé celui que m’avait gracieusement offert mon sensei en pratiquant mercredi dernier.

Hier, j’ai été voir Detroit Metal City au cinéma. C’est un film Japonais avec un groupe de musique pseudo-Kiss/death metal, et c’était absolument tordant. Et j’ai compris la grande majorité des dialogues, ce qui m’a surpris mais également motivé à étudier encore plus.

Bref, je m’amuse, sur la route et au dojo. Je suis absolument dévasté à l’idée d’avoir à reprendre le travail ce mercredi, mais j’ai un road trip (SOLO cette fois ci, pas de gamins îvres dans ma voiture) de prévu du côté d’Oita et de Beppu ou j’ai des amies à aller visiter.

Bonne fin d’!

Over the Mountains…

We had the best. camp. ever.

La semaine dernière, j’ai eu le plaisir de me joindre au camp d’Anglais de l’école secondaire (senior high, secondaire 4-6) de Kita Kumamoto. C’est l’école avec un cours d’Anglais spécialisé et un des rares endroits ou on peut voir des Japonais pure laine parler Anglais. Le camp était à Oguni, un petit village perdu dans les montagnes non loin du mont Aso. Au début, je m’étais porté volontaire pour aider juste parce que ca me permettrait de passer 3 jours loin de ma commission scolaire bien-aimée.

Ca aura été une de mes meilleures expériences depuis que j’ai mis les pieds à Kumamoto.

Par ou je commence.

Je vous l’ai déjà dit, au niveau ou je travaille (secondaire 1-3), les jeunes sont sur-disciplinés et infantilisés. Alors travailler avec des jeunes du niveau au-dessus, sans ce carcan inutile et stupide, c’est rafraîchissant. Plus, c’étaient les jeunes du programme spécial d’Anglais, donc plus verboses et ouverts sur le monde que la majorité des jeunes avec lesquels j’ai pu travailler. J’ai pu jaser de toutes sortes de trucs avec eux, de la situation du monde aux voitures de course, et sans le moindre mot de Japonais. Il y a plusieurs jeunes dans cette classe qui ont énormément de potentiel et qui vont pouvoir accomplir de belles et grandes choses, j’en suis certain.

J’aurais des histoires à n’en jamais finir, alors je vais me taire et me contenter de laisser les images parler.

Voyez sur son t-shirt! Je me suis fait demander plusieurs fois mon autographe…

Après le cours du matin. Parce que chaque ALT devait donner quelques cours dans la journée. Étant en vacances, j’ai décidé de ne pas enseigner l’Anglais, mais le Francais! Et puis, un autre des ALT donnait un cours d’Espagnol alors… Ca a été un hit! Surtout quand j’expliquais aux gars que les filles adoraient qu’on leur parle Francais parce que c’est si romantique. Je leur ai fait un speech sur comment les langues étaient inter-reliées et que leur compétence en Anglais leur permettait d’assimiler le petit peu de Français que je leur enseignait beaucoup plus rapidement qu’ils n’avaient pu assimiler leurs premiers mots d’Anglais. Enfin, peu importe les grands speechs et les leçons de vie, on s’est bien amusés et c’est tout.

Après la compétition de débats! Les deux équipes que j’ai coaché ont fait une job fantastique. Je leur ai répété à plusieurs reprises que l’important dans un débat, ce n’était pas tant de se préparer que d’être attentif au discours de l’adversaire et d’être sans pitié, autant envers soi-même qu’envers l’équipe adverse. Et qu’en bout de ligne, ce qui comptait c’était de mettre ses tripes sur la table et d’avoir confiance en soi. Et mes deux équipes, lorsqu’elles se sont affrontées, ont pris mes conseils à coeur. Ca a donné le débat le plus ‘débat” de toute la compétition. En fait, c’était le débat qui avait le plus l’air d’un débat, avec des accusations, questions, rebuffades et poings sur la table. C’était génial, et j’étais fier de mes deux équipes. Mais surtout des filles, elles ont fait un bon travail d’équipe et c’était beau a voir.

Le soit, on s’est fait un méga-barbecue/yakiniku, et on a tous mangé comme des porcs. Avec Aika, Sayuki, Yuki et Mai (mon ancienne élève!) (yay, je me souviens de leurs noms!)

Encore le barbecue!

Encore au barbecue, en train de faire des niaiseries, comme d’habitude.

Bref, on a tous eu bien du plaisir et c’est certain que je vais me porter volontaire l’an prochain aussi!

A la prochaine!

Les Humeurs (moins grises, mais toujours trempées) de Kyokushi, édition de Juin, volume II

J’ai passé une bonne fin de semaine. La saison des pluies est plus ou moins commencée depuis mardi dernier, mais il a fait très chaud et soleil jeudi, vendredi et le plus clair de samedi alors ce n’est pas trop mal. Vendredi on a eu droit à notre premier 33 de l’année, un peu dur à endurer mais au moins les gens du bureau acceptent de partir l’air climatisé quand il fait aussi chaud alors.

Samedi, j’ai été en ville trouver mon amie Hotaru. Elle est native d’Osaka mais elle habite Kumamoto depuis 6 mois. C’est donc à moi de la guider et de lui enseigner le dialecte local (quoi que, au train ou vont les choses, c’est moi qui vais atrapper l’accent d’Osaka). Je suis bien ancré dans mes habitudes et dans ce que j’aime faire en ville, alors j’avais peur de ne pas être tout a fait adéquat pour guider une jeune fille, mais heureusement ce n’est pas le genre de fille à s’en faire pour ça. On a été voir le nouveau Indiana Jones ensemble. Pas un mauvais film, et si rien d’autre ça prouve qu’Harrison Ford est toujours capable de botter des culs malgré son âge (comme Nicolas Cage). C’est juste qu’on aurait dit que la fin était tirée d’un autre très populaire film de Spielberg des années 80, et disons que j’ai trouvé que c’était un peu too much. Enfin, on a fini la soirée dans un petit lounge sympathique avec du bailey’s et du gâteau au chocolat.

Dimanche, j’ai été voir sous une pluie torrentielle le tournoi de Kendo de mon école. C’était un tournoi assez important et il y avait des jeunes du primaire et du secondaire de partout dans la préfecture. C’est l’équipe du Kyushuu Gakuin, une école privée, qui a gagné pour la section secondaire (mais les kids du KG gagnent partout ou ils vont, dans les concours d’Anglais, etc…), mais tous les profs à qui j’ai eu l’occasion de parler m’ont rassuré que l’escouade de Kyokushi s’était fort honorablement défendue jusqu’au bout. Je suis arrivé trop tard pour voir les combats, mais les groupes de 2e et 3e année primaire ont apparamment passé la gratte et n’ont pas perdu un seul match.

Pour compléter la rubrique bonnes nouvelles, j’ai reçu vendredi à 18h13 la boîte que j’avais commandée à mes parents pour ma fête. C’est long, le bateau, mais bon, c’est rendu et ça m’aura coûté moins cher, en bout de ligne, de commander mes livres sur amazon.ca, de les faire livrer gratuitement chez mes parents, et que mes parents me les envoient, que de les faire livrer d’amazon.ca directement chez nous (80$ de shipping pour 70$ de livres). Dans la boîte était également ma copie très attendue de GTAIV, lequel s’avère fort divertissant et, ajouté à mon acquisition récente de Metal Gear Solid 4, va considérablement réduire mon temps d’exposition au soleil (bah, c’est pas comme si la saison des pluies me donne tellement le choix, mais…) Dans les deux cas ce sont de très bons jeux au potentiel d’addiction très fort (pour l’instant, c’est GTA qui gagne).

Je vous rejase!

The Cold War!

LA GUERRE FROIDE EST REPARTIE!

Je viens de m’en rendre compte. Quel ignorant! Championnat du Monde de Hockey. Ma ville, Québec. Le Canada a battu la Suède, et la Russie la Finlande. Ce qui veut dire…

FINALE DU SIÈCLE CANADA-RUSSIE, LIVE IN QUÉBEC!!!

Et je serai pas là pour y assister….

C’est trop triste! De voir notre équipe aller à la chasse à l’ours et renvoyer les Soviets noyer leur chagrin dans la vodka!

La finale est dimanche soir, heure de Québec, ce qui donne lundi matin pour moi. Je vais donc pouvoir regarder la bataille du siècle en pay-per-view, puisque j’ai congé lundi!

GO CANADA!!!

GO CANADA!

Fukuoka Nights

Comme je vous le disais plus tôt, je suis allé faire un tour du côté de Fukuoka mardi et mercredi dernier pour aller voir HIGH and MIGHTY COLOR. Je vous ai déjà donné mes impressions sur le spectacle, mais j’ai eu quand même l’occasion de visiter un peu et de prendre quelques photos. C’est une ville que j’ai immensément apprécié, qui m’a fait pensé un peu a Kobe (que j’avais également adoré). Ce sont des grandes villes hors de tout doute. Mais contrairement à Tokyo ou il y a tant de monde que c’en est aggressant, ce sont des villes ou on peut quand même respirer et relaxer. Et tout celà à une heure de train du centre-ville de Kumamoto. Fait relativement aggravant: il me faut plus de temps pour couvrir les 24 kilomètres qui séparent Kikuchi du centre-ville de Kumamoto en autobus que pour parcourir les quelques 190 kilomètres qui séparent Kumamoto de Fukuoka en train. C’est comme quand j’étais allé à Kobe. Il m’a fallu moins d’une heure pour monter dans l’avion, atterrir, aller chercher mes bagages et me rendre en train au centre-ville que pour prendre l’autobus de chez nous au centre-ville de Kumamoto.

Conclusion: Kikuchi a besoin d’une gare de trains au plus sacrant!

Assez de chialage sur les transports. Les photos de la grande ville!

Rien de particulier, c’est juste la première photo que j’ai prise en sortant de la gare de Hakata (qui est BIG, soit dit en passant). Il faisait super beau mardi et c’était un réel plaisir que de se promener dans Hakata.

Outre le fait qu’on voit l’épais qui a pris la photo à cause du flash sur la vitrine… Non, ce n’est pas une armurerie. Les armes à feu sont hyper-réglementées au Japon (stupidement hyper-réglementées, mais bon…). Non, il s’agit d’un magasin de jouets! Les gens qui veulent faire du tir ou les collectionneurs, faute de pouvoir se procurer légalement de vraies armes, vont acheter des pistolets et fusils à air comprimé répliques de véritables armes. Il y en a de fort bien faites et j’en collectionnerais si je n’avais pas peur du chiar inévitable aux douanes quand viendra le temps de les ramener avec moi au Canada.

Un juku de préparation aux examens d’entrée d’université. Il y a beaucoup de jukus dans les centre-villes Japonais et c’est plutôt banal, et c’est commun de mettre de l’Anglais sur les enseignes pour attirer l’attention. Ce qui est étonnant, c’est que l’Anglais sur cette enseigne soit correct et en contexte!

Le métro de Fukuoka. Je sais, c’est banal, mais je n’ai jusqu’à ce jour jamais habité dans une ville dotée d’un métro alors c’est encore quelque chose de spécial pour moi! Plus, celui de Fukuoka est, contrairement à celui de Tokyo (eurk), possible à déchiffrer. Toujours beaucoup de monde, mais efficace.

Je vous disait de l’Anglais qui est partout maintenant au Japon, mais l’Anglais commence déjà à être un peu dépassé, alors on commence à voir du Français apparaître un peu partout. Bouteille de fort en forme de biberon, dans un bar de Fukuoka ou je suis allé après le show.

Un genre de web-café ou les fêtards, soulons ainsi que les pauvres types qui ont manqué leur autobus/train (ou comme moi qui habitent tout simplement à l’autre bout du monde) peuvent relaxer et dormir jusqu’au matin. Il y en a a Kumamoto aussi, mais j’ai trouvé cette annonce plutôt comique. Ça dit “Men’s Relaxation Club” sur l’affiche. Plutôt louche, non?

Un “yatai”, ces petits restaurants/shack de bouffe ambulants qui commencent à poindre dans les rues de Fukuoka avec le soleil qui se couche. On y retrouve toute sorte de bonne bouffe pour le gars sur le party: du ramen, du oden, du tofu, du tempura, et bien sur, de la grosse en bouteille. Quand je suis rentré dans un yatai pour la première fois, un des vieux bonhommes déjà assis lâche un “Oh, v’la un étrange”, auquel je répond “Ouais, vieux (criss), c’est si bizzare que ça?”. On a fini par avoir une bonne conversation finalement et c’était bien comique. Il pensait que j’étais Italien le bonhomme (ça m’arrive souvent ça).

Dans notre série “Japon, terre des machines distributrices”, je vous présente la machine distributrice qui pourrait me faire déménager à Fukuoka. J’ai nommé, la machine distributrice de RAMEN! Comme disait le proverbe “Si ça existe, quelque part au Japon, il y a une machine distributrice qui le vend.”

Canal City, l’énorme centre d’achats multi-niveaux de Hakata, Fukuoka. C’est bien comme endroit, c’est plutôt joli pour un centre commercial et il y a un canal au rez de chaussée avec des fontaines et de l’éclairage. Les boutiques étaient un peu décevantes. Comme la majorité des centres commerciaux Japonais, c’est 90% de vêtements pour filles, et même dans le 10% qui reste, c’est pas donné.

Pour continuer dans la série sur les affiches bizzares en Français, une boutique de vêtements dans Canal City, à Hakata.

Le “Ramen Stadium” de Canal City. Un étage au complet, juste des restaurants de ramen. Le paradis!

La gare de Hakata. Encore une fois, c’est banal des tracks de chemin de fer, mais c’était la première fois que je prenais le train alors!

Voilà donc un apperçu de ma petite virée de deux jours à Fukuoka. Je vais surement y retourner pour explorer Tenjin (le quartier du night-life) plus en profondeur cet été. お楽しみに!

The Devil Inside

Je vous l’ai toujours dit que j’avais le diable en dedans de moi.

Maintenant, grâce à la magie d’internet, j’en ai la preuve!


Your Political Profile:


Overall: 75% Conservative, 25% Liberal

Social Issues: 75% Conservative, 25% Liberal

Personal Responsibility: 75% Conservative, 25% Liberal

Fiscal Issues: 100% Conservative, 0% Liberal

Ethics: 25% Conservative, 75% Liberal

Defense and Crime: 100% Conservative, 0% Liberal

Bon, je suis un peu déçu de mon score côté “Éthique”, mais la façon dont le test était fait ne laissait pas beaucoup de marge de manoeuvre. J’ai hésité longtemps sur la question de l’avortement. Il y avait deux choix, soit pour, ou contre. Moi je suis pour, mais je crois que ça doit être sévèrement règlementé pour que les jeunes gens apprennent à prendre leurs responsabilités. L’avortement c’est un droit, et c’est un choix qui ne doit pas être enlevé. MAIS ce n’est pas quelque chose qui doit être pris à la légère, ni qui devrait se produire souvent. En clair, ce n’est pas une méthode de contraception. Le caoutchouc, ça coûte moins cher, c’est aussi efficace, ca protège contre les tites maladies et ça évite les contorsions morales. Mais j’aime pas parler de l’avortement parce que du moment qu’on est pas 100% pour, on est contre, et quand on est contre, on passe pour un fondamentaliste religieux chrétien, ce qui n’est que légèrement mieux que passer un libéral/communiste (donc, c’est poche, pour ceux qui auraient besoin d’une traduction).

Enfin, voilà, cruement résumée, ma position, que je qualifierais, par le standard Canadien, de conservatrice “gros-bon-sens”, un adjectif qui s’applique par ailleurs à la majeure partie de mes positions politiques.

Sur ce, votre blogger possédé du démon préféré vous souhaite une bonne fin de journée depuis les profondeurs infernales.

Retail Therapy

Retail Therapy… comment traduire ce concept. “La thérapie de l’achat”. Terme utilisé pour décrire une série d’achats compulsifs souvent inutiles effectués dans un laps de temps habituellement très court dans le but de soulager une douleur, de combattre la dépression ou d’oublier un problème quelconque. Dans le cas présent, je ne peux donc pas vraiment parler de “retail therapy”, parce ce n’est ni dans le but de me relever d’une dépression ou de soulager un problème que j’ai effectué cette série impressionnante d’achats semi-utiles dans l’espace d’une fin de semaine, achats qui m’ont procuré beaucoup de plaisir je l’admets. Je suis parti sur une rage de magasinage, mais encore la, contrairement a une vraie séance de retail therapy, j’ai faits quelques achats véritablement utiles.

Voici donc les dégâts de la fin de semaine: (avec images quand je serai rentré chez moi ce soir)

- Sanyo A5527SA Global Passport

dsc01480.jpg

Kosséca?!? C’est un nouveau cellulaire! Quand je me suis abonné l’an dernier, j’avais décidé de prendre le téléphone qui venait avec pour la simple et bonne raison que je n’avais pas un rond, tout en me disant que je pourrais toujours changer quand j’en aurais l’argent et l’envie. Se trouve que l’envie m’est venue hier. C’est un modèle plutôt dispendieux, mais il est plus beau, plus mince et plus léger que mon ancien téléphone. C’est un modèle qui utilise le nouveau réseau sans-fil CDMA, et est donc par conséquent un peu plus dispendieux par mois (environ 800Y/8$) mais la couverture est bien meilleure donc ca vaut la peine (sur l’ancien réseau je ne pouvais même pas téléphoner de l’intérieur de mon école). Et pour ce qui est des fonctions… je le découvre à peine mais il y en a plein!

En vrac: – Dictionnaire Anglais-Japonais Japonais-Anglais (juste ça ca vaut le prix d’admission, un dictionnaire électronique de base peut couter en haut de 10 000Y/100$)

- Scanner de mots Anglais-Japonais Japonais-Anglais (je prends une photo d’un mot et il me sort la traduction)

- Mode international: fonctionne dans n’importe quel pays! (le gros pourquoi de mon achat)

- GPS! Je peux aller chercher des cartes d’a peu près n’importe ou au Japon et si jamais je me perds je n’ai qu’a appuyer sur la fonction “Where am I?” et il me sort une carte d’ou je suis! Sugoi!!!!

Bref, la seule chose que je ne peux pas faire avec, c’est regarder la télé (ce qui est rendu de base dans les cell japonais, soit dit en passant), mais je ne me suis tout de même pas acheté une Sony Bravia HD 32 pouces pour regarder la télé sur un écran de cell gros comme une tête d’épingle!

Dommages: 17 000Y (sur un cell qui valait 26 000Y)

dsc01473.jpg

- Dark Passion Play, le nouveau CD de Nightwish, les héros du power-metal-symphonico-gothique Finlandais. Ca fait un bout de temps que je me le joue sur mon Ipod, (et j’en ai même parlé sur mon blog) mais je n’avais pas encore pu m’en procurer une vraie copie. J’ai donc mis la main sur le dernier (et le premier de Miss Anette =) Nightwish, édition spéciale s’il vous plaît. Je suis content d’avoir pu acheter la version Japonaise. Généralement, les CD de musique sont plus chers au Japon qu’ailleurs dans le monde (c’est ce qu’on dit, j’ai souvent payé plus de 30$ pour des CD à Québec), il va souvent y avoir une ou deux chansons bonus (bonus tracks) sur la version Japonaise pour inciter les gens à acheter Japonais plutôt que d’acheter la version importée parfois moins chère. J’ai donc une track bonus sur mon CD, “The Escapist”, une bonne petite toune qui rock pas mal! Le plus drôle c’est que pendant que moi je regardais dans la section rock/métal du Tower Records, y’avait Naoko (la copine de Jon) qui écoutait le dernier des Backstreet Boys (parce que oui, malgré leur descente dans l’oubli quasi complet en Amérique, ils sont encore fort populaires au Japon). Parlez d’un contraste!

Dommages: 3 500 Y (donc pas tellement plus cher que chez HMV à Québec, et il y avait des copies de disponibles ici)

dsc01472.jpg

- Des mangas! Je sais j’en achète beaucoup plus que j’en lis mais c’est tellement pas cher et il y a tellement de séries que je veux lire! Que voulez-vous, animate, c’est mon point faible, chaque fois que je rentre la faut que j’achète un livre ou deux. Mais les mangas sont presque donnés au Japon alors ce n’est pas une faiblesse trop coûteuse. J’ai acheté le volume 7 de Death Note (même si je viens à peine de commencer à lire le volume 4, c’est que c’est vraiment compliqué à lire et même en Anglais je ne comprendrais pas tout). J’ai également acheté “Imoto Gundam” (la petite soeur de Gundam), une série de parodies et de gags sur Gundam, ma série (ou plutôt série de séries) animée préférée. Au début je trouvais que ça avait l’air cute et très fille, mais au bout de trois pages, on voit le méchant sortir un pistolet de sa poche et tirer sur la mignonne petite héroïne qui s’écroule dans une mare de sang (heureusement, elle se relève et lui fout une raclée dans la page suivante). Ca ou le gros Mr. Muscle qui s’approche de la fille et lui dit “FAISONS DES ENFANTS!” (encore la, la gamine lui fout une raclée). Bref, c’est du burlesque qui ne fait pas toujours sens mais c’est drôle et c’est bon pour l’étude (surtout maintenant que je traîne un dictionnaire dans mes poches, nyark nyark!).

Dommages: 1000Y

dsc01471.jpg

- Shin Sangoku Musou 5 (aka Dynasty Warriors 6): Un jeu de PS3, 6e dans la série de Dynasty Warriors et toujours aussi obscènement populaire au Japon. Ca fait deux semaines que le mien est réservé au Tsutaya de Kikuchi. Pourquoi ne pas réserver alors qu’en réservant on économise non seulement la file d’attente mais aussi 1200Y et les taxes! C’est donc avec le sourire fendu jusqu’au lèvres que j’ai été chercher ma copie dimanche au Tsutaya, riant jusqu’aux larmes des pauvres mecs qui faisaient la file a l’entrée. Le pire, c’est que j’ai pas encore eu le temps de l’essayer parce qu’il y avait du volley à la télé hier soir. (victoire 3-0 du Japon sur le Kenya… ganbare, Nippon!)

Dommages: 6300Y (au lieu de 7500Y grâce à la réservation)

Ça fait beaucoup d’argent, non? Attendez, je n’ai pas compté la bière! Ni les arcades! Ni les nouilles! Euh, ouais, finalement je suis peut-être mieux de pas les compter… Parce qu’en plus de faire des achats compulsifs, on est également sortis! Je me suis joint à Jon et Naoko pour fêter le départ de Didier, un de leurs amis Français qui rentre au pays cette semaine. En cours de route, mademoiselle Rie est venue nous rejoindre. Ensemble.. en fait ensemble est un terme plus ou moins approprié. Disons plutôt deux par deux, parce que Jon et Naoko étaient, comme d’habitude, fort occupés à se chicaner… comme un vieux couple marié, c’en est tordant! Enfin, Rie et moi on trouve un lounge qui a l’air bien (en dépit du nom plus qu’étrange “n;ude”, c’était bien bien que dispendieux) et on s’installe pour boire. J’entre avec Rie dans le bar (parce que les deux autres étaient encore dehors en train de se chicaner, bien évidemment), pour tomber face à face avec ma patronne de la comission scolaire de Kikuchi. Ca ne m’a pas empêché de passer une très belle soirée avec mademoiselle Rie. On a bu, fait des conneries aux arcades (de la conduite en était d’ivresse!) et rebu, et jasé de bien des choses. Même Naoko m’a glissé un “Oublie Mayumi-chan, prends elle à la place!!!” fort peu subtilement. (Nao-chan, on ne change pas de coeur comme on change de boxers, malheureusement). J’ai quand même l’impression que je vais entendre parler de cette soirée là pendant encore un bout au travail…

Peu importe. J’ai eu bien du plaisir, mon portefeuille est plus légers de quelques milliers de yen, et je suis prêt à affronter la semaine qui s’en vient.

Ciao!

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.