Journey to the Kansai
octobre 21, 2010 Laisser un commentaire
Vous savez, la dernière fois que j’ai posté sur mon blog, j’en étais encore dans ma quatrième année ici a Kumamoto. Maintenant, j’en suis à ma cinquième. Je ne peux pas vraiment dire que c’est différent, d’être maintenant un vétéran de ma cinquième année dans les tranchées de la vieille Higo. Mais c’est tout de même un peu triste voir chaque jour passer, de me dire que ce 23 septembre, c’est mon dernier 23 septembre ici. J’essaie de ne pas trop m’en faire avec ca. En fait, j’ai vu suffisamment de mes amis devenir émotionnels et dépressifs une fois le temps de partir venu pour que je n’aie pas du tout envie de devenir pareil.
Donc, je ne parlerai donc pas de mes humeurs en ce début de cinquième année, mais de quelque chose d’un peu plus intéressant, ou du moins je l’espère. Cet été, je suis allé faire un tour dans le coin de Kyoto et d’Osaka, avec en prime mon baptême du Shinkansen, le TGV Japonais.
Osaka, c’est la deuxième ville en importance au Japon. C’est, comme Tokyo, une jungle de béton qui s’étend à perte de vue. Voyez plutôt:
Une vue d’Osaka de nuit du haut du Umeda Sky Building, dans le centre-ville. C’est haut, et on accède à l’observatoire par un ascenseur de verre, et ca fait peur, mais la vue en vaut la peine. Je déconseille cependant l’endroit aux voyageurs solitaires, car il s’agit d’un “date-spot” fort populaire, et que bien que je préfère toujours voyager seul, n’avoir autour de soi que des petits couples qui se serrent en regardant les lumières de la ville, et bien, ca vous fait sentir un peu solitaire.
Osaka a été une ville commerciale importante tout au long de l’histoire du Japon. On y retrouve encore des relents de cette culture de marchands, moins raffinée et plus exubérante que celle de Kyoto et moins sérieuse et plus gaie que celle de Tokyo. Les gens y ont la réputation d’être plus relaxés, plus accueillants et généralement moins stressés et constipés que ceux de Tokyo. Ca reste tout de même un rien étouffant pour quelqu’un comme moi qui ai la chance d’habiter, même dans ce pays surpeuplé qu’est le Japon, une ville de taille raisonnable.
Voici des images du district de Dotonbori. C’est le quartier de night-life probablement le plus connu d’Osaka, centré autour du canal de Dotonbori. D’un côté, vous avez des restaurants, ramen-ya, takoyaki-ya, bars et petites boutiques, et toujours plein de monde, mais en s’en allant vers le port il y a également une promenade avec des cafés et des restaurants plus tranquilles pour les soirées plus intimes.
Qui dit Osaka dit bouffe et panneaux publicitaires extravagants. Le crabe est une spécialité locale, et ces crabes géants annoncant les restaurants sont presque tout ausi célèbres. Outre le crabe, Osaka est connue pour les okonomiyaki (euh, crêpes farcies Japonaises? comment expliquer sans me lancer dans un autre post portant sur les okonomiyaki), les teppan-yaki (ce genre de cuisine “direct sur le grill” ou les plats sont préparés devant vous), et…
… les takoyaki! Des boules de pâte avec des morceaux de pieuvre dedans, le tout frit dans l’huile et servi avec de la sauce épicée et des flocons de poisson. C’est absolument terrible pour la santé et absolument délicieux, et à Osaka, les stands de takoyaki sont tout simplement partout.
On ne peut évidemment pas passer par Osaka sans passer au château d’Osaka. Dans les grands châteaux qui existent encore au Japon, c’est probablement le plus célèbre, bien que le donjon actuel soit une reconstruction. Je préfère tout de même celui de Kumamoto, car bien qu’il soit plus petit et moins grandiose, il est beaucoup plus martial et spartiate, une forteresse imprenable, tandis qu’Osaka est plutôt un palais.
Le donjon principal du château d’Osaka. Je dis que je préférais celui de Kumamoto, mais le musée du donjon était tout à fait intéressant et j’ai passé plusieurs heures à déambuler dans l’énorme parc de l’enceinte intérieure.
Le paysage d’Osaka, du haut du donjon principal.
Le sanctuaire de Toyokuni, dans le parc du château d’Osaka. Il est dédié à Toyotomi Hideyoshi, un grand samurai et homme politique Japonais du XVIe siècle. C’est lui qui a fait bâtir le château original. Je ne me lancerai pas dans l’histoire détaillée de ce personnage fascinant, mais suffit-il de dire que c’est l’histoire de succès la plus complète et la plus incroyable de l’histoire du Japon. Fils de simple soldat, Hideyoshi a réussi par la ruse, l’habileté, l’intelligence et le courage, à devenir général, seigneur, puis maître incontesté du Japon. Pas étonnant que bien des gens viennent prier à son sanctuaire pour avoir du succès dans leurs vies, et je me suis évidemment ramené un mamori pour le succès de mon passage à Toyokuni.
Profitant de mon passage dans le Kansai, j’ai également été faire un saut du côté de Kyoto, la vieille capitale impériale et culturelle, saut que je vous relaterai sous peu.
ほな!



















































