The Barbarian and the Geishas

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New Horizons

juillet 26, 2009 · Laisser un commentaire

Le mois de juillet s’achève, et, dans exactement 3 jours, ce sera le 30 juillet, journée qui viendra mettre fin à mes trois années passées à Kikuchi. Je pourrais essayer de faire mon philosophe, de sortir une réflexion quelconque sur ces trois dernières années. Je me contenterai seulement de dire que ca a passé très vite. Oui, je sais, quel cliché, mais c’est quand même ce qui me frappe le plus.

Voyez-vous, je vis depuis trois ans dans une sorte de bulle temporelle. Pas nécessairement que le temps semble s’arrêter ici, mais, comment-dire, disons qu’il s’écoule différemment. Personnellement, j’ai changé et évolué au cours de ces trois ans comme il est normal pour qui que ce soit d’évoluer avec le temps. Mais par moments, j’ai l’impression que le monde autour de moi, lui, ne change pas, ou change très lentement, ou encore que seules certaines parties changent.

Cela fait un bout de temps que je m’en suis rendu compte. Six mois, pour être exact. Quand je rentre au pays. Dans ma tête, je suis conscient du passage du temps, et qu’avec les années les choses et les gens changent. C’est épais, vous allez me dire, et vous avez raison. Pourtant, je n’arrive pas à me dégager de cette impression que, quand je rentre au pays, tout doit être exactement comme je l’ai laissé il y a déjà trois ans.

C’est bête et ca sonne très cliché, je sais, mais bon, c’est ce qui me passe par la tête présentement. Je sais, ce n’est pas très intéressant, mais c’est quand même mieux que de vous parler du ménage de mon apartement et de mes bagages, emboîtés et empilés qui attendent avec impatience le jour du déménagement. De ma chère Celica, ma fière comète d’argent réduite au rôle d’animal de bât.

Enfin, tout celà pour dire que le déménagement commence finalement demain, et que, kami, esprits et ancêtres aidant, le tout devrait être terminé d’ici mercredi. J’ai hâte, d’autant plus que j’ai hâte de commencer mon nouveau travail, d’explorer la ville, et de recommencer a faire du kendo.

Ah, j’oubliais. Pour des raisons techniques ennuyeuses et emmerdantes, je me retrouve sans internet à la maison jusqu’au 13 août dans le meilleur des cas. Pas que j’aie, comme vous le savez, besoin d’une excuse pour m’absenter, mais bon, je tenais à en faire l’annonce.

Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de, et au plaisir de vous rejaser, live from Kengun, Kumamoto City!

Catégories : Karma · Life in Japan

Dommage

janvier 21, 2009 · Laisser un commentaire

Je m’excuse d’avance pour le post d’aujourd’hui. Pas de satire politique. Pas d’histoire intéressante. Je ne chialerai pas contre les communistes. Je ne me moquerai même pas d’Obama.

Vous savez, il y a un pattern récurrent qu’on peut observer dans ma vie ici dans les tranchées. Vous savez que je me plais ici à Kumamoto. Ce n’est pas le meilleur endroit au monde, ce n’est pas parfait, il y fait trop chaud l’été et ca pue la vache très fort par endroits. Mais bon, j’y ai un emploi, un logis, des amis, une voiture, ce n’est pas la haute aventure comme vie mais c’est confortable.

J’ai souvent des moments comme ca ou, j’arrive du travail, je me fais à manger, je regarde les niaiseries à la télé Japonaise et je me dis “Ouais, finalement, je suis bien ici.”

En fait, des moments comme ca, ca m’arrive très souvent. Je n’en parle pas tout le temps dans mon blog parce que… eh bien, des bonnes nouvelles font rarement des posts intéressants. Et puis, souvent, quand je me plains sur mon blog, c’est pour faire sortir le méchant plus que parce qu’il ne m’est arrivé quelque chose de véritablement triste (et généralement, ca marche).

Mais cette fois ci je ne fais pas que me plaindre sans raison.

Bon, je vais quand même essayer d’être bref. (note: c’est raté)

Hier, comme à l’habitude, je me joins à la pratique de kendo de mon école. On pratique fort, comme d’habitude. Arrive la fin de la pratique, le professeur se pointe, la pratique se termine, et les élèves s’asseoient en rang devant le prof pour écouter son petit pep-talk avant de rentrer chez eux. Jusque là, tout est plutôt normal.

Cependant, le prof est fâché. Il y a des élèves qui ont oublié des devoirs trop souvent à son goût. Il gueule. Il gueule beaucoup. Se lève, continue à gueuler. Fout un coup de pied à l’élève (assis) qu’il était en train d’engueler. L’élève tombe sur le dos.  Le prof continue à frapper l’élève qui est maintenant par terre, tout en lui gueulant après. Après quelques coups, il se tourne vers un autre élève qu’il commence à frapper lui aussi. Il voit que je regarde, que je n’ai pas encore parlé mais que j’ai les poings serrés au point d’en avoir les jointures bleues. Il m’enjoint cavalièrement de me changer et de rentrer chez moi. Je me lève et je tente de lui parler. Finalement, quand je suis certain qu’il ne continuera pas, je me change et je pars. Avec mon sac de kendo et mes sabres, que je laisse pourtant tout le temps au dojo (parce que j’y vais à chaque jour).

Je ne sais pas vraiment quoi dire. Je trouve ca tellement frustrant, non seulement parce que je m’entendais bien avec ce prof avant ca mais aussi parce qu’il y a de grosses chances que je sois le seul à m’indigner de la situation. Nul besoin de vous dire que j’ai eu très sérieusement envie de me jeter sur le prof et de lui faire très, très mal. Suffisamment mal pour l’envoyer réfléchir à l’hôpital. Frapper des enfants, à coups de pied, en continuant même lorsqu’ils sont par terre, c’est répugnant et lâche. L’envoyer à l’hôpital pourun séjour prolongé aurait été la meilleure chose à faire.

Malheureusement, mais peut-être pour le mieux en bout de ligne (ca reste à voir), j’ai agi en Athénien plutôt qu’en Spartiate (c’est-à-dire que j’ai agi en pleutre). J’ai toute l’intention de rapporter l’évènement à mes supérieurs et à mes collègues. Après tout, les punitions corporelles sont formellement interdites au Japon, autant que dans n’importe quel pays civilisé.

Je ne me fais cependant pas trop de faux espoirs. Après trois ans, je commence à être suffisamment habitué à la façon dont les choses fonctionnent ici au Japon. Tous les gens à qui je vais en parler, en privé, vont se montrer fortement d’accord avec moi et me supporter. Tout le monde va être d’accord avec moi. Mais personne ne fera rien en bout de ligne. Pour ne pas débalancer l’harmonie et causer un bouleversement.

Tout de même, j’aurai la satisfaction de la victoire morale.

Bien maigre. Mais bon, quand on s’en tient à ce qui est correct, c’est de ce qu’on doit se contenter.

C’est parce que les bonnes personnes font ce qu’elles doivent faire que les salauds, eux, font ce qu’ils leur plaît.

J’ai envoyé mon message. J’ai paqueté mon armure et mes sabres, ce que je ne fais jamais. C’est dommage pour mes élèves, mais je n’ai pas l’intention de retourner au dojo. Je ne peux pas suivre et croire en l’enseignement d’un prof qui fait de telles choses.

Je trouve juste ca trop dommage. Surtout que ca arrive au club de kendo. La compétition sans haine, se battre dans le respect et avec courtoisie, n’est-ce pas la base du kendo? C’est ce qu’on m’avait appris, c’est ce que je croyais.

*respire*

Ouais. J’imagine que le sens de l’honneur c’est encore une de mes valeurs stupides de barbare qui n’ont pas leur place ici au Japon.

C’est dommage, parce qu’encore une fois, juste au moment ou je me disais en moi-même “Finalement, le Japon, ce n’est pas trop mal…”, arrive encore un évènement qui est en train de me faire changer d’avis.

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You are my Sunshine

juin 2, 2008 · Laisser un commentaire

Je vous avais promis un post plus léger aujourd’hui, alors voici.

WAAACH!

Le lunch d’école aujourd’hui, ben il était pas bon!

Je ne sais pas ce qu’ils ont mis dedans, mais on a eu droit aujourd’hui à une espèce de bouillie brune avec des morceaux de tofu et de champignons dedans. Et ça sentait fichtrement mauvais. Eurk. Le tout avec du riz blanc et des prunes marinées. Bah, c’est bon pour la diète j’imagine.

Finalement, je préfère être gros.

Ouais, c’était si mauvais que ca.

Ok, la véritable histoire. Ce matin il y avait un message posté par notre contact de l’ambassade Canadienne dans la préfecture avec deux offres d’emploi. Une d’entre elles parle d’un poste comme aide-enseignant (principalement Anglais Langue Seconde, mais aussi pour tous les sujets) pour le staff et les familles du staff du Cirque du Soleil travaillant à leur spectacle permanent à Tokyo.

C’est capoté, non? Et c’est en plein dans mes cordes!

Bon, je sais que c’est une long shot et que je n’ai peut-être pas suffisamment d’expérience pour ce genre de poste. Et puis, il faudrait que j’annule mon contrat avec la comission scolaire à Kikuchi, puisque j’ai signé jusqu’en juillet prochain. Et puis ça implique de déménager à Tokyo, ce qui, bien qu’excitant, n’est pas sans problèmes. Et je n’ai pas encore beaucoup de détails sur la position.

Mais ça semble excitant, ça serait trippant et un réel défi de faire un tel travail. C’est peut-être (probablement) prématuré, mais j’ai décidé d’enter en contact avec le recruteur. On va voir ce que ça va donner. Si ma chance se présente, c’est sûr que je vais la saisir.

Peut importe ce qui advient, c’est la preuve qu’il y a un avenir, plusieurs avenirs possibles pour moi au Japon, des avenir trippants, excitants et intéressants.

Et pt’êt’ ben même des payants!

Bonne journée!

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The Chosen Ones

juin 2, 2008 · Laisser un commentaire

Vous me connaissez, je me plains souvent ici sur mon blog de toutes sortes de trucs et aspects de la société Japonaise dont on ne parle jamais dans les guides touristiques mais qu’en tant que barbare en exil je dois négocier à chaque jour. Je sais que vous vous dites probablement que j’exagère, que c’est la solitude et la fatigue qui parlent ici. Vous avez peut-être quelque peu raison. Ma fatigue et ma solitude ne font que réduire ma tolérance, pourtant duement éprouvée à plusieurs reprises, aux idiosyncraties infantiles et stupides de la société Japonaise.

C’est une histoire qui date un peu, mais je pense qu’il faut qu’elle sorte. Je vous épargne les détails et les circonstances, mais j’en suis venu à m’obstiner sur un point de grammaire avec un “collègue”. Il se trouve que j’avais raison. Mais mon collègue trouve encore le moyen d’argumenter et essaie de s’en sauver.

J’ai donc fouillé dans un de mes livres de grammaire Anglaise (que je garde justement pour parer à ce genre de situation, l’opinion d’un livre ayant, aux yeux de mes collègues, infiniement plus de poids que la mienne). Je lui montre le passage qui prouve que j’ai raison. C’est écrit en Anglais simple, noir sur blanc. Mais voilà que l’autre réplique en me montrant un site internet en Japonais sur la grammaire Anglaise avec des explications (en Japonais) qui lui donnaient raison à lui.

Un Japonais qui utilise un site Japonais en Japonais sur l’Anglais pour prouver à un Anglophone qu’il ne connaît pas sa langue maternelle. Je pense que je n’exagère pas en affirmant qu’il s’agit là d’une arrogance, comment dirais-je… me contenterais-je de dire frustrante.

Quand même, je n’allais pas abandonner ainsi. Je rappelle donc bien humblement à mon arrogant collègue que je suis un Anglophone natif (bon, pas pure laine natif, mais plus natif qu’il ne lui sera jamais donné de l’être), que je suis originaire d’un pays Anglophone, que j’ai étudié l’Anglais comme majeure à l’université, et que c’est précisément pourquoi j’ai été engagé comme assistant et spécialiste de l’Anglais, que j’avais, à défaut de 19 ans d’expérience, un CV plus qu’adéquat pour m’acquitter honorablement de ma tâche. Qu’en vertu de mon expérience et de mes qualifications, oui, c’était possible que je sache et puisse faire des choses qui sont difficiles ou impossibles pour lui. Et qu’il devrait, par conséquent, marcher de temps en temps sur sa fierté toute Japonaise et me faire confiance sur ce genre de chose.

Je me fais répondre que l’Anglais est une langue internationale, et que tout comme existaient un Anglais Américain, un Anglais Britannique, un Anglais Indien, un Anglais Asiatique (?), et que tout comme j’avais appris et parlais l’Anglais Canadien (ce qui est discutable, puisque je me suis souvent fait dire que je sonnais plus Américain), il était normal, acceptable et même souhaitable qu’au Japon, on apprenne et parle l’Anglais Japonais. Qui est une variété d’Anglais au même titre que l’Anglais Canadien, Américain ou Britannique.

J’étais convaincu qu’il s’agissait d’une blague. Réprimant un sourire de découragement, je lui rappelle que le Canada, les États-Unis et la Grande-Bretagne sont des pays Anglophones, et qu’il est donc normal que malgré leurs différences régionales, ces Anglais soient considérés comme des standards. De plus, ces variétés d’Anglais sont, malgré ce que vous diront les Britanniques (qu’ils sont pincés quand ils veulent), sont parfaitement intelligibles et à 99.999% identiques lorsque mis sur papier.

Rien n’y fait. “Ça, c’est ce que tu penses.” que je me fais répondre. “Moi je pense que l’Anglais Japonais est une variation de l’Anglais accpetable au même titre que l’Anglais Canadien.”

C’est ridicule. Je n’avais encore jamais entendu parler d’une pareille chimère. C’est insultant, tant personnellement que professionnellement.

C’est ridicule, aussi. Pensez-y. Pourquoi apprend-on l’Anglais de par le monde? “Pour pouvoir communiquer avec le reste du monde.” est une réponse que j’estime raisonnable et que j’imagine serait donnée dans une majorité des cas. Mais pas au Japon, on dirait. Le Japon est si spécial qu’il a besoin de sa propre variété d’Anglais spécifique. Et j’ajouterais, fort difficile à comprendre à moins de parler et le Japonais ET l’Anglais.

Pourtant, c’est typique du Japonais, de se croire supérieur au reste du monde ainsi. L’ironie de la chose est risible et triste: un pays qui, par ses “efforts” pour apprendre la langue internationale et communiquer avec le monde, en arrive seulement à s’isoler et renforcer son complexe de spécificité.

Inutile de vous décrire mon état d’âme à ce moment. Je dirai seulement qu’il s’agit d’un des rares moments ou je me suis dit, “Ca y est, c’est fini. Je ne peux plus rien faire. J’abandonne. J’ai fait de mon mieux, mais je ne peux rien faire pour des gens qui ne veulent pas être aidés.” et ou j’ai eu une sérieuse envie de passer mon contrat à la déchiqueteuse. J’ose espérer que vous comprenez pourquoi.

C’est la saison pour ce genre de trucs, et je sais que les quatre ou cinq derniers posts ont été plutôt sombres. Mais ce sont tous des trucs avec lesquels je dois vivre à tous les jours ici et, s’ils ne m’empêchent nullement de mener une vie intéressante et productive ici, sont tout de même inacceptables et doivent, selon moi, être mentionnés.

Qui ne dit mot consent. Alors c’est en disant mot que j’exprime mon non-consentement.

Sinon, il pleut ici, c’est un lundi, donc une journée longue, dure et ennuyeuse, mais demain mardi je travaille à mon école spéciale alors j’ai hâte.

Je vous promets que mon prochain post va parler d’autre chose que de discrimination. Je vous promets plein de niaiseries et de stupidités, c’est promis, juré.

Bonne fin de!

Catégories : Karma · Life in Japan · School

The Bitch is Back

avril 2, 2008 · Laisser un commentaire

Je suis toujours vivant. Temporairement de fort mauvaise humeur, mais vivant. J’ai reçu mon ordinateur hier, et bien qu’il ne démarre toujours pas du premier coup, il fonctionne tout de même mieux qu’avant les réparations. Je suis tout de même frustré que les techniciens de l’atelier m’aient dit qu’il n’y avait aucun problème sur mon ordinateur alors que le problème était clairement présent quand je l’ai démarré pour la première fois. Je suis un peu épais, je le sais, et je suis pas mal deux en ordinateurs, mais je suis quand même capable de voir quand mon ordinateur refuse de démarrer et me donne une erreur de lecture disque (et en trois langues, juste pour être sur). Mais j’ai besoin de mon ordinateur pour travailler et je suis tout de même content de le ravoir.

Raison numéro deux (un) de ma mauvaise humeur temporaire du jour. Hier, ma boss me téléphone chez moi après l’ouvrage pour me demander un service. Traduire un truc pour un quidam qui a demandé de l’aide à l’hôtel de ville. “Bon, OK”, qu’il répond, l’épais. Ce sont les vacances du printemps, et si les professeurs de l’école ont toutes sortes de “meetings” et “d’obligations” moi je suis plutôt libre, alors pourquoi pas. Tout ça pour découvrir, ce matin en allant chercher ledit document, qu’il s’agit d’un formulaire du IRS (ministère du revenu Américain), en Anglais, de 10 pages, qu’il faut que je traduise en Japonais. Je n’ai pas la moindre idée pourquoi un Japonais pourrait avoir besoin d’un tel formulaire alors que de ce que je peux comprendre, il s’adresse aux résidents des US. Dans tous les cas, vous savez comme moi qu’un formulaire de taxe, c’est invariablement mystérieux, inutilement compliqué et difficile à comprendre, même quand on le lit dans sa langue maternelle. Alors le traduire… Mais ma boss ne semble pas comprendre la définition du mot “impossible” alors va falloir être imaginatif.

Il s’est (évidemment) passé plusieurs choses dans ce (deuxième) mois sans ordinateur portable et j’ai quelques histoires et photos à poster, mais aujourd’hui c’est la réunion de début d’année au secondaire et j’essaie de suivre alors ça sera pour plus tard.

Pour le reste, je vais bien. Je passe beaucoup de temps à jouer à Ryu ga Gotoku Kenzan!, jeu d’aventure 100% “in Nihongo”, c’est très divertissant et c’est de l’excellente pratique pour mon Japonais (surtout pour pratiquer mon Japonais moins-que-correct). J’ai également fini de bâtir mon Gundam Strike Noir, il ne me reste que l’encrage et le vernissage et je suis assez satisfait du résultat.

Je vous rejase bientôt!

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Goodbye, my Friends

mars 13, 2008 · Laisser un commentaire

Lundi, c’était la cérémonie de graduation des troisième année de mon école secondaire. Ma deuxième cérémonie de graduation. Et oui, le temps passe vite. La cérémonie elle-même était fort prévisiblement longue et soporifique. Mais bon, on est au Japon, et les cérémonies longues, endormantes et inutiles font partie du quotidien, au travail comme au repos, alors, comme on dit en Anglais, c’est “par for the course”.

C’est toujours dommage de voir des bons kids nous quitter comme ça. Pour moi, c’était un peu plus dur que l’an passé, parce que ce groupe de jeunes, ça fait deux ans que je travaille avec eux. Je jasais, m’amusais avec eux, je connais tous leurs noms par coeur. Enfin, on a eu bien du plaisir lors du party d’adieu, et j’ai pu jaser et dire au revoir à mes élèves préférés.

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Mai (mon “espoir” pour l’année, une des deux seules élèves capables d’entretenir une conversation qui se tient en Anglais et fan inconditionnelle de Bleach et de Haikara), Yuka (la fille du directeur de mon école primaire) et Rika, en train d’essayer de me démontrer qu’on peut effectivement manger de la crème glacée avec des baguettes.

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Kazuto, Rika (qui s’en donne a coeur joie dans la crème glacée au thé vert), Ayu, Sayaka, Mikoto (en arrière-plan) et Takao. Ayu (celle du centre), c’était une de mes élèves préférées, capitaine de l’équipe basket, toujours en train de rire, faisait peur aux gars parce qu’elle pouvait leur donner une volée n’importe quand. Je suis ton fan numéro 1 Ayu-chan, lâche pas!

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Kenshiro, Shuya, Yuta (avec Kazuki en dessous qui lui sert de chaise), et Shuhei.

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Les filles en train de chanter une chanson ensemble devant tout le monde, avec les gars en arrière sur la scène qui font des niaiseries, comme d’habitude. Hilarité générale!

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La chorale finale, gars et filles ensemble. C’est une photo que j’ai prise un peu à la sauvette, mais c’est une de mes photos préférées, vraiment une belle collection de sourires et ça fait définitivement plus plaisir à voir que le braillage de la cérémonie. En avant-plan et dans l’ordre (ceux de l’arrière plan, c’est pas que je vous aime moins, juste que je vous vois moins sur la photo…): Mami, Saki, Mikoto, Ryuki, Hiroki, Hirokazu, Yuta.

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Avec les filles, de l’autre côté, qui faisaient de leur mieux pour avoir l’air sérieuses. Kotomi, Emi, Yui, Ayu, Mami, Saki.

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Enfin, une dernière photo, avec dans l’ordre Misaki, M. Serikawa, yours truly, et Mai-chan.

Je voulais prendre plus de photos, mais quand j’ai sorti ma caméra, je me suis rendu compte qu’il me restait exactement deux minutes de batterie. J’ai donc fait ce que j’ai pu, et je crois que j’ai malgré tout réussi à prendre quelques bonnes images.

Bonne chance, meilleurs voeux de succès, et bonne vie à tous!

Maintenant, la partie moins intéressante. Non, la partie fichtrement sacrante. Dans mon post précédent, j’ai commis le péché capital d’avoir espoir que mes aventures d’ordinateur kaputt soient terminées. Évidemment, ça ne pouvait pas être aussi façile. L’ordinateur me fait encore le même problème, moins souvent, certes, mais il le fait toujours, et bien que ça ne m’empêche pas vraiment de l’utiliser, impossible de dire quand la pièce qui fait défaut va réellement lâcher et me laisser dans la merde. De plus, j’ai payé plus de la moitié du prix original de la machine en réparations. Ce n’est pas trop demander qu’il fonctionne au moins aussi bien qu’un neuf après, non? Heureusement (lire: “une criss de chance que, sinon j’aurais pu devenir légèrement agressif”), il y a une garantie sur les réparations et je ne devrais pas avoir à sortir un autre yen de mes poches. Mais il faut quand même que je renvoie mon ordinateur à l’atelier, et même dans le meilleur des scénarios, je vais probablement encore être privé d’ordinateur pendant un autre mois. C’est vraiment une chance que j’aie succombé à la tentation de bâtir la Bête pour m’amuser l’été dernier, sans elle, je serais légèrement dans la merde, tant pour le travail que pour les communications.

Bonne journée!

Catégories : Karma · Life in Japan · School

Resurrection?

mars 10, 2008 · Laisser un commentaire

Après plus d’un mois d’absence, 70 000Y et un nouveau disque dur plus tard, mon laptop est de nouveau entre mes mains. Ça aura pris du temps, des efforts et des sacres, mais enfin, l’aventure du PC scrap est terminée. J’ai eu peur un moment hier soir quand je l’ai allumé, il m’a refait un problème fort similaire à ce pourquoi j’avais décidé de l’envoyer à l’atelier. En farfouillant un peu dans le BIOS de l’ordinateur, j’ai fini par me rendre compte que c’était simplement parce que dans la séquence de démarrage, le LAN avait été placé devant le disque dur. Ce qui veut dire qu’au moment de chercher l’endroit ou est installé Windows, au lieu d’aller le chercher sur le disque dur comme il le devrait, il va chercher sur le réseau (LAN). Or, pas de Windows sur le réseau, pas de démarrage par le LAN, normal qu’il me fasse un problème. Ne reste plus qu’à réclamer l’argent des assurances et cela en sera fini de cette histoire qui aura duré trop longtemps à mon goût.

Sinon, pas grand chose de neuf. Demain c’est la cérémonie de graduation au secondaire (et oui, ma deuxième depuis que je travaille ici… le temps passe vite!) alors aujourd’hui il n’y a que des répétitions, pratiques, et évidemment pas de classes pour moi. J’en profite donc pour remettre mon laptop en état de marche. J’ai toutes sortes de réglages, de programmes et de fichiers à réinstaller. Et en plus, j’avais des examens à corriger ce matin. Il fait beau aujourd’hui, et si seulement il pouvait faire aussi beau demain, on n’aura pas besoin de se les geler dans le gymnase pendant la cérémonie.

J’ai également dévié un peu de mon ouvrage tout à l’heure pour aller fouiller un peu sur Amazon.ca, voir quel livres intéressants sont sortis récemment. J’avais arrêté de lire depuis mon arrivée au Japon, outre le manga occasionnel, parce que lire en Japonais, même si j’y arrive avec effort, c’est difficile et lire c’est censé être relaxant, non stressant. Cependant depuis un bout quand je vais manger au restaurant j’ai toujours un livre ou un manga sur moi. J’ai mes Téméraire que j’avais acheté pendant les vacances de Noël mais ils achèvent et j’ai envie de lire un peu de non-fiction. J’ai trouvé deux livres qui m’intéressent, et bien que je puisse me le permettre, je n’ai pas envie de payer 20$ de shipping pour deux livres à 20$ et donc je vais attendre.

Pour ceux que ça intéresse, voic donc. Le premier est écrit par un économiste qui critique l’hystérie collective du réchauffement climatique et l’autre est d’un historien spécialiste de l’histoire militaire du Canada qui parle des perspectives stratégiques pour le Canada dans le monde post 9/11.

   
The Skeptical Environmentalist's Guide to Global Warming Cool It: The Skeptical Environmentalist’s Guide to Global Warming
by Bjorn Lomborg (Sep 4, 2007)

 
 
 

Whose War Is It? Whose War Is It?
by J.L. Granatstein (Jan 11, 2007)

Bonne fin de journée!

Catégories : Karma

Cure of the Machine Spirits

février 28, 2008 · Laisser un commentaire

Hmm… on voit bien que je n’ai plus de portable et que je ne peux plus updater mon blog pendant mon heure de diner: les updates se font rares. Vient s’ajouter le fait qu’il ne se passe pas grand chose d’intéressant ces temps-ci, outre mes appareils technologiques qui brisent de concert et mes efforts pour les faire réparer.

La semaine dernière, lors du dernier update, la situation était, disons-le, vraiment moche. Mon laptop et mon Ipod étaient tous deux hors d’usage et ont été expédiés par courrier express vers leurs ateliers de réparation respectifs. A cela est venue s’ajouter une crevaison qui n’aura heureusement été un inconvénient plutôt mineur, puisque je l’ai remarquée tout juste en face de mon Eneos (station service) du coin. Je n’ai pas eu 100 mètres a rouler sur ma crevaison, et le pneu était réparable. Ça ne m’aura couté que 1000Y et 15 minutes de retard au travail, au bout du compte.

Pour ce qui est du Ipod, je me dois d’admettre que le service de Apple a -POUR CETTE FOIS CI-, été rapide, efficace, et, a ma surprise la plus totale, ne m’a pas couté un seul yen. Oui, Apple qui honore la garantie sur un Ipod! Ca arrive, c’est plutôt rare, mais apparamment ce n’est pas impossible! La grande majorité des clients qui envoient leur Ipod au service de réparation se font dire que les dommages sont leur faute et qu’ils doivent débourser les frais de réparation même si ledit Ipod est toujours sous sa garantie. Bref, j’ai été chanceux.

Je suis toujours sans laptop, mais j’ai reçu l’estimé pour le cout des réparations de l’atelier de Toshiba. Comme j’avais deviné, il s’agissait bel et bien du disque dur qui était en train de lâcher (je viens juste de trouver l’accent circonflexe sur mon clavier!) et il va falloir en installer un autre. Pour faire une histoire courte, le total des réparations monterait à 72000 yen, ce qui donne un peu moins de 700$ CAN, donc un peu plus de la moitié de la valeur à neuf de la machine. Dur a dire si je vais devoir le remplacer ou le faire réparer, mais de toute façon, ce n’est pas moi qui m’en occupe. Nul besoin de dire que je suis fichtrement heureux d’avoir eu la présence d’esprit de payer pour le plan de service étendu. Encore une fois, je suis probablement un des rares à qui cela aura profité, mais bon, on ne peut pas être malchanceux à tous les coups!

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Curse of the Machine Spirits

février 17, 2008 · Laisser un commentaire

Voila déja un petit bout de temps que mon ordinateur portable me donne du trouble, et bien que je sois toujours en mesure de le faire fonctionner à force de patience quand j’en ai besoin, les constants messages d’erreur et les écrans bleus m’informant du Ragnarok imminent si je n’allais pas le faire réparer ont fini par me convaincre que ca ne serait peut être pas une mauvais idée de le faire soigner après tout. J’ai toujours ma garantie de chez Future Shop, mais vous savez comme moi que même dans les meilleurs circonstances, c’est pas facile de la faire honorer. Ajoutez à cela un océan et vous comprendrez pourquoi j’hésitais un peu. Je n’entre pas dans les détails: j’ai déjà assez perdu de temps comme ça. Ca va finir par s’arranger je crois bien, c’est juste long, et si je n’avais pas succombé au caprice de bâtir la Bête pour jouer l’été dernier, je serais sans ordinateur présentement et donc fort mal pris.

Dans la même catégorie, je peux maintenant me proclamer fièrement et hargneusement membre du club “Je hais mon Ipod!” Mes amis m’avaient mis en garde quand j’avais fait l’achat de mon Ipod l’an dernier, me citant entre autres la fâcheuse tendance qu’ont les Ipod à cesser de fonctionner une semaine après l’expiration de leur garantie et la fragilité légendaire de la petite bête. Et bien, cette semaine je me suis vu forcé de leur donner raison. Après une terrible chute d’un pied et demi sur mon tatami, mon Ipod a rendu l’âme. Après avoir perdu un après-midi entier à tenter de restaurer la chose, tentative qui a d’ailleurs eu de fâcheux effets sur la Bête (mon  ordinateur), qui m’a sorti son premier message d’erreur fatale depuis que je l’ai bâtie (message qui, après vérification, a bel et bien été provoqué par le damné Ipod). J’ai téléphoné au support technique de Apple (en Japonais s’il vous plaît, et, j’ajouterais même que je me suis plutôt bien débrouillé), support technique qui est, heureusement, d’une qualité supérieure à leurs produits. Mon Ipod étant toujours sous sa garantie (je l’avais acheté en mars l’an dernier, comme cadeau de cerisiers), ils vont le prendre et le réparer sans frais *SAUF* si il a été endommagé par ma faute. Je sais que c’est normal qu’un produit ne soit garanti que pour les défauts de fabrication et qu’ils ne peuvent pas couvrir les dommages… Mais ça n’excuse nullement la fragilité et le manque de fiabilité du produit. Come on, Mr Jobs, mon lecteur mp3 Sony que j’ai acheté il y a 6 ans de cela, mon vieux lecteur mp3 a batteries et a CD, ça fait 6 ans que je l’ai, il en a fait du milage, et je peux vous dire que c’est un vétéran de plusieurs heures de sport, d’utilisation plus ou moins soigneuse et de nombreuses échappades et chutes, et son endurance et sa fiabilité se comparent fort avantageusement à celles de votre jouet sur-évalué. Et tout ca pour 120$, contre 300$ pour le Ipod!

Bref, je ne sais pas si mon Ipod va être réparé sans frais ou non. Si j’ai un seul yen a débourser, je crois bien que je vais leur laisser leur gadget et aller m’acheter un des nouveaux lecteurs mp3 sony qui viennent de sortir. Ils sont plus petits, plus légers donc moins fragiles, et Sony ne m’a jamais laissé tomber à date.

A part ça, j’ai pu aller faire ma lessive, bouffer mes ramen et aller m’acheter mon petit pain fourré à la crème et aux fraises du dimanche soir, donc tout va bien. J’ai fini d’écrire et d’enregistrer la partie d’examen que les profs du secondaire m’avaient demandé de préparer, et si eux ne sont pas contents, ben qu’ils mangent d’la vous savez quoi, parce que moi je suis content de la job. Bonne nuit!

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Engagez-vous, rengagez-vous qu’ils disaient…

février 5, 2008 · Laisser un commentaire

Je vais continuer à travailler à Kikuchi l’an prochain. C’est décidé, les papiers sont signés et sur le bureau de ma boss. Je me suis donc réengagé pour une année.

Je sais que j’ai l’air de me plaindre comme ça, mais il n’en est rien. Pensez-y, une job ou on peut soi-même se réengager, c’est plutôt pratique, non?

Je ne me lancerai pas dans un grand monologue sur le pourquoi du peut-être du comment du pour quelle raison je me suis ainsi réengagé.

J’ai une bonne job, une bonne vie, du bon argent qui rentre, de la bonne expérience à écrire sur mon CV. Pour l’instant ça me suffit.

Peu importe ce que je décide de faire plus tard, je ne pourrai jamais retrouver une situation comme celle que j’ai en ce moment. Pour le meilleur (beaucoup) comme pour le pire (pas souvent mais il y en a), si je décide d’y mettre un terme prématurément, je vais à coup sur avoir des regrets, et les regrets…

…euh, comment dirais-je…

… les regrets, c’est poche!

(un morceau de robot pour le vocabulaire!! ^^)

Bref! Beaucoup de raisons pour rester, pas beaucoup de raisons pour m’en retourner, l’équation est simple!

Ah, j’oubliais, j’ai répondu au téléphone pour la première fois à l’école aujourd’hui. Parce que tous les profs sont en réunion et que je suis fin seul dans le bureau des profs, et que la secrétaire de l’école est en congé aujourd’hui. FUCK! J’avais largement assez de Japonais pour dire ce que je voulais dire mais j’étais nerveux alors tout est sorti tout croche! Je pense que j’ai traumatisé la pauvre dame. Peu importe, je crois qu’elle a compris… j’espère!

Mais quand même, la honte! ^^;

C’est pas grave, elle va s’en remettre!

… j’espère. Je vois déjà ça d’ici. “Mort suspecte à Kyokushi! Une dame meurt d’un arrêt cardiaque après qu’un gaijin ait répondu alors qu’elle téléphonait à l’école de son fils!”

Bonne fin de journée!

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