The Five Rings

Je parle évidemment des Jeux de Vancouver. Vous me connaissez, je suis un Canadien qui aime son pays. J’ai la feuille d’érable tatouée sur le coeur, j’aurais un castor comme animal de compagnie si mon apartement le permettait et j’irais travailler à dos d’orignal à tous les jours si j’avais assez d’argent pour m’en importer un. Alors nul besoin de vous dire que je les ai regardés les Jeux, que j’étais immensément content et fier que les Olympiques soient chez nous, que nos boys et nos girls aient donné une bonne performance. Ma seule déception fut le coverage constipé et ridicule de la NHK (la CBC japonaise), qui préférait nous montrer 1 heure d’images du Japonais qui a fini 17e en ski plutôt que de nous montrer les champions, peu importe leur nationalité. J’ai quand même pris plaisir à regarder le peu d’Olympiques, malgré la difficulté causée par le décalage horaire. Les évènements tombaient généralement en plein pendant les heures de travail, et il n’y a vraiment que la fin de semaine que j’ai pu en profiter autant que je le voulais.

Oh, et les Russes sont vraiement fâchés contre nous à ce qu’il paraît. Tough luck boys, on se reverra dans quatre ans chez vous!

Mais les 5 anneaux de mon titre ont aussi une autre signification. Je parle ici des 5 anneaux de Miyamoto Musashi, un célèbre samurai et sage qui a passé les dernières années de sa vie ici à Kumamoto à écrire un livre qui s’intitule, je vous le donne en mille “Les 5 anneaux”. Vous savez, j’aspire à devenir un véritable samurai moi-même, et je m’adonne assiduement à la pratique du kendo. OK pas aussi assiduement que je le devrais, mais bon, je travaille à temps plein, et en tant qu’homme habitant seul (à l’étranger) j’ai toutes sortes de trucs à m’occuper. À travers ce train de vie rocambolesque, j’ai tout de même trouvé le temps de me présenter à mon examen de shodan kendo au début du mois. En fait, j’étais censé passer cet examen cet été mais avec le déménagement j’avais du remettre ca. Je vous épargne les détails de l’examen puisqu’il n’y a pas beaucoup de mes lecteurs qui s’y connaissent en kendo et puis de toute facon je ne suis pas vraiment satisfait de ma performance. Je me contenterai de dire que j’ai passé, et je détiens maintenant le grade de shodan en kendo tout comme en iaido. Ce n’est vraiment pas de quoi écrire à sa mère (bon, je sais que c’est un peu ce que je viens de faire mais bon, pardonnez l’image), mais c’est un début, et ca me permet d’être un tant soit peu respecté par mes collègues kenshi qui ont parfois peine à concevoir qu’un barbare puisse faire quelque progrès que ce soit dans la voie du sabre.

C’est tout pour aujourd’hui, je vous reviens avec la suite et (on l’espère) fin de mes aventures de la nouvelle année à Okinawa et Tokyo (3 mois plus tard, je sais…)

The Way of the Sword

Quand j’étais étudiant à l’université, il y a de celà maintenant plus de trois ans, j’étais membre du club d’iaido. Le iai, c’est, expliqué vulgairement, l’art de dégainer et de frapper simultanément et rapidement. Il y a de nombreuses “écoles” ou 流 (ryu) avec leurs techniques et leurs formes distinctes.

Jusqu’à récemment, il m’a été difficile de poursuivre la pratique du iai ici au Japon. Pour plusieurs raisons, qui incluent la petitesse et l’isolation de Kikuchi, l’intensité de ma pratique du kendo dans ma dernière année, et beaucoup de paresse. J’arrivais à m’exercer l’été dans le dojo de mon école avant la pratique de kendo, mais sans régularité ni sensei pour me guider, ce n’était pas l’idéal. Je ne suis pas fier de mon manque d’assiduité, et je paie pour à chaque fois que je mets les pieds au dojo et que je prend mon sabre en main.

Parce que j’ai finalement recommencé à pratiquer le iai de façon sérieuse.

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Je vous présente le Kumamoto Budokan.

C’est le dojo préfectural, probablement le plus gros de la préfecture. Il y a un dojo de kendo au premier étage avec des estrades, avec deux dojos plus petits et un gros dojo avec des tatamis pour le judo et l’aikido au troisième. Les seules choses qui manquent, ce sont des vestiaires et des espaces de stationnement. Enfin, il y a en a, juste, pas assez, et le samedi il faut arriver tôt pour pouvoir se stationner et se changer. J’irais bien en train, mais un équipement de kendo, c’est lourd, ca pue, et ca se transporte mal dans les trains plutôt exigus de la ville.

Mais ca reste tout de même un dojo extraordinaire. Kumamoto est une région assez traditionnelle (dans un pays déjà pas mal conservateur), et il y a une population de haut gradés et de pratiquants très expérimentés et dévoués. Il y a probablement plus de 7e et 8e dan de n’importe quel art martial ici a Kumamoto qu’au Canada au grand complet (et pourquoi pas en Amérique du Nord).

DSC02809C’est le dojo de kendo, au premier étage. J’ai pris la photo des estrades au deuxième. C’est suffisamment grand pour que le samedi on puisse être plus d’une soixantaine de kenshi (kendo-istes) à pratiquer sans se marcher sur les pieds, du moins, pas trop.

Pour le kendo, a tous les soirs de semaine. Il n’y a pas de classe organisée ou de cours. Les kenshi haut gradés (7, 8 dan) s’alignent du côté du kamiza (l’autel que vous voyez au centre de la photo). Les autres vont de l’autre côté du dojo et font la file devant le sensei avec lequel ils veulent s’exercer. Enfin, je ferai un autre post plus détaillé sur le kendo une autre fois.

Tout ca pour dire qu’à travers la multitude de pratiquants d’arts martiaux de haut niveau qui fréquentent le Budokan, j’ai finalement réussi à trouver un groupe de iai et un sensei pour m’accepter dans son dojo.

Il s’agit du dojo de Kimura sensei. Kimura sensei est un samurai, un vrai. Il ressemble à ces sensei qu’on voit parfois dans les films. C’est un homme assez âgé, et il ne prend pas souvent son sabre en main pour nous enseigner, mais dans sa voix et dans son maintien, il inspire la confiance et le respect. Il est sévère, impitoyable même envers ses élèves. Il fait parfois peur, mais on voit qu’il se préoccupe vraiment de ses élèves.

La pratique se déroule le dimanche chez Kimura sensei. On installe des bâches bleues de pique-nique avec des tatamis, et on s’exerce dehors. Qu’il fasse chaud, froid, neige ou vente, ça fait partie de la pratique. Le tout se déroule sous le regard attentif et sévère de Kimura sensei. C’est épuisant et demandant comme pratique. Le dimanche, je me lève a 7 heures pour aller au dojo, je rentre chez nous à midi, et je dors jusqu’a 4 heures. C’est à ce point.

C’est un entraînement spartiate, mais les progrès sont à la mesure de l’entraînement. À ma deuxième semaine chez Kimura sensei, il demande à me voir après la pratique. Il me dit “Tu peux passer ton examen de 1ère dan le mois prochain.” Et moi de répondre “Avec un peu moins de deux mois de pratique, je n’ai pas confiance en ma technique…” Kimura sensei balaie mon inquiétude d’un revers de son sabre de bois. “Si tu me dis que tu vas te présenter au test, moi je vais m’arranger pour que tu sois sois capable de le faire.” Évidemment, je ne pouvais pas refuser, et c’est ainsi que je suis officiellement devenu l’élève de Kimura sensei.

DSC02813C’est le badge du dojo Kimura avec mon nom “Tremblay” en Japonais dessus.

Le dit examen était le Dimanche 4 octobre. Il y avait environ une quarantaine de kenshi de différents niveaux venant de plusieurs dojo. Il y avait d’abord l’examen écrit. Il nous fallait répondre à quelques questions sur les principes de base du iai ainsi que nommer les parties du katana. En Japonais. J’avais passé de longues heures à étudier et à me préparer alors cette partie fut surprenamment facile pour moi.

C’est le “enbu”, la démonstration de techniques devant les sensei, qui m’inquiétait le plus. Oui, j’ai fait du iai trois ans à l’université, mais il s’agit ici d’un style complètement différent. Au dojo à l’université, on pratiquait principalement le style “Musoshinden ryu”, mais ici au Japon, tous les kenshi pratiquant le iai doivent d’abord apprendre une série de techniques de base, le “seitei” iai. Et bien que j’aie déjà dans une vie antérieure pratiqué le seitei à l’université, j’avais évidemment tout oublié et il a fallu tout reprendre du début.

Avec tous les conseils, recommendations et corrections que j’ai reçues de mes sensei et sempai au dojo, j’étais convaincu que ma technique était complètement invalide, et ma confiance en moi en avait pris un coup.

Enfin, une fois au Budokan pour l’examen, il était un peu tard pour avoir des doutes. Et avec tous ces sensei et kenshi d’autres dojo présents, ma fierté (et peut-être aussi ma peur de Kimura sensei…) ont pris le dessus sur mon inquiétude.

Je ne pourrais pas vous dire comment s’est déroulée ma démonstration. Du moment ou j’ai passé mon katana à ma ceinture au moment du dernier salut, il y a comme eu une sorte de vide, et je ne me souviens pas bien de ce qui s’est passé. Je sais que j’ai fait mes kata sans me tromper, et que je les ai fait plus rapidement que les deux autres élèves du groupe. Mais je n’avais aucune idée si j’avais bien fait ou si j’avais complètement raté.

Enfin, maintenant que je connais les résultats et que j’ai vu le vidéo, je peux vous dire que j’ai passé, et avec un certain panache si je me permets. Juste avant l’examen, Kimura sensei nous avait dit à nous, les trois nouveaux, que nous étions déjà 1ere dan à ses yeux, et que ce qu’il voulait voir, c’est à quel point nous étions proches du 2e dan. Je ne le croyais pas trop, mais après avoir vu les élèves d’autres dojo, il faut admettre qu’il y a une différence entre notre dojo et les autres. La sévérité et le sérieux de l’entraînement paraissent dans de telles occasions.

Enfin, tout celà pour dire que je suis maintenant membre gradé 1 dan de la fédération Japonaise de kendo (qui est également en charge du iai à travers le pays), en plus d’être élève d’un vrai dojo à l’ancienne, à l’entraînement spartiate et au sensei sévère. C’est une chance immense que j’ai, et j’ai l’intention d’y mettre toute mon énergie. C’est une route qui ne fait que commencer, et je vais continuer à vous en conter l’histoire ici, si bien sur, vous me faites l’honneur de me lire.

Comme d’Habitude

Bonjour!

Il ne s’est pas passé grand chose de notable ou d’intéressant ces temps-ci, donc, je n’ai pas eu grand chose à poster. (comme d’habitude)

Il ne fait pas vraiment froid ici, malgré le mois de Février. J’admets que c’est agréable de ne pas se les geler pendant la journée (on se les gèle quand même le matin, mais bon…), mais en contrepartie je dois entendre mes collègues se plaindre du réchauffement de la planète à tous les jours. J’ai essayé de discuter avec certains d’entre eux, de leur expliquer que le réchauffement planétaire n’était pas universellement admis, que beaucoup de scientifiques renommés n’y croyaient pas, et que Al Gore était un politicien, un orateur et un entrepreneur, mais pas un scientifique… mais, que voulez-vous, quand quelque chose est admis comme vrai ici au Japon…

Sinon…

Ah, ouais! Je me suis décroché un nouveau contrat de cours privés. Enfin, ce ne sont pas vraiment des cours… je me pointe chez la demoiselle, je lui jase ca en Anglais, je lui explique deux trois petits points, et je rentre chez moi avec des yens. Que la demoiselle en question soit tout à fait charmante (bien que gênée, mais bon, on parle d’une Japonaise qui doit s’exprimer en Anglais…) est un bonus bienvenu.

OK, ensuite… Je continue à faire du kendo. J’ai évidemment moins de motivation depuis ce que je vous ai raconté.  J’en ai jasé avec mes supérieurs et bon, c’est comme j’avais prédit. On est au Japon, et c’est comme ça que les choses fonctionnent. J’ai fait ce que j’avais à faire et j’ai protégé mes élèves. Il n’y a pas grand chose que je puisse faire de plus. Et je ne me priverai pas de faire quelque chose que j’aime juste à cause d’une personne. Et puis, je n’oublie pas. Je vais faire comme la mule du pape. Je le garderai le temps qu’il le faudra, mon coup de pied, mais je n’oublie pas.

Pour rester dans le kendo, et pour aller vers des nouvelles plus positives, j’ai passé mon examen de premier kyu! C’est sur que ca ne fait pas de moi un grand maître et que j’en ai encore énormément à apprendre, mais tout de même, ca fait plaisir de voir ses efforts récompensés de temps à autre. J’ai eu l’occasion de jaser avec quelques sensei éminents de la région lors du souper après l’examen. La plupart d’entre eux se sont, dans la plus pure tradition Japonaise, pété la face fort rapidemenent, mais j’ai pu avoir quelques conversations fort intéressantes avec ceux qui étaient encore sobres.

Pour le reste, je suis assez occupé à l’école et j’ai hâte que l’année soit finie, mais autrement tout va relativement bien.

A la prochaine!

Dommage

Je m’excuse d’avance pour le post d’aujourd’hui. Pas de satire politique. Pas d’histoire intéressante. Je ne chialerai pas contre les communistes. Je ne me moquerai même pas d’Obama.

Vous savez, il y a un pattern récurrent qu’on peut observer dans ma vie ici dans les tranchées. Vous savez que je me plais ici à Kumamoto. Ce n’est pas le meilleur endroit au monde, ce n’est pas parfait, il y fait trop chaud l’été et ca pue la vache très fort par endroits. Mais bon, j’y ai un emploi, un logis, des amis, une voiture, ce n’est pas la haute aventure comme vie mais c’est confortable.

J’ai souvent des moments comme ca ou, j’arrive du travail, je me fais à manger, je regarde les niaiseries à la télé Japonaise et je me dis “Ouais, finalement, je suis bien ici.”

En fait, des moments comme ca, ca m’arrive très souvent. Je n’en parle pas tout le temps dans mon blog parce que… eh bien, des bonnes nouvelles font rarement des posts intéressants. Et puis, souvent, quand je me plains sur mon blog, c’est pour faire sortir le méchant plus que parce qu’il ne m’est arrivé quelque chose de véritablement triste (et généralement, ca marche).

Mais cette fois ci je ne fais pas que me plaindre sans raison.

Bon, je vais quand même essayer d’être bref. (note: c’est raté)

Hier, comme à l’habitude, je me joins à la pratique de kendo de mon école. On pratique fort, comme d’habitude. Arrive la fin de la pratique, le professeur se pointe, la pratique se termine, et les élèves s’asseoient en rang devant le prof pour écouter son petit pep-talk avant de rentrer chez eux. Jusque là, tout est plutôt normal.

Cependant, le prof est fâché. Il y a des élèves qui ont oublié des devoirs trop souvent à son goût. Il gueule. Il gueule beaucoup. Se lève, continue à gueuler. Fout un coup de pied à l’élève (assis) qu’il était en train d’engueler. L’élève tombe sur le dos.  Le prof continue à frapper l’élève qui est maintenant par terre, tout en lui gueulant après. Après quelques coups, il se tourne vers un autre élève qu’il commence à frapper lui aussi. Il voit que je regarde, que je n’ai pas encore parlé mais que j’ai les poings serrés au point d’en avoir les jointures bleues. Il m’enjoint cavalièrement de me changer et de rentrer chez moi. Je me lève et je tente de lui parler. Finalement, quand je suis certain qu’il ne continuera pas, je me change et je pars. Avec mon sac de kendo et mes sabres, que je laisse pourtant tout le temps au dojo (parce que j’y vais à chaque jour).

Je ne sais pas vraiment quoi dire. Je trouve ca tellement frustrant, non seulement parce que je m’entendais bien avec ce prof avant ca mais aussi parce qu’il y a de grosses chances que je sois le seul à m’indigner de la situation. Nul besoin de vous dire que j’ai eu très sérieusement envie de me jeter sur le prof et de lui faire très, très mal. Suffisamment mal pour l’envoyer réfléchir à l’hôpital. Frapper des enfants, à coups de pied, en continuant même lorsqu’ils sont par terre, c’est répugnant et lâche. L’envoyer à l’hôpital pourun séjour prolongé aurait été la meilleure chose à faire.

Malheureusement, mais peut-être pour le mieux en bout de ligne (ca reste à voir), j’ai agi en Athénien plutôt qu’en Spartiate (c’est-à-dire que j’ai agi en pleutre). J’ai toute l’intention de rapporter l’évènement à mes supérieurs et à mes collègues. Après tout, les punitions corporelles sont formellement interdites au Japon, autant que dans n’importe quel pays civilisé.

Je ne me fais cependant pas trop de faux espoirs. Après trois ans, je commence à être suffisamment habitué à la façon dont les choses fonctionnent ici au Japon. Tous les gens à qui je vais en parler, en privé, vont se montrer fortement d’accord avec moi et me supporter. Tout le monde va être d’accord avec moi. Mais personne ne fera rien en bout de ligne. Pour ne pas débalancer l’harmonie et causer un bouleversement.

Tout de même, j’aurai la satisfaction de la victoire morale.

Bien maigre. Mais bon, quand on s’en tient à ce qui est correct, c’est de ce qu’on doit se contenter.

C’est parce que les bonnes personnes font ce qu’elles doivent faire que les salauds, eux, font ce qu’ils leur plaît.

J’ai envoyé mon message. J’ai paqueté mon armure et mes sabres, ce que je ne fais jamais. C’est dommage pour mes élèves, mais je n’ai pas l’intention de retourner au dojo. Je ne peux pas suivre et croire en l’enseignement d’un prof qui fait de telles choses.

Je trouve juste ca trop dommage. Surtout que ca arrive au club de kendo. La compétition sans haine, se battre dans le respect et avec courtoisie, n’est-ce pas la base du kendo? C’est ce qu’on m’avait appris, c’est ce que je croyais.

*respire*

Ouais. J’imagine que le sens de l’honneur c’est encore une de mes valeurs stupides de barbare qui n’ont pas leur place ici au Japon.

C’est dommage, parce qu’encore une fois, juste au moment ou je me disais en moi-même “Finalement, le Japon, ce n’est pas trop mal…”, arrive encore un évènement qui est en train de me faire changer d’avis.

Swords and Cars, Sweat and Gasoline

Bonsoir,

Tout va toujours très bien ici. Il s’est passé beaucoup de choses ce mois d’octobre, mais j’ai été un peu occupé alors je n’ai pu en glisser mot ici. J’ai du aller à l’hôpital une nouvelle fois pour me faire soigner un ongle incarné. Mais cette fois ci j’ai eu droit à une chirurgie proprement dite. Le shaman m’a coupé environ la moitié de l’ongle d’orteil jusqu’à la racine. Ca a été long, fastidieux et ennuyeux (bien que parfaitement sans douleur), mais normalement ça devrait être la dernière fois que j’ai a m’en soucier.

Si on exclut le hiatus d’une semaine causé par l’hôpital, j’ai passé le plus clair de mes temps libres du mois d’octobre dans ma celica ou au dojo. Je vais au kendo 2-3 fois par semaine ces temps-ci et si je manque encore un peu d’endurance (et beaucoup de technique), je commence à être capable de marquer des points lors des pratiques. Je suis un peu déçu de mon manque de condition physique. Après deux heures de pratique, je n’en peux absoluement plus, je suis crevé, claqué, terminé. Enfin, c’est proablement normal, je ne suis pas encore habitué aux mouvement, au style de pratique, même à porter l’armure. L’important c’est que je peux suivre le rythme des élèves maintenant. J’ai également passé pas mal de temps à étudier (je n’ai pas comptabilisé les heures sur mon blog, mais j’en ai fait pas mal…). On est bientôt rendus en novembre, et la température est toujours très agréable ici. Il fait encore entre 25-27 degrés en moyenne ici. On a encore des journées en haut de 30 de temps à autre.

Voilà, c’est tout. Je vais probablement encore me promener dans ma celica en fin de semaine. Je vais encore jouer à mon jeu préféré “Perdons nous dans les montagnes de Kumamoto!”, qui consiste à aller dans les montagnes, de prendre un virage au hasard (préférablement qui n’est pas sur la carte) et ensuite d’essayer de rentrer chez nous.

Sur ce, bonne fin de soirée!

Celica in the touge

My 愛車 (aisha) in the 峠 (touge),

Un petit village (Ryumon? je ne suis pas certain) dans les montagnes.

Un petit village (Ryumon? je ne suis pas certain) dans les montagnes.

sunset from touge

Un coucher de soleil pris en rentrant d'une run de montagne.

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