Oui, aujourd’hui je vous parle de ma nouvelle vie dans la ville ou l’armée fut bâtie. Oui, car je vous écris maintenant de ma nouvelle adresse dans le quartier de Shinsei, 新生 (nouveau et vie), dans l’arrondissement de Kengun 健軍 (construction et armée). Kengun n’est pas le centre-ville de Kumamoto, mais c’est un arrondissement encore très urbain, avec centres commerciaux, transport en commun et autres commodités, mais qui demeure tout de même relativement tranquille. Mon nouvel appartement est fort bien situé, à environ 30 secondes d’une station de tramway et d’autobus. A date, le tramway m’emmène pas mal ou je veux et j’ai toujours ma chère Celica qui elle m’emmène toujours ou je veux.
Après un mois d’aout et un début de septembre assez frénétiques et occupés, je peux maintenant déclarer la folie du déménagement et de la nouvelle affectation sous contrôle, à défaut d’être entièrement terminée. Comme c’est le cas également ailleurs j’imagine, changer d’adresse et de lieu de travail implique une quantité appréciable de paperasse et de bureaucratie que mon statut de barbare, même enregistré et vacciné, ne simplifient guère. Je vous épargne les détails, mais suffit de dire que je me suis promené à gauche et à droite et que j’en ai rempli des formulaires. Imaginez vous la maison qui rend fou des douze travaux d’Astérix, mais à l’échelle de la préfecture.
Je ne suis même pas encore complètement débarassé de la paperasse, mais comme le reste, c’est sous contrôle. Pour le reste, je suis très content d’avoir déménagé en ville. Kumamoto n’est pas une métropole à l’échelle de Tokyo ou d’Osaka. C’est une petite ville, mais bon, c’est une petite ville dans un pays de 340 habitants au km carré! Nul besoin de vous dire que c’est plus gros et plus dense que Québec. Ca circule fort mal en voiture, mais par chance, j’ai rarement à conduire pour aller travailler. J’ai déja eu l’occasion de vous donner mon opinion (très basse) de l’organisation des routes et de la circulation au Japon à plusieurs reprises, et mon déménagement en ville n’a rien changé face à cela.
Comme je le disais plus tôt, j’ai eu un mois d’aout assez occupé. Ajoutez à cela que j’ai été, en raison de plusieurs screw-ups de ma part, de la part de ma boss et de la part de la compagnie, privé d’internet pour la majeure partie d’aout… Je n’essaie pas de me trouver des excuses pour mon absence, mais bon, la situation étant ce qu’elle est… Je sais que je devrais être plus assidu, mais si cela peut vous rassurer, il n’y a pas que mon blog qui fait les frais de ma paresse. J’aurai plus de temps au cours des prochains jours pour vous conter mes histoires d’été (parce qu’il y en a eu, oui), alors restez au poste!
Bonne fin de journée!