The Barbarian and the Geishas

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La Mouche

juin 18, 2009 · Laisser un commentaire

Je sais que je me répète. Je sais que j’ai l’air de radoter avant mon temps.

J’en suis désolé, croyez moi.

Mais est-ce de ma faute, si les évènements continuent obstinément de me donner raison?

Je vous avais fait part, il y a quelque temps, de mon inquiétude face au culte de la personnalité qui était en train de se développer autour du nouveau secrétaire-général président des États-Unis, Jésus Barrack Obama Christ. Je m’inquiétais de l’attention excessive et maladive portée par les médias et le peuple envers le moindre geste, la moindre parole, le moindre pet de Jésus Obama.

Encore une fois, j’avais raison.

http://ca.news.yahoo.com/s/capress/090617/koddities/us_obama_dead_fly

Après Barrack Obama, la grand-mère de Barrack Obama, la femme de Barrack Obama, les filles de Barrack Obama, le chien pas de poil des filles de Barrack Obama, je vous présente, la mouche tuée par Barrack Obama.

Bonne fin de journée.

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Au Loup!

mai 1, 2009 · Laisser un commentaire

Je me souviens, quand j’étais petit, une des premières leçons de morale dont je me souviens est l’histoire du petit garçon qui criait “Au loup!”.

Vous la connaissez probablement vous aussi. C’est l’histoire de ce petit garçon qui s’ennuie et qui décide de crier “Au loup!” alors que le loup n’y est pas pour s’amuser. Amusé par la panique qu’il cause, le petit garçon continue de crier “Au loup!” pour s’amuser. Et il s’amuse aux dépends des gens du village, jusqu’au jour où le loup se pointe pour vrai. Le petit garçon crie à nouveau, mais les gens du village, lassés d’être pris pour des idiots, ne réagissent pas, et le petit garçon se fait croquer par le loup.

“OK, c’est une belle leçon de morale, mais où en vient-on avec cette histoire?”

D’accord. Dans l’histoire précédente, remplacez  “petit garçon” par “journalistes” et “loup” par “grippe”.

Vous voyez où je veux en venir?

La seule différence, c’est que dans la situation actuelle, le jour ou le loup va vraiment se pointer, ce n’est pas seulement le petit garçon qui va se faire croquer, mais le village tout entier.

Enfin, tout cela pour dire que cette nouvelle panique de la grippe du porc, ce n’est selon moi qu’un autre pétard mouillé, tout comme le SRAS et la grippe aviaire. On sait tous que la catastrophe fait vendre des ondes et du papier, alors ce n’est pas étonnant que les médias moussent l’affaire pour se faire un festin.

Remarquez que ca ne m’affecte pas outre mesure ici… Je fais attention à ma nourriture, je me maintiens en santé, je me lave, alors, à mon humble avis je n’ai pas grand chose à craindre. C’est peut-être, me direz-vous, tenter le diable que de dire de telles choses, mais bon. J’estime quand même avoir une meilleure attitude que la multitude de poissons qui vont s’acheter à grands frais des masques, des gants, qui vont dépenser des fortunes en médicaments douteux, et qui auront probablement plus de chances de crever de stress et de panique que de la grippe.

Ce qui tend cependant à me déranger, c’est que les Japonais, qui ont déjà, vous le savez, une certaine tendance à se méfier de l’étranger et des étrangers, et bien, ils sont repartis de plus belle avec des commentaires du genre “gaikoku (l’étranger), ca fait peur, hein?” “ici au Japon, une épidémie comme ca, ca ne pourrait jamais arriver, hein?”. Je suis habitué et ces commentaires ne m’affectent pas vraiment, mais étant donné que le Canada est maintenant sur la liste des pays infectés (à cause de quoi, 20 cas?)… je ne sais pas, ils pourraient décider de faire enregistrer tous les citoyens de pays infectés ou, si la panique s’intensifiait, de nous déporter ou.. enfin, j’exagère probablement, mais bon, je vous rappelle qu’il s’agit du même pays où tous les étrangers, même ceux qui sont enregistrés comme résidents à long terme, ont leurs empreintes digitales et leurs yeux scannés et fichés comme de vulgaires criminels (et ce à chaque fois qu’ils rentrent où sortent du pays, comme je le découvris cette année).

Enfin, tout cela pour dire que je n’embarque pas dans cette nouvelle panique médiatique. Je ne suis pas inquièt, juste… irrité par tout ce stress, cette panique ridicule et inutile.

Au fait, saviez-vous que la grippe commune (l’influenza à la vanille, non-porcine ou aviaire), tue chaque année des centaines de milliers de gens? (faut que je retrouve le livre ou j’ai lu ca mais ca vient des statistiques d’un panel de l’ONU sur la santé). Il y a fort à parier que plus de gens vont crever sur les routes du Québec (bon, OK, disons au Canada) que de la grippe porcine sur toute la planète cette année. Et tout le monde s’en fout.

Au fait, j’ai commencé à lire un livre intitulé “Cool It!”, qui traite du réchauffement de la planète (ah non, c’est vrai, il faut dire “changement climatique” maintenant), de l’hystérie qui l’entoure et de ce qui est fait présentement et de ce qui pourrait être fait pour contrer ses effets. L’auteur est un environnementaliste et admet la théorie du réchauffement causé par l’homme (ce que, en tant que droitiste sataniste buveur de sang, je mets en doute), son analyse est essentiellement basée sur des théories macroéconomiques et donc beaucoup plus raisonnable que disons, Al Gore et ses images d’ours polaires. Je vous en ferai un compte rendu une fois que je l’aurai fini mais à date c’est une lecture très intéressante et fort instructive.

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Des Chaussures!

février 16, 2009 · Laisser un commentaire

Voila trois jours qu’il fait particulièrement beau ici à Kumamoto. Il a fait aux alentours de 18-19 cette fin de semaine et je suis sorti en manches courtes. J’ai pu travailler sur ma voiture au grand soleil Dimanche et je commence à en voir le bout.

Ah, oui, je ne l’avais pas écrit ici, mais il y a deux semaines de cela, j’ai, griffé quelque peu mon côté gauche et j’ai décidé que j’étais trop pauvre pour payer les 3-40 000 Y qu’un pro me chargerait. C’est pas facile de faire des réparations de peinture soit même, ca prend du temps et je ne peux pas dire que j’ai d’excellents résultats à date, mais j’apprends de mes erreurs et je crois que je vais y arriver.

(pour finalement en arriver à mon sujet…) Samedi, je me suis acheté de nouveaux souliers! Quatre gros souliers en caoutchouc noir a 13 000Y la pièce!

Oui, je me suis payé un nouveau set de pneus pour ma Celica. En tout et partout, j’ai eu à sortir 56 000 Y de mes poches, inculant les chaussures, la pose et le service.  Avec comme bonus d’avoir eu droit à un service presque instantané. J’ai laissé ma voiture, été mangé quelques sushis, et c’était prêt quand je suis revenu.

Enfin, tout ca pour dire que ça fait un bien immense. Depuis un bout de temps, je roulais littéralement sur des slicks.

Pour rester dans le même sujet, je les ai enfin trouvé mes collants TRD! Reste plus qu’à décider où les mettre!

Enfin, dans un autre ordre d’idées, voici un article que j’ai lu ce matin. C’est une jeune étudiante Pakistanaise qui raconte ses angoisses au moment ou les Talibans, qui ont récemment pris le contrôle de la région où elle habite, ont commencé à attaquer et à menacer des écoles où on enseigne aux filles.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/south_asia/7834402.stm?lss

Nos boyz en Afghanistan se battent contre ces salauds là.

Respect.

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Je vous l’avais dit (encore)…

janvier 20, 2009 · Laisser un commentaire

Je vous le dit, c’est toujours une sensation agréable que de finir par avoir raison envers et contre tous. Quand tout le monde vous dit que vous vous trompez mais que vous refusez de fléchir parce que vous savez que vous avez raison.

C’est agréable comme sensation, je l’admets. Mais la, il serait temps que je commence à me tromper. Parce que si je continue à avoir raison à chaque fois que je prédis que les choses vont mal aller, euh… et bien, ca va vraiment se mettre à mal aller.

Vous vous souviendrez probablement que j’étais parmi l’insignifiant, microscopique (mais tout de même puant, odieux et répugnant) groupuscule de voix discordantes qui manifestèrent une certaine inquiétude lors de l’élection du Sauveur.

Je vous disais, entre autres, que je m’inquiétais beaucoup de l’approche du Cher Leader face à la panique économique. Je vous laisse le soin de lire mes posts précédents pour plus de détails. Suffit de dire ici que l’approche interventionniste et super-héros-iste (oui, moi j’invente des mots, et si cela choque ces messieurs de l’Académie, ils sont tous munis d’un endroit sombre et discret où ils peuvent en disposer)  contraste diamétralement avec mon approche hérétique et sadique de conservateur-libertarien-gros-bon-sens (CLGBS?).

Je vous disais que le Sauveur ne pourrait pas s’empêcher d’essayer d’éteindre le feu des banques Américaines en détresse à grands flots d’argent de taxes. Tactique qui, selon mon opinion malade et corrompue, constitue un feu vert pour les banques à se lancer à nouveau dans une orgie de prêtage aussi frénétique qu’irresponsable.

Ce qui est, encore une fois selon ma compréhension limitée, bornée et corrompue, une des sources, sinon la source du problème.

Lisez plutôt.

WASHINGTON (Reuters) – U.S. President-elect Barack Obama will have a “strong message” for bankers once he becomes president, his senior adviser David Axelrod said on Sunday on ABC’s “This Week” news program.  “I think he is going to have a strong message for the bankers. We want to see credit flowing again. We don’t want them to sit on any money that they get from taxpayers,” Axelrod said.

D’accord, ca ne vient pas de la bouche du Roi lui-même. Ca vient de la bouche de son Cardinal de Richelieu, donc c’est tout comme.

Je ne me lance plus dans mon explication du potentiel destructeur de telles politiques. Je l’ai déjà assez fait.

*soupir*

Peut-être qu’un jour je vais cesser d’avoir raison?

Je veux dire, c’est amusant et fort satisfaisant d’être celui qui dit “Je vous l’avais dit!” Mais je veux pas être celui qui va dire “Je vous l’avais dit que le bateau allait couler!”

C’est peut-être encore le temps de m’acheter un perroquet, un pistolet, une bouteile de rhum, de me gosser une jambe de bois, de me trouver un bateau et de partir à l’aventure sur les sept mers.

Qu’en pensez-vous?

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Another year over…

janvier 9, 2009 · Laisser un commentaire

C’est une nouvelle année qui commence, pour moi ainsi que tous les grognards qui servent dans les tranchées du front de Kumamoto. Mes vacances à Québec ont été fort agréables mais je suis tout de même content d’être de retour à mon poste.

Difficile de prédire ce que nous réserve cet an 1 ap. J-O.  Jasons de la crise économique, puisque cela semble être un sujet à la mode. À entendre les journaux et les médias de ce monde, on file tout droit vers la catastrophe et nous serons bientôt tous réduits à nous nourrir de rats et à faire des queues pour l’eau potable.

Pardonnez-moi ma froidure, mais je ne partage pas votre apocalyptisme (et oui, c’est un mot qui existe, parce que je viens juste de l’inventer). La crise économique a à date selon moi fait pleurer deux types de personnes. Ceux qui, depuis des années, s’offraient, grâce au crédit trop facilement disponible, des styles de vie bien au-dessus de leurs moyens, et ceux dont la fortune dépend de la spéculation boursière.

Il m’est difficile de verser une larme pour l’un ou l’autre. Dans le premier cas, il s’agit de gens qui ont utilisé du crédit, c’est à dire de l’argent qu’ils ne possédaient pas, pour gonfler leur style de vie. La “crise”, pour ces gens, c’est d’avoir à faire face aux conséquences d’un train de vie enflé au crédit facile. C’est à dire d’avoir à vivre selon leurs véritables moyens parce que les banques stupides qui leur ont prêté l’argent sont maintenant en faillite en raison de leurs mauvaises décisions.

Dans le second cas… Je ne sais même pas par ou commencer sur la bourse et la spéculation. La bourse est une jungle où l’instinct et l’impulsion règnent en maîtres absolus et où nous sommes constamments témoins d’actes et d’évènements défiant toute raison conventionnelle. La spéculation boursière… comment expliquer simplement. C’est la situation dans laquelle la valeur de votre bien augmente immensément au-dessus de ce qu’elle vaut réellement parce qu’une meute hurlante de zombies en costume-cravate affamés se bouscule pour vous l’acheter.  Sauf que les zombies finissent toujours par se pousser éventuellement, ce qui vous laisse avec un bien à la valeur enflée qui ne vaut plus “seulement” que sa valeur réelle. Encore une fois, de l’argent qui n’existait pas vraiment. Et ceux qui avaient gonflé leur fortune avec cet argent fantôme doivent maintenant faire face au fait qu’ils ne peuvent compter uniquement sur leur argent réel.

Dans le fond, je trouve que la crise boursière à du bon dans un sens. Elle est en train de débarasser nos économies de tout cet argent fantôme n0n-existant et (relativement) accessible qui permettait à tant de gens de s’offrir des vies au-dessus de leurs moyens. La crise est en train de donner raison à des gens comme moi. Des gens qui sont tout autant à l’argent que les autres, croyez-moi. Mais des gens qui sont peut-être plus prudents, plus méfiants que les autres, qui se posent plus de questions. Des gens qui ne croyaient pas tout le temps ces soi-disants devins qui prétendent tout comprendre de l’économie.

Des gens de qui les autres se sont souvent moqués.

N’empêche, c’est bien d’avoir raison une fois de temps en temps.

(Même si personne ne vous écoute…)

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Red Dawn

décembre 3, 2008 · Laisser un commentaire

Vous connaissez le dicton: “Quand quelque chose semble trop beau pour être vrai, c’est que ca l’est probablement.”

Depuis le début de la crise économique médiatique (50/50), et particulièrement après l’élection de Jésus Obama, je me disais que maintenant, plus que jamais, j’étais content d’être Canadien. Les banques Canadiennes, plus frileuses et prudentes que les banques Américaines en matière de crédit, semblaient plus solides et moins affectées. Et nous avions un premier ministre ferré en économie qui semblait avoir décidé d’adopter une attitude plus prudente et modérée et qui ne s’empressait pas de jeter des millions de dollars de taxes pour venir en aide à des banques/compagnies qui n’ont que leurs propres mauvaises décisions à blâmer pour leurs problèmes présents (une erreur dont Mr Bush au sud était certainement coupable, mais qui ne risque d’être qu’amplifiée sous le règne de Jésus Obama).

Enfin, je vous ai déjà expliqué ce que je pensais de la crise écono-médiatique et des méthodes que moi je prendrais (ou plutôt ne prendrais pas) pour y remédier.

Bref, au Canada, les choses n’allaient pas si mal. Contrairement aux États-Unis, à l’Europe et a plusieurs autres pays, on n’avait pas encore vu poindre à l’horizon d’horribles “rescue packages” d’argent de nos taxes pour récompenser les compagnies et banques de leur stupidité.

Évidemment, c’était beau. Très beau, et j’étais vraiment content d’être Canadien.

Ca ne pouvait donc pas durer.

Entrent alors en scène nos trois stooges. Supporté par un marxiste-léniniste séparatiste, un conférencier motivateur socialiste, notre sauveur, Stéphane Dion, est arrivé.

Si j’avais du talent pour le dessin, voici la caricature que je publierais sur mon blog. Un Stéphane Dion au sourire fendu jusqu’aux oreilles assis confortablement sur un missile ballistique nucléaire NDP BQ dirigé vers Harper. Un missile vieillot, rapiécé et rafistolé dont le matériel radioactif s’écoule de multiples fuites (imaginez un missile nucléaire nord-coréen). Un missile qui n’arrivera probablement pas à détruire sa cible mais qui va quand même produire des déchets nucléaires partout qui vont rester longtemps (du fallout qu’on appelle). A la console de lancement du missile, on pourrait ajouter Ignatieff et Rae.

Vision bizzare je l’admets, mais permettez moi de m’expliquer. Cette “coalition” n’a qu’un but: l’anihilation de Stephen Harper. Harper a manoeuvré son gouvernement minoritaire fort habilement ces deux dernières années et ca en fait évidemment l’homme à abattre pour une opposition qui aurait normalement du en mener un peu plus large. Il n’y a pas vraiment de but constructif. C’est presque certain que cette coalition ne durera pas longtemps et ne bâtira pas grand chose. Si je peux imaginer les socialistes libéraux et les communistes NPD coopérer ensemble d’assez bonne foi, ils dépendent quand même d’un séparatiste pour leur survie prolongée.

C’est donc de deux choses l’une. Ou bien la coalition fait la belle devant M. Duceppe, survit et assure l’anihilation complète, totale, et violente des libéraux et du NPD aux prochaines élections. Il y a énormément de gens dans le Canada Anglais (et même au Québec) qui ne pardonneront pas une telle connivence avec les séparatistes. Je ne crois pas que ca se produise, parce qu’il y a des Ignatieff dans les coulisses qui vont avoir besoin d’un parti libéral en bon état et qui vont s’assurer qu’une telle chose de ce produise pas. De plus, et ca m’amène a mon second point, je pense que le Bloc, dont l’attitude aux Communes est souvent volatile et infantile, va se lasser assez vite de cette coalition et va tenter d’en extraire ce qu’il peut le plus rapidement possible avant de la laisser tomber bien avant le délai fixé dans l’entente. Dans les deux cas, Stéphane Dion va en ressortir anéanti et il n’en restera qu’un cratère fumant. C’est un missile à usage unique, un genre de kamikaze politique.

Enfin, tout ca pour dire que le Canada avait une situation légèrement plus sécuritaire et enviable que bien d’autres pays en ces temps troubles、et que ce confort est sur le point d’être sacrifié pour un power-grab sans lendemain par une bande de comiques frustrés. Je ne crois pas que cette coalition dure longtemps si elle parvenait au pouvoir, mais déjà les annonces de “bail-outs”, de “rescue packages”, de millions de dollars de mes taxes jetés aux industries et banques malades qui ne les méritent pas… même en quelques mois, il pourrait y avoir des dommages qui pourraient compromettre l’économie du Canada a long terme.

Ouais. Finalement, le Japon, ce n’est pas si mal…

Catégories : Politics

Can we? Really?

novembre 5, 2008 · Laisser un commentaire

J’imagine qu’il va bien falloir que je glisse un mot sur la récente élection de Jésus Mr. Obama aux États-Unis. Je sais que ça va paraître bizzare alors que je n’ai même pas glissé un mot sur les récentes élections dans mon propre pays. Mais dans le cas des élections Canadiennes, j’ai “gagné” mes élections, je faisais déjà confiance à Mr. Harper, j’ai voté Conservateur et je suis donc satisfait du résultat des élections. Et donc, je n’ai pas grand chose à dire là-dessus.

Dans le cas d’Obama…

OK, avant d’ouvrir le robinet, une mise en garde. Je ne suis pas Américain. Je n’ai pas voté aux élections Américaines. J’ai mes opinions (plutôt bien arrêtées) sur la politique Américaine, qui découlent autant de mes valeurs politiques personnelles et de me point de vue en tant que Canadien. Ce qui suit est un commentaire. Je ne prétends pas dire aux Américains pour qui voter (ou plutôt pour qui ils auraient du voter.

Vous aurez compris que je ne me lancerai pas, comme un nombre inquiétant de bloggueurs et de journalistes, non seulement aux États-Unis, mais un peu partout dans le monde, dans une extase pro-Obama unanime aussi ridicule qu’irréaliste. Bon, oui, je sais, avec Obama à la Maison Blanche, les paralytiques vont marcher, l’eau va être changée en vin, les roches en pain, et les lépreux guéris.

Ouais, bon. Pardonnez-moi mon manque d’enthousiasme. Je pourrais en dire long sur pourquoi Obama et son élection me laissent froid (dans le meilleur des cas). Ses positions étatistes, ses objectifs socialistes (surtout sur le système de santé), sa religiosité, ses petites tendances isolationnistes (opposé à l’ALÉNA), son “pacifisme” (hypocrite par ailleurs). Je crois qu’il y a un réel danger que le “change” (yes we can!) promis par Obama, qui implique de façon générale plus de gouvernement et plus d’intervention dans la société et dans l’économie du pays, ait des conséquences désastreuses dans la situation actuelle.

Les mauvaises politiques économiques (qui, malgré le coup de main donné par Bush, retracent leurs origines à des présidents Démocrates) ont rendu l’économie Américaine malade. Un “cancer du crédit”, si vous voulez, qui a fait en sorte qu’un morceau considérable des affaires, petites et grandes, brassées aux États-Unis ces dernières années se brassaient avec de l’argent qui n’existait pas. Enfin, selon moi, la crise actuelle aux États-Unis, il s’agit plus de l’économie qui est en train de se purger de sa maladie, et que la meilleure chose à faire est d’abord de laisser les problèmes aboutir pour ensuite repartir à neuf en prenant des décisions pour que ça ne se reproduise plus.

Enfin, tout ça pour dire que les réformes annoncées par Obama dans sa campagne ne sont pas nécessairement toutes mauvaises (enfin, je ne suis pas d’accord avec la majorité d’entre elles, mais bon, vous me connaissez, je suis le mal incarné), mais je pense que ce n’est simplement pas le temps. On ne va pas chez l’esthéticienne alors qu’on souffre d’une pneumonie. On y va après. On n’améliore pas l’économie en période de crise. On fait ca quand l’économie va bien.

Et puis il y a ce fameux “Yes, we can!” qui me gratte les oreilles. Classique cri de ralliement de libéral sans sens profond qui enflamme les assemblées de zombies obamaistes. C’est devenu une blague au Japon. J’entends même des élèves de mon école primaire imiter sa sainteté “Yes, we can!” sans trop savoir ce que ca veut dire. Certains de mes collègues m’ont demandé “Mais qu’est-ce que ca veut dire vraiment, ce “Yes, we can!”. Ce a quoi je réponds la vérité, que personne ne le sait vraiment, mais que ca n’a pas vraiment d’importance parce que Jésus Obama l’a dit. A la grande déception de mes collègues qui s’attendaient probablement a une révélation digne des X-files. Non, chers amis, si vous ne comprenez pas le sens de ces paroles, ce n’est pas parce que le sens est caché, mais bien parce qu’il n’y en a pas, de sens profond.

Que nous réservent ces quatre prochaines années sous la présidence de Jésus Obama? Je ne saurais vous dire. Mais ca s’annonce gros. Le monde va changer. Et pour vous prouver a quel point je crois que, “Yes, we can!”, je vais dès aujourd’hui changer le calendrier de mon blog pour la nouvelle ère. Nous ne sommes plus en l’an 2008 après J-C. Nous sommes en l’an 1 avJO (avant Jésus Obama, avant parce qu’il n’est pas encore président même s’il a été élu).

(Note pour ceux qui se posent des questions sur la date de ce post, je m’explique. En écrivant mon billet d’aujourd’hui, je me suis rendu compte que j’avais un brouillon dans mes archives que j’avais fini d’écrire mais oublié de poster. C’est bête d’avoir oublié et le sujet n’est plus vraiment d’actualité mais bon, je me suis donné la peine de l’écrire alors autant le poster. Merci a mon blog qui me permet de changer la date d’un post a ma guise.)

Catégories : Politics

Je n’aurais pas fait mieux!

octobre 3, 2008 · Laisser un commentaire

Je suis au travail, et je ne suis PAS en train d’avoir une bonne journée. Mes classes de l’avant midi ont complètement foiré, partiellement par ma faute et en dépit du temps de travail que j’y avais mis. Mais bon, c’est vendredi, la fin de semaine s’en vient et je vais pouvoir relaxer en mangeant des crèpes et en jouant à Colonization.

Pour en revenir à mon point d’aujourd’hui. J’étais en train d’avoir une mauvaise journée, mais un petit encart publicitaire sur internet a attiré mon attention. Je vous donne le lien ici.

http://bushharper.com/

Ce qui est relativement triste en soi. Mais ça m’a quand même fait écraser de rire. Regardez dans le bas de la page. C’est écrit en petit, et c’est à peine lisible. Mais c’est quand même écrit. Remarquez moi aussi j’aurais honte, et si je devais m’abaisser à des attaques aussi puériles, je le signerais petit mon nom.

Enfin, c’est puéril, vulgaire et enfantin. On croirait que ceux qui ont conçu cette annonce ont voulu se parodier eux mêmes. Comme parodie, je n’aurais pas fait mieux.

Enfin, c’est toujours satisfaisant de voir son adversaire se tirer dans le pied. Non seulement ça vous évite de gaspiller vos munitions, mais ça vous colle un sourire au lèvres pour le restant de la journée.

Quoi que, quand vous voyez votre adversaire se tirer dans le pied après l’avoir longuement visé, ça vous laisse un peu perplexe…

Allez, vilain Tory sarcastique et méchant, va travailler!

Bonne fin de journée!

Catégories : Politics

A Storm is NOT Coming

septembre 18, 2008 · Laisser un commentaire

Je suis déçu. Le taifun a viré à l’est et va effleurer le sud de Kagoshima pour ensuite s’en aller vers Shikoku. Kumamoto est, une fois de plus, épargnée. Enfin, on a droit aux relents du taifun et ca nous donne un bon petit vent frais et un peu de pluie.

*soupir*

Il va falloir s’en contenter.

En remplacement de la tempête qui a décidé de nous snobber, je vous offre donc une tempête de mots. En écrivant sur mon blog hier, j’ai eu une envie de faire un post politico-philosophique. Je viens de trouver un sujet en regardant le feed RSS du National Post sur mon blog. Je vais essayer de demeurer bref.

http://www.nationalpost.com/nationalpost/story.html?id=798057

En résumé, c’est l’ordre des médecins de l’Ontario qui a décidé de ne pas aller de l’avant avec une loi (c’est le bon mot? loi?) qui punirait plus sévèrement les médecins qui refusent d’administrer un traitement en raison de convictions religieuses ou autres(par exemple un médecin catholique qui refuserait de traiter un patient homosexuel).

Suis-je le seul à trouver que c’est regrettable?

Suis-je le seul à trouver innacceptable qu’un médecin décide de refuser un traitement à un patient parce qu’il trippe sur un livre? Heureusement, il ne s’agissait que d’une proposition pour rendre le règlement plus sévère, et il existe déjà des provisions pour punir les médecins aussi irresponsables. Enfin, j’imagine qu’une personne suffisamment douée pour devenir médecin a généralement suffisamment de jugement pour ne pas laisser quelque chose d’aussi méprisable et insignifiant que la religion compromettre son professionalisme et le bien-être de ses patients. J’imagine donc qu’il n’y a pas tant de médecins qui doivent être ainsi disciplinés.

Je ne sais plus vraiment à quoi m’en tenir avec la religion et les trippeux de Bible et de Koran. Je vais essayer de mettre de côté ma propre non-religiosité et mon mépris vitriolique pour ces jeux puérils que sont les religions et de rester un tant soit peu objectif. D’un côté, je sais que la tolérance, c’est important. Mais je crois également que la laïcité est un ingrédient essentiel de la société moderne. A plus forte raison dans un pays qui se veut multi-culturel, ouvert et moderne comme le Canada. Je ne dis pas qu’il faut envoyer les gens dans des camps de rééducation. Seulement, sans avoir besoin de définir la société Canadienne et ses valeurs au iota, je crois qu’il est nécessaire de tracer des grandes lignes. Et dans une de ces grandes lignes, on doit s’assurer que les politiciens, docteurs, policiers, soldats, et tous ceux a qui on confie de grandes responsabilités ne puissent pas laisser leur idéologie, religion ou lubie quelconque venir les empêcher de performer leur devoir.

Je ne dis pas qu’on devrait bannir la religion ou que les gens qui exercent de telles professions devraient tous être des androïdes pré-programmés sans croyances ni principes. Mais je crois que les croyances et les (ack) religions sont des concepts avant tout personnels. Dans le cas d’un médecin qui refuse un traitement sur des raisons religieuses, ca cesse d’être personnel. Il impose indirectement sa religion a son patient qui ne la partage pas. Et je crois que ça, c’est inacceptable.

Et c’est inacceptable même si, contrairement à moi, on accepte la religion. Je ne crois pas qu’il y ait une religion en ce monde qui ne prêche pas la tolérance et la compassion dans ses écrits. La compassion, c’est mettre les autres avant soi. C’est ne pas être égoïste. Priver un patient de son traitement, d’une partie (ou de la totalité) de son bien-être pour ce qu’on pense soi, personnellement, je ne peux imaginer une forme plus flagrante d’égoïsme.

Copieux verbiage, je concède, mais dans le fond, tout se résume par le vieil adage “Ma liberté s’arrête là où commence celle des autres.” La liberté de pensée et de religion des médecins s’arrête là ou commence celle des patients d’être traités et soignés.

Wow, j’ai réussi à parler de religion sans me mettre à frapper dans les murs et à baver de l’acide. J’ai grandi il faut croire!

Catégories : Life in Japan · Politics

Comme le disait Confucius!

août 15, 2008 · Laisser un commentaire

Thème du jour: les Olympiques à Beijing.

Plus précisément, tout le chialage qui entoure l’organisation et la tenue de cet évènement d’envergure mondiale par la Chine communiste.

Ce n’est pas vraiment un sujet qui me prend aux tripes et qui me ferait monter aux barricades, mais, comme beaucoup de sujets semi-intéressants/importants, on dirait que tout le monde a son grain de sel à donner alors…

En partant, je vous résume comment je vois la Chine d’aujourd’hui. D’un côté, j’ai un respect immense pour ce qui est une des plus anciennes, influentes, et puissantes civilisations qui ont vu le jour sur notre planète. La liste des choses qu’on doit à la Chine est longue et même un résumé sommaire dépasse ma modeste compétence.

Mais il y a quelques trucs qui me dérangent. Je suis un anti-communiste. Un vrai de vrai. Une relique de la Guerre Froide, même si le mur est tombé alors que je n’avais que 3 ans. Qu’importe, j’ai lu et étudié suffisamment pour sceller ma haine et mon dédain pour Marx et toute la merde que ses élucubrations malades ont engendré pour l’humanité.

Mon second point. Vous savez, en Chinois, “Chine”, ca s’écrit “中国”. Je ne suis pas sur de la prononciation des caractères en Mandarin, mais la signification des caractères est la même en Japonais, à savoir 中, milieu, et 国, pays. Le pays du milieu/centre. Ca vous donne une idée de l’attitude que les dirigeants Chinois ont envers le reste du monde. Historiquement, ca a toujours été le cas. La Chine a toujours été l’Empire du Milieu, et les autres pays des “royaumes” (ce qui signifie dans la terminologie Chinoise “province”) vassaux plus ou moins barbares dépendamment de leur adoption de la culture Chinoise. Et selon moi, c’est toujours vrai aujourd’hui.

Je m’écarte du sujet.

Dans les médias, et surtout au Québec, on chiale beaucoup sur tout le “fake”, l’artificiel qu’on a découvert depuis l’ouverture des Jeux. Mentionnons la petite chanteuse qui faisait du lip-synch dans la cérémonie d’ouverture, les feux d’artifice pré-enregistrés, le camouflage de certains quartiers moins attirants de Beijing par des murs. Bref, tout pour bien paraître aux yeux du monde.

Beaucoup de journalistes/chroniqueurs/etc… sont moralement scandalisés par ce genre de choses. Montrer une fausse image, la beauté avant la vérité, etc., et condamnent les organisateurs Chinois avec véhémence.

Voici ce que j’en pense.

Vous savez, l’objectif pour la Chine ici, c’est de se montrer. De dire au monde entier “Voyez, nous sommes grands, nous sommes forts, nous sommes éclatants!”

Beaucoup diront que c’est réussi. C’est vrai, les Jeux de Beijing, sont, jusqu’a présent, impressionnants.

Et, pour être honnête, le fake, les trucages, ca me dérange plus ou moins d’un point de vue moral. Je suis maintenant suffisamment familier avec la culture Asiatique pour savoir qu’il est normal et acceptable de cacher des problèmes et de prendre des arrangements “douteux” pour sauver la face et conserver l’harmonie. C’est comme ca partout au Japon, et ca ne semble pas être différent en Chine. C’est dommage, et ca ternit un peu l’image de le savoir, mais bon, les résultats sont la. Et puis, ce n’est pas entièrement nouveau. Je me rappelle des Olympiques il y a quelques années, (Barcelone?) ou on avait révélé que l’archer qui devait allumer la torche avec une flèche enflammée avait raté son coup et qu’on avait allumé la torche autrement.

Ce que j’en pense, des trucages et camouflages?

J’y arrive.

L’objectif des dirigeants Chinois, c’est d’épater, de montrer hors de tout doute que la Chine est grandiose, qu’elle est devenue une puissance, que son économie va bien, et que son système fonctionne en montrant au monde entier des Jeux parfaits. Or, au fur et a mesure que les nouvelles de ces camouflages et trucages sortent, on se rend bien compte que ce qu’on voit à la télé et dans les journaux, c’est un Beijing Potemkine (cherchez sur wikipedia l’histoire de Potemkine, je ne me lance pas dans l’explication, mais grosso modo ca veut dire fake). C’est une belle image, ca donne un bon show, mais en même temps ca nous rappelle qu’en Chine, malgré les succès, ça ne va pas si bien que ca (bon OK, ca va très bien, mais pas SI bien). L’empressement de montrer au monde une face parfaite à tout prix prouve, selon moi, que la Chine, malgré ses progrès immenses des dernières décennies, n’est pas encore à la hauteur de ses grandes prétentions de super-puissance mondiale.

Bref, regarder les jeux de Beijing, c’est comme regarder un film historique. On sait que c’est basé sur la réalité, que ca ressemble probablement à la réalité, et on l’accepte comme un divertissement et une opportunité de découvrir. Mais en même temps, on sait que c’est un film, qu’il y a des trucages et des trucs qu’on ne nous montre pas. Et tant qu’on garde la tête froide et qu’on ne prend pas le film pour la réalité à 100%, alors, il n’y a pas de mal a s’installer dans sa chaise avec un gros pop-corn.

Wach…

Quel post décousu. Je suis fatigué, et je clock un 5 heures d’études de Japonais en moyenne par jour alors mon Francais en prend un coup.

Excuses.

Bonne fin d’

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