The Barbarian and the Geishas

Articles classés sous ‘School’

Monday, Monday…

mai 12, 2008 · Laisser un commentaire

Qui aime les lundis?

Personne.

Pourtant, ce n’est pas que j’aie eu de la difficulté à me lever ce matin, mais quand même. C’est sûr qu’on bon meeting du matin de mon école secondaire ça aide à vous faire avoir hâte (déjà) à la fin de semaine prochaine.

Le seul problème, c’est que je travaille samedi et dimanche la semaine prochaine.

Bien sûr, comme le veut la coutume ici, comme je dois travailler deux jours de fin de semaine, j’ai droit à deux jours de “congés compensatoires”.

Je suis donc en congé jeudi de cette semaine et lundi de la semaine prochaine.

Je fais quoi avec ça moi, un jeudi de congé?

Avouez que c’est quand même poche, un jeudi de congé à la place d’une vraie fin de semaine. Enfin, je vais probablement dormir toute la fin de semaine au travail alors ça ne change pas grand chose en bout de ligne.

Sinon, ce samedi on s’est fait un barbecue (japonais) chez Erika, ce qui était sympathique excepté pour la présence d’un horrible chat dans son minuscule appartement. Les médicaments ont été sans effet, et même si j’ai déjà été plus amoché par mon allergie, c’était quand même devenu pénible au bout de quelques heures. Je n’y pige rien. Je vais chez les Yoshida qui ont un énorme et vieux chat aux poils longs qui en étend partout et je peux endurer assez longtemps sans devenir malade. Je vais chez Erika et elle a un minuscule chat aux poils ras (et pas de boules de poil dans la maison), et je me sens comme si on m’avait fait fumer deux paquets de cigarettes en dix minutes.

C’est pas mal tout je crois. J’ai fini par trouver comment regarder le championnat du monde de hockey sur le net (rien de compliqué, vraiment), mais c’est pas mal cher alors je crois que je vais m’en tenir aux finales.

Bonne fin de journée!

Catégories : Life in Japan · School

Feel my Pain!

mai 9, 2008 · Laisser un commentaire

J’en ai ma claque de travailler dans le système scolaire Japonais pour un certain nombre de raisons. Vous connaissez déjà plusieurs d’entre elles et vous pouvez probablement deviner la plupart d’entre elles.

C’est, il va s’en dire, très frustrant pour moi d’être toujours traité en junior et en second violon dans les cours d’Anglais. J’ai été spécifiquement engagé parce que je suis un Anglophone natif (bon OK, pas 100% dans mon cas mais on ne reviendra pas là-dessus) et qu’en cet état je possède des qualités et des capacités que les professeurs d’Anglais indigènes n’ont pas. À savoir, la capacité, simple et basique, de parler et de comprendre la langue Anglaise.

Mais essayez de faire comprendre à un professeur Japonais que, tout spécialiste de l’Anglais qu’il soit, il en connait moins que l’étranger qui lui, a son existence en tant qu’Anglophone derrière lui. C’est difficile, et même si on fait abstraction du complexe de supériorité inhérent à tout Japonais, il faut quand même se rappeler que ces gens-là ont probablement commencé à étudier l’Anglais avant même que je sois né. Ils l’ont mal étudié, mais ils l’ont étudié quand même. Et puis, ils ne le savent pas, ça.

J’ai eu un flash d’inspiration diabolique.

Pour leur faire comprendre à quel point c’est frustrant de voir un incompétent enseigner notre langue maternelle avec ses méthodes archaïques tout en laissant de côté une ressource inestimable (et fort coûteuse) qui lui permettrait d’améliorer ses cours de 100% (wow, c’était long comme explication), j’ai pensé que je pourrais organiser, dans un des séminaires ou les ALT et les profs d’Anglais de la préfecture se réunissent à chaque année, une classe de Japonais ou moi et un “ALT” Japonais natif enseigneraient le Japonais de la même façon que les profs d’Anglais Japonais enseignent l’Anglais ici. C’est à dire en parlant Anglais 97% du temps du cours, en faisant incessamment répéter les élèves, en utilisant mon ALT comme une enregistreuse, en cassant mon Japonais le plus possible, en enseignant des “règles” qui n’existent pas vraiment, en montrant à écrire le Japonais “en style Anglais” (oui, parce que dans les cours d’Anglais ici on enseigne aux kids à écrire l’Anglais en “style Japonais”). Ajoutez au tout une ou deux blagues/commentaires racistes semi-involontaires pour obtenir un “reflet” Japonais parfait des classes d’Anglais que nous endurons à chaque jour ici. C’est peut être une long shot, mais je pense que ca pourrait vraiment montrer à nos collègues Japonais à quel point la façon dont ils nous traitent est condescendante, insultante, ainsi qu’à quel point leurs cours sont inefficaces.

Je pense que ça peut être bon, et je vais tenter de répendre l’idée. Mais ce n’est pas demain la veille, tout celà est dans un bout et je vais peut-être avoir d’autres idées démoniaques d’ici là.

Je vous conte ma Golden semaine-de-4-jours dans le prochain post, c’est promis.

Catégories : Bitching · School

Peu importe…

mai 7, 2008 · Laisser un commentaire

… qu’on finisse par me donner raison. Je n’ai que trop raison.

Ce bon vieux Nietzsche.

Vous m’entendez (ou plutôt me lisez, mais bon, pardonnez l’image) souvent me plaindre, chialer, et me moquer des inefficacités et des idiosyncraties inutiles et mauvaises des écoles et du système scolaire Japonais.

Vous pensez probablement qu’il ne s’agit la que d’un exutoire pour un jeune nouveau professionnel qui trouve son travail difficile et peu gratifiant par endroits.

Vous avez peut-être raison.

Mais moi aussi!

Les écoles Japonaises sont inefficaces, et par leur entêtement à s’en tenir à la tradition et à s’occuper de tout sauf de l’entraînement académique en tant que tel, produisent des élèves dont les résultats dans les tests de l’OCDE concernant l’éducation sont en chute libre.

Ce n’est rien de nouveau, c’est une situation bien connue depuis plusieurs années et les statistiques de l’OCDE sont facilement accessibles. La “puissance académique” du Japon (traduction directe du Japonais “gakuryoku” gaku (étude) ryoku (force)), est faible, et va en descendant.

Je suis sûr que celà va en surprendre quelques uns. Le Japon est censé être un Eldorado pour l’éducation, ou les étudiants sont des machines à apprendre sans peur, sans reproche et sans pitié.

http://pisacountry.acer.edu.au/

Regardez par vous mêmes. Le Canada est devant le Japon dans presque tous les domaines, et pas seulement de quelques demi-pourcents. Et au Canada, personne ne va au juku!

Ce qui est nouveau, c’est qu’abandonnant le réflexe tout Japonais d’ignorer l’éléphant la minute que celui-ci se soit pointé le nez dans la pièce, un des profs vient de mentionner exactement ce que je viens vous écrire.

J’adore avoir raison comme ça.

Je vous raconte ma Golden Week dans un autre post, je me sentirais mal d’écrire ce genre de choses alors que je suis encore au travail.

Bonne fin de jourd’hui!

Catégories : School

Morning Meeting Blues

mai 1, 2008 · Laisser un commentaire

Je viens d’avoir deux ans. Je devrais donc être habitué aux idiosyncraties stupides et décourageantes associées à mon emploi dans une école Japonaise. Il n’en est rien. Si ça se trouve, ces idioties, ces “on le sait que c’est stupide mais on le fait quand même avec fierté parce que c’est Japonais”, me pompent de plus en plus d’air au fur et à mesure que mon Japonais s’améliore.

Bref, peu importe si j’ai envie ou pas d’aller travailler à l’école un matin donné, il y a invariablement un meeting matinal pour me la faire passer, l’envie de travailler. J’en ai ma claque d’entendre les profs déblatérer poliement sur des trucs qui ne sont pas de leurs affaires. Aujourd’hui, un prof “mettait en garde” tout le monde sur le fait que certains élèves n’étaient pas assez prudents à leur goût. Ça a discuté pendant un bon 15 minutes avant que le directeur ne s’aventure à dire “Est-ce que ça ne serait pas aux parents à s’occuper de ça? Nous on fait notre job de prof, laissons les parents faire leur job de parents!”

Sans effet. Mr. Prof Discussion-Comité commence a dire que c’est bien tout ça mais qu’il faudrait quand même en parler aux élèves pendant une heure après l’école aujourd’hui et que… Je ne sais pas ce qu’il à dit après, j’avais parti ma musique. J’en avais eu assez et je n’allais pas laisser ce stupide meeting gâcher le reste de mon début de journée.

Les Japonais ne sont pas tous vieux, poussiéreux et stupides. Ce qui me décourage, c’est que ces Japonais non-vieux, non-stupides et non-poussiéreux se ferment et laissent les Japonais vieux, stupides et poussiéreux mener leur monde. C’est de même dans toutes les sphères, dans ma petite école de campagne comme dans les plus hauts cercles de la politique Japonaise.

Comme je le dis souvent, si j’étais moi-même Japonais, je n’aurais qu’une envie, c’est de déménager. Je ne pourrais pas faire ma vie en étant obligé d’obéir aussi strictement à tant de règles et de traditions sans fondement, juste parce que “c’est comme ça”. Maintenant comme toujours, ce qui fait que je peux m’amuser autant au Japon, c’est que je peux plier certaines règles, n’étant pas moi-même Japonais et donc libre des attentes de la société Japonaise. Les Japonais se disent “Oh, c’est un imbécile de barbare, ce n’est pas de sa faute s’il ne comprend pas les règles/idiosyncraties de la langue/culture/société Japonaise.” Je vais admettre que dans certains cas, les barbares de passage au Japon (jugeons-en par la communauté de JETs de Kumamoto…) donnent quelque fondement au racisme des Japonais (sans toutefois le rendre acceptable, remarquez-bien).

Or, ce barbare-là vous comprend, chers Japonais. Oh bien sur, la culture et la société Japonaise sont si raffinées que c’est impossible pour un barbare de la comprendre dans l’espace d’une vie. Je n’arrête pas d’entendre des orientologues, expats et autres étrangers japonophiles (et généralement pédants) dire des choses du genre. Une fois pour toutes, CE N’EST PAS VRAI! Je me souviens du discours du consul général du Japon à Montréal, il y a un peu plus d’un an de celà. “Vous croyez que la culture du Canada et celle du Japon sont très différentes. Mais vous verrez vite, j’en suis sûr, que ces différences sont, en bout de ligne, superficielles, et qu’il y a beaucoup plus de points communs entre elles que l’on pourrait l’imaginer.” Je crois qu’il avait raison.

C’est que trop souvent, les barbares confrontés à des situations invraisemblables, incompréhensibles, inacceptables ou carrément mauvaises dans la société Japonaise vont se dire eux-mêmes “Ah, c’est un mystère de la culture Japonaise, c’est différent de chez nous, et c’est comme ça.” et jeter le tout dans le panier des “différences culturelles”. Au lieu de se dire “Ca, ça fait partie de la culture Japonaise, et c’est un mauvais point de la culture Japonaise.” Je ne me lancerai pas dans le gros débat du relativisme culturel et me contenterai de dire qu’il s’agit là de l’un des grands maux de l’ère des communications dans laquelle nous vivons.

Catégories : Bitching · Life in Japan · School

False news travel fast… but wait, these are real?

avril 22, 2008 · Laisser un commentaire

Ce matin comme à l’habitude, je prends mon 10 minutes pour lire mes nouvelles sur internet. J’ai plusieurs sites que je consulte sur une base régulière (et dont vous pouvez voir les RSS sur mon site, en passant). Les gens cultivés vous diront que parmi ces sites, seul celui de la BBC est vraiment fiable (le National Post étant un méchant journal de droite qui mange des enfants pour déjeuner et le Japan Times étant irrémédiablement biaisé parce qu’il ose être honnête sur les divers vices de la société Japonaise). Personnellement, je pense que la BBC est une source bien faite et documentée, mais qui a le défaut d’être Européenne et donc intrinsèquement anti-Nouveau-Monde et légèrement gauchiste.

Mais il ne faut pas dire ca. Chez les gens qui “s’informent” sur l’international, la BBC est le be-all end-all, le Koran des nouvelles internationales. C’est discutable, mais bon. Il y a deux histoires ce matin qui ont capté mon attention. Pas dans le bon sens malheureusement. Comme c’est l’habitude, la BBC accorde de l’importance (trop) à des visions extrémistes (généralement anti-occidentales).

La première histoire parle d’un groupe de “scientifiques” islamistes (c’est ce qu’on appelle un oxymore) qui propose que le monde cesse d’utiliser l’heure de Greenwich comme standard et utilise plutôt l’heure de la Mecque comme point de référence. Et ils citent des passages du Koran comme étant des preuves irréfutables que la Mecque est bien le point central de la planète et que anyway tout ça est la volonté d’Allah et donc tellement évident.

Pourquoi est-ce que les musulmans font autant d’efforts pour se faire haïr?

Ce qui est triste, c’est qu’il va sûrement sortir une bande de professeurs d’université et d’intellectuels occidentaux non-musulmans qui vont sauter sur l’occasion et supporter cette idée, juste parce qu’il s’agit là d’un nouveau front encore inexploré dans leur guerre auto-destructrice contre les méchantes valeurs occidentales.

L’autre histoire qui a malheureusement attiré mon attention concerne le dictateur *oups* je voulais dire président de la Bolivie Evo Morales qui affirme que “On doit se débarasser du capitalisme si on veut sauver la planète.”

*GRANDE RESPIRATION*

OK, par ou je commence. Trois points qui réduisent mon espérance de vie ici.

L’Amérique Latine. Les champions mondiaux (suivis de près par l’Afrique) dans la catégorie “Blâmons les autres pour nos problèmes”. Toujours en train de blâmer ces diaboliques Américains pour le moindre problème qui émerge chez eux. L’armée Américaine, les multi-nationales, la drogue, les coups d’état, la CIA, oh, je ne sais plus moi, les pets de George W. Bush! Je ne rentre pas dans les détails car je ne suis pas un spécialiste. Je proposerai seulement cette solution, si barbare soit-elle. Messieurs les Chavez, Castro, Morales, si nous les Occidentaux sommes si mauvais pour la prospérité de vos pays, vous êtes les bienvenus à couper le contact avec nous et à vous débrouiller seuls! Vous vous rendrez vite compte que vous vos problèmes, c’est bien plus la corruption, les gangs mafieux, les réformes pseudo-communistes et les dictateurs que vous “élisez”, problèmes qui sont tous “home-made”. Mais je diverge, là n’est pas mon premier point.

Les bio-carburants (je ne sais pas comment traduire en Français, je parle des “bio-fuels”, éthanol, etc…). D’un côté, on se plaint que les vilains occidentaux utilisent trop de combustibles fossiles et polluent notre belle planète, et de l’autre, on se plaint que l’utilisation de terres arables pour faire pousser des plantes destinées aux bio-fuels fasse monter les prix des denrées alimentaires. Mais dans les deux cas, c’est l’occident qui est blâmé, quoi qu’il fasse. Je ne me souviens plus quand, mais je me souviens d’une étude de l’ONU qui avait été publiée il y a un certain temps qui démontrait clairement que le problème à l’origine de la famine dans le monde, c’était beaucoup plus un problème de distribution et d’efficacité qu’un problème de productivité. Encore une fois, les uns qui blâment les autres pour leurs problèmes.

L’anti-capitalisme. J’en ai ma claque. Que vous soyez contre le fait que dans la vie, la poche va au plus fort, au plus rusé, à celui qui fait et qui saisit sa chance, soit. Que vous préfériez un système ou, à défaut de laisser les gens s’enrichir dans la mesure de leurs moyens, on rend arbitrairement tout le monde égal et pauvre, soit. On appelle ça la liberté de pensée et, bien que vous nous la niieriez si vous le pouviez, je vous l’accorde de bonne grâce. Mais soyez conséquents! Appliquez dans votre vie les principes que vous prônez sur vos tribunes! Voir ces apparatchiks, ces bureaucrates, ces dirigeants de pays pauvres chialer contre les vilains capitalistes qu’ils disent être la source de tous les maux de la planète alors qu’eux mêmes vivent dans une opulence éhontée… c’est l’hypocrisie la plus vulguaire qui soit. Mais ça passe comme une tonne de briques chez les médias et les citoyens bien pensants.

Mon point ici, c’est qu’on se plaignait souvent que les médias au Québec étaient tout croches, avec un biais aussi évident qu’hypocrite et des histoires mal choisies. Mais vous voyez que c’est une tendance qui affecte même les sources qui ont la meilleure des réputations.

Plus, ça fait du bien d’évacuer cette bile acide et vitriolique de droite (brr) que je garde en dedans.

Dans un autre ordre d’idées, je chiale souvent après les profs Japonais qui n’ont pas les priorités aux bonnes places et qui focusent sur les mauvaises choses, mais ce matin le prof de 3e année est en train de me faire mentir. Il vient de téléphoner chez un de ses élèves qui vient à l’école mais qui ne vient pas tout le temps à l’école (qui vient à l’école quand ça lui chante et qui ne fait pas ses examens parce qu’il est “gêné”, excuse passe-partout au Japon), et il lui dit “Hey, aujourd’hui c’est l’examen alors tu traînes tes fesses à l’école, un point c’est tout. À tantôt.” Je trouve ça bien! Enfin, de la sévérité bien placée.

Je sais pas pourquoi, mais j’ai un regain de manque de patience envers les idiosyncraties stupides des Japonais aujourd’hui. Autant il y a des journées ou ça me dérange pas, autant il y a des journées comme aujourd’hui ou j’ai juste envie de sacrer le camp pour avoir la paix de toutes ces niaiseries. C’est drôle par contre, ce sont les journées comme ça qui me motiveraient le plus à devenir moi-même prof. Pour prouver que je suis capable de faire une meilleure job tout en passant suffisamment de temps à la maison pour me souvenir du nom de ma femme et de mes enfants.

Peut-être est-ce parce que je viens de lire un article dans le Japan Times qui parle d’un nouveau concept au Japon, le Work-Life-Balance. C’est ce qu’on appellerait dans le Barbaricum (terres barbares), du gros bon sens. Dans le genre “ne pas passer sa vie au travail”, “ne pas travailler plus de 60 heures par semaine”, “passer du temps en famille”, “s’occuper et élever ses enfants”, “respecter son épouse”. C’est une mode qu’on tente de lançer au Japon mais qui ne prendra jamais, du moins, tant que la génération présente sera en contrôle. Les Japonais n’en veulent pas, de cette vie saine, sans stress ou on fait autre chose que ce que le boss dit. Prenez seulement comme exemple les congés parentaux. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la loi permet aux pères de prendre des congés de paternité pour s’occuper de leur nouveau-né, supporter leurs épouses, bref, pour être père. Ce qui est normal. Pourtant, seuls 0.5% des nouveaux pères Japonais se prévalent de ce droit. Triste. Mais encore une fois, ce qui est rassurant c’est que la nouvelle génération commence à se doter de deux traits absents chez la génération courante: l’indépendance et le gros bon sens.

Ah, j’aurais tellement plus de chialage à faire sur ce qui ne va pas et me fait rager au Japon. J’en jasais avec Mme Hwang (= ma maman Coréenne) qui s’inquiétait pour le futur de ses enfants qui doivent subir l’école publique Japonaise. D’entendre une Coréenne (ou la tradition et le respect des aînés sont pourtant fort bien ancrés), se plaindre qu’au Japon “le clou qui dépasse se fait tout le temps taper dessus”, ça m’a rendu triste, pour elle et ses deux jeunes pleins de potentiel, mais ça m’a réconforté, de savoir que je ne suis finalement pas si fou que ça et que d’autres pensent comme moi. Ça l’a fait bien rire quand je lui ai expliqué que j’étais le clou qui dépassait, que je me suis fait taper dessus tout le long de mon secondaire, et que grâce à tous ceux qui lui ont tapé dessus, le clou il avait maintenant la couenne dure et qu’il était devenu plus fort que tous les autres clous, et plus rapidement. En tout cas, on ne lui reprochera pas à elle de ne pas se soucier de l’éducation de ses enfants. Elle me demande toujours comment son fils progresse, et si il apprend bien et tout. “Madame, que je dis, votre fils de huit ans a probablement une meilleure commande de l’Anglais que la majorité des professeurs qui enseignent au niveau secondaire ici.” Et je ne faisais pas de flatteries, j’étais sérieux.

Ah, ça fait un post assez décousu tout ça, mais bon, il y avait plein de petites choses par-ci par-là qu’il fallait que j’évacue, et ça fait toujours plaisir.

Bonne fin de journée!

Catégories : Bitching · Politics · School

Oh, Rainy Days, Children…

avril 17, 2008 · Laisser un commentaire

Il mouille. C’est humide. C’est gris. C’est frisquet.

C’est poche.

Longue absence, je le sais. J’ai profité de cette absence pour faire de l’exercice, étudier, sortir, faire quelques niaiseries et généralement m’amuser beaucoup. L’école est recommencée depuis deux semaines mais étant donné la façon dont on procède ici, l’école ne commencera réellement sérieusement qu’en juin. En avril, on est fort occupés à “accueillir” les nouveaux élèves de première année (lire: les “briser” et les faire rentrer dans le rang) et les profs passent tous leurs après-midi à faire des meetings et à aller visiter les familles de leurs élèves. Les profs ici sont encore surpris quand je leur explique que de telles “visites” répétées de la part d’un prof chez les familles leur vaudrait une invitation polie à se faire rare dans le meilleur des cas, ou même une ordonnance de cour dans le pire des cas. Ensuite, ça va être la préparation pour la journée des sports, donc toute activité scolaire pendant le mois de mai va être mise en veilleuse. Cette année, je vais prendre congé pour la journée des sports. Je vais me pointer pour dire salut, mais c’est certain que je ne perds pas une journée complète pour ca. Oui, ils veulent que j’y sois, mais je finis toujours par ne rien faire, et au bout de 10 minutes, je finis par me demander “Mais qu’est-ce que je fous ici?”

Ça, et toutes sortes d’autres meetings, explications, réunions, scéances d’orientations et autres pertes de temps assorties. Rien d’étonnant qu’on aie besoin de 230 jours d’école ici pour boucler le programme… on perd la moitié de l’année comme ça! Au point ou j’en suis, je suis habitué et ca ne me fait plus grand chose.

Mais ça ne veut pas dire que j’ai arrêté de trouver ça épais.

Au moins, il y a du bon monde dans le nouvel arrivage de profs, ce qui rend toujours les inévitables périodes d’inactivité au bureau plus faciles à supporter. La prof de sciences sociales en particulier, a la jasette facile et me pose souvent des questions sur l’histoire du Canada et de l’Amérique et on a eu plusieurs conversations intéressantes. C’est intéressant, et c’est du bon exercice pour mon Japonais qui est, maintenant plus que jamais, plus à l’aise dans un bar une bière à la main que dans une école. Plus, c’est une des seules Japonaises à qui j’ai eu l’occasion de jaser qui est d’accord avec moi que la grande idée du scan des empreintes digitales pour les étrangers entrant au Japon “pour se protéger du terrorisme” ne tenait pas la route puisque depuis 60 ans les (rares) actes de terrorisme commis au Japon ont été exclusivement domestiques (= commis par des terroristes Japonais). Je suis également en bon termes avec le nouveau prof de kendo, ce qui est bon pour mon entraînement (bien que ma première session en quatre mois ait été, disons, dure sur l’égo), mais moins bon pour mon Japonais (parce qu’il à une légère tendance à être colon quand on sort du bureau, ce qui ne me cause aucun problème remarquez, le Japonais de bureau me rend mal a l’aise et me fait parler tout croche). Mon Japonais est en train de devenir fort intéressant. Mixez mon accent gaijin inhérent avec l’accent de Kumamoto que j’ai développé ces deux dernières années et quelques relents d’accent du Kansai que j’ai appris de quelques films de Yakuza par-ci par-là, et vous avez quelque chose d’unique qui provoque définitivement des réactions quand je me décide à le faire sortir.

J’ai tout plein de choses à dire, à chialer et à montrer, mais je pense que je vais diviser ça en posts séparés pour ne pas faire trop long.

Je vous rejase!

Catégories : Bitching · Life in Japan · School

Goodbye, my Friends

mars 13, 2008 · Laisser un commentaire

Lundi, c’était la cérémonie de graduation des troisième année de mon école secondaire. Ma deuxième cérémonie de graduation. Et oui, le temps passe vite. La cérémonie elle-même était fort prévisiblement longue et soporifique. Mais bon, on est au Japon, et les cérémonies longues, endormantes et inutiles font partie du quotidien, au travail comme au repos, alors, comme on dit en Anglais, c’est “par for the course”.

C’est toujours dommage de voir des bons kids nous quitter comme ça. Pour moi, c’était un peu plus dur que l’an passé, parce que ce groupe de jeunes, ça fait deux ans que je travaille avec eux. Je jasais, m’amusais avec eux, je connais tous leurs noms par coeur. Enfin, on a eu bien du plaisir lors du party d’adieu, et j’ai pu jaser et dire au revoir à mes élèves préférés.

dsc01849.jpg

Mai (mon “espoir” pour l’année, une des deux seules élèves capables d’entretenir une conversation qui se tient en Anglais et fan inconditionnelle de Bleach et de Haikara), Yuka (la fille du directeur de mon école primaire) et Rika, en train d’essayer de me démontrer qu’on peut effectivement manger de la crème glacée avec des baguettes.

dsc01850.jpg

Kazuto, Rika (qui s’en donne a coeur joie dans la crème glacée au thé vert), Ayu, Sayaka, Mikoto (en arrière-plan) et Takao. Ayu (celle du centre), c’était une de mes élèves préférées, capitaine de l’équipe basket, toujours en train de rire, faisait peur aux gars parce qu’elle pouvait leur donner une volée n’importe quand. Je suis ton fan numéro 1 Ayu-chan, lâche pas!

dsc01851.jpg

Kenshiro, Shuya, Yuta (avec Kazuki en dessous qui lui sert de chaise), et Shuhei.

dsc01861.jpg

Les filles en train de chanter une chanson ensemble devant tout le monde, avec les gars en arrière sur la scène qui font des niaiseries, comme d’habitude. Hilarité générale!

dsc01868.jpg

La chorale finale, gars et filles ensemble. C’est une photo que j’ai prise un peu à la sauvette, mais c’est une de mes photos préférées, vraiment une belle collection de sourires et ça fait définitivement plus plaisir à voir que le braillage de la cérémonie. En avant-plan et dans l’ordre (ceux de l’arrière plan, c’est pas que je vous aime moins, juste que je vous vois moins sur la photo…): Mami, Saki, Mikoto, Ryuki, Hiroki, Hirokazu, Yuta.

dsc01867.jpg

Avec les filles, de l’autre côté, qui faisaient de leur mieux pour avoir l’air sérieuses. Kotomi, Emi, Yui, Ayu, Mami, Saki.

dsc01869.jpg

Enfin, une dernière photo, avec dans l’ordre Misaki, M. Serikawa, yours truly, et Mai-chan.

Je voulais prendre plus de photos, mais quand j’ai sorti ma caméra, je me suis rendu compte qu’il me restait exactement deux minutes de batterie. J’ai donc fait ce que j’ai pu, et je crois que j’ai malgré tout réussi à prendre quelques bonnes images.

Bonne chance, meilleurs voeux de succès, et bonne vie à tous!

Maintenant, la partie moins intéressante. Non, la partie fichtrement sacrante. Dans mon post précédent, j’ai commis le péché capital d’avoir espoir que mes aventures d’ordinateur kaputt soient terminées. Évidemment, ça ne pouvait pas être aussi façile. L’ordinateur me fait encore le même problème, moins souvent, certes, mais il le fait toujours, et bien que ça ne m’empêche pas vraiment de l’utiliser, impossible de dire quand la pièce qui fait défaut va réellement lâcher et me laisser dans la merde. De plus, j’ai payé plus de la moitié du prix original de la machine en réparations. Ce n’est pas trop demander qu’il fonctionne au moins aussi bien qu’un neuf après, non? Heureusement (lire: “une criss de chance que, sinon j’aurais pu devenir légèrement agressif”), il y a une garantie sur les réparations et je ne devrais pas avoir à sortir un autre yen de mes poches. Mais il faut quand même que je renvoie mon ordinateur à l’atelier, et même dans le meilleur des scénarios, je vais probablement encore être privé d’ordinateur pendant un autre mois. C’est vraiment une chance que j’aie succombé à la tentation de bâtir la Bête pour m’amuser l’été dernier, sans elle, je serais légèrement dans la merde, tant pour le travail que pour les communications.

Bonne journée!

Catégories : Karma · Life in Japan · School

Engagez-vous, rengagez-vous qu’ils disaient…

février 5, 2008 · Laisser un commentaire

Je vais continuer à travailler à Kikuchi l’an prochain. C’est décidé, les papiers sont signés et sur le bureau de ma boss. Je me suis donc réengagé pour une année.

Je sais que j’ai l’air de me plaindre comme ça, mais il n’en est rien. Pensez-y, une job ou on peut soi-même se réengager, c’est plutôt pratique, non?

Je ne me lancerai pas dans un grand monologue sur le pourquoi du peut-être du comment du pour quelle raison je me suis ainsi réengagé.

J’ai une bonne job, une bonne vie, du bon argent qui rentre, de la bonne expérience à écrire sur mon CV. Pour l’instant ça me suffit.

Peu importe ce que je décide de faire plus tard, je ne pourrai jamais retrouver une situation comme celle que j’ai en ce moment. Pour le meilleur (beaucoup) comme pour le pire (pas souvent mais il y en a), si je décide d’y mettre un terme prématurément, je vais à coup sur avoir des regrets, et les regrets…

…euh, comment dirais-je…

… les regrets, c’est poche!

(un morceau de robot pour le vocabulaire!! ^^)

Bref! Beaucoup de raisons pour rester, pas beaucoup de raisons pour m’en retourner, l’équation est simple!

Ah, j’oubliais, j’ai répondu au téléphone pour la première fois à l’école aujourd’hui. Parce que tous les profs sont en réunion et que je suis fin seul dans le bureau des profs, et que la secrétaire de l’école est en congé aujourd’hui. FUCK! J’avais largement assez de Japonais pour dire ce que je voulais dire mais j’étais nerveux alors tout est sorti tout croche! Je pense que j’ai traumatisé la pauvre dame. Peu importe, je crois qu’elle a compris… j’espère!

Mais quand même, la honte! ^^;

C’est pas grave, elle va s’en remettre!

… j’espère. Je vois déjà ça d’ici. “Mort suspecte à Kyokushi! Une dame meurt d’un arrêt cardiaque après qu’un gaijin ait répondu alors qu’elle téléphonait à l’école de son fils!”

Bonne fin de journée!

Catégories : Karma · Life in Japan · School

Pirates vs Ninjas

janvier 21, 2008 · Laisser un commentaire

Aujourd’hui j’ai fait jouer mes élèves de conversation de 3e à mon vieux jeu de chasse au trésor, ou le pirate doit cacher son trésor et les explorateurs doivent le chercher sans tomber dans les pièges. Sauf que cette fois-ci, prenant en considération qu’un Ninja c’est beaucoup, beaucoup plus cool qu’un explorateur, j’ai décidé de renommer le jeu Pirates vs Ninjas. Qui sont les plus forts, les ninjas ou les pirates? Dans ma classe, les ninjas, apparamment. Banzai!

Sinon, la vie a vraiment repris son cours normal. J’ai eu un peu de difficulté à passer au travers de ma semaine dernière au travail. Je n’arrivais pas vraiment à me concentrer sur ma job alors j’étudiais à la place. Mais c’est pas si grave. On a eu notre shinnenkai (party de nouvelle année) de la gang de Kikuchi, et c’était relaxant, bien qu’il y a certaines personnes qui pourraient ne pas venir que je ne braillerais pas. Preuve que j’ai enfin passé au travers du décalage horaire, je suis passé tout droit ce matin. Je passe également pas mal de temps à l’école à aider deux de mes élèves pour leurs examens d’entrée, mais malheureusement je doute de leurs chances. L’an dernier les deux filles qui avaient essayé étaient beaucoup meilleures, et je les faisais pratiquer leur entrevue en Anglais comme si elles allaient vraiment faire une entrevue en Anglais plutôt que de poser un motton de questions de textbook simples (dans le genre “Why do you want to study at this high school?” vs “What’s your name?”). Et pourtant, seule une d’entre elles a réussi, et par la peau des fesses de ce que j’ai pu savoir. Je leur souhaite quand même la bonne chance et je vais faire mon possible pour les aider! Même si l’une d’entre elles à encore de la difficulté à me regarder dans les yeux sans devenir plus rouge qu’une betterave (une des rares élèves à qui je fais encore physiquement peur, mais apparamment qu’elle est comme ca avec tout le monde). Ganbaro!

Je continue à étudier et à slacker, faute de mieux à  faire. Bonne fin de journée!

Catégories : Life in Japan · School

10 dodos!

décembre 10, 2007 · Laisser un commentaire

Ah, plus que 10 dodos avant que le brave Spartiate ne saute dans l’avion pour s’en retourner vers sa Sparte natale pour les fêtes. J’ai pas mal hâte, mais c’est pas comme l’été dernier. L’été dernier, avant de rentrer, j’étais prêt à péter une dépression. La, tout va bien, et tout va être en ordre, alors je vais pouvoir partir le coeur léger.

Jeudi et vendredi dernier (6 et 7), c’était la conférence annuelle des JET’s de Kumamoto. J’ai donc passé deux jours chez mon chum Jon le kiwi, et bien, c’était so-so. C’est surtout la conférence… pas que c’était particulièrement mauvais ou plate (bon OK, j’admets avoir dormi pendant la cérémonie d’ouverture, mais personne ne m’a vu faire parce que TOUT LE MONDE dormait). Mais vendredi venu, j’avais hâte de retrouver mes écoles et mes élèves. Ca ne me dérangeait même pas de travailler le samedi, parce que ca m’a permis de revoir tout le monde. Ca et donner une go dans mon étude de Japonais. J’arrive quand même à étudier en moyenne 1 heure par jour, pas trop mal considérant que je suis occupé (et que “j’oublie” souvent d’étudier).

Ma journée de travail est d’ailleurs finie aujourd’hui et je vais passer l’après-midi à étudier. Je ne fais qu’un point de grammaire/paire de kanjis par jour. C’est assez lent, mais je préfère avancer lentement et me souvenir de ce que je vois que d’être constamment forcé de revenir sur mes pas parce que j’ai tout oublié. Sinon, aujourd’hui il y avait des tests de conversation pour les élèves de 3e aujourd’hui. Ca c’est plutôt mal passé… dur a dire pourquoi mais c’était de l’Anglais très facile et j’ai été surpris. Par contre, il y a une des élèves qui normalement déteste l’Anglais qui est venue me poser des questions avant le cours et qui a beaucoup mieux fait qu’à l’habitude. Ca fait toujours plaisir à voir!

Sinon, je continue à lire Initial D. Je suis rendu au 2e chapitre du volume 2 et à date je dois dire que le manga est meilleur et beaucoup, beaucoup plus trash que l’animé qui a été un peu censuré/épuré (pas autant que la traduction Anglaise quand même, mais). Reste que l’animé était plus facile à comprendre pour moi et que c’est toujours plus le fun de voir une course de drift animée qu’en images statiques. Mais bon… Ca me demande toujours un bon effort pour arriver à lire des mangas en Japonais mais c’est une bonne pratique.

Ah j’oubliais, ce samedi en rentrant du travail j’ai pu réaliser un de mes fantasmes d’otaku. J’ai pu, pour la première fois, regarder un épisode de Gundam 00 directement à la télé! Avec les annonces et tout! Bien sûr, j’en ai regardé de l’animé dans ma carrière, sur VHS (et oui, c’était le bon vieux temps), sur DVD, et sur internet… mais à la télé! Wow! Et la version originale!! Ca fait bientôt deux mois que Gundam 00 est commencé mais je n’ai pas pu le suivre autant que je voulais. C’est que ça passe le samedi soir à 18h00… depuis que la série est commencée, c’est arrivé exactement une fois que j’étais chez nous à cette heure là, et encore c’est parce que je travaillais. Je n’ai donc pas compris grand chose, parce que je n’avais vu que le premier épisode à date. De plus, y’a le facteur Japonais qui entre en ligne de compte.

Avec un animé comme Initial D, qui est un animé de street racing qui se déroule dans le vrai monde et qui emploie du langage (et du slang) relativement usuel, j’arrive généralement à en comprendre assez pour suivre l’histoire et rire les jokes. Dans le cas d’Initial D, ça aide beaucoup que beaucoup de termes techniques sur les voitures soitent des calques directs de l’Anglais du genre drift/dorifuto, engine/enjin, battle/batoru.  Dans une série de science-fiction comme Gundam 00, il y a beaucoup de nouveaux mots pour moi, et le langage employé est souvent plus fantaisiste et moins réaliste. C’est souvent dur pour moi de savoir si les mots que je ne comprends pas sont des vrais mots de Japonais que je ne connais pas ou si ce sont des mots inventés. Et puis c’est un peu moins utile pour l’étude, parce que je ne peux pas vraiment utiliser le Japonais que j’entends dans une série de SF à tous les jours (contrairement à un truc comme ID avec lequel beaucoup de slang très utile).

Mais tout ça est sans importance! J’ai vu Gundam à la télé!!! Trop coool!!!!!

Catégories : Life in Japan · School